Après l’acte I, début de l’acte II

Qu’attendre de la défaite de Trump et de la victoire de Biden ? Sa présidence ne démarrera que le 20 janvier prochain et rien n’indique que Donald Trump, enferré dans son déni et porté par ses troupes, va baisser pavillon.

Les modalités de la passation de pouvoir sont incertaines, le président sortant ne reconnaissant pas sa défaite. Il va mettre à profit les dernières semaines de son mandat pour multiplier les faits accomplis et les embûches. Son positionnement ultérieur reste à clarifier.

Joe Biden met l’accent sur l’unité, ce qui va se traduire par la recherche d’accords « bipartisans » avec les républicains. Cela n’augure pas de grands bouleversements et d’une mise en œuvre des mesures les plus avancées de son programme électoral. Le soulagement et la joie sont grands chez ses électeurs, car leur motivation était de faire barrage à Donald Trump, mais les déceptions vont venir. Le pays est mal en point et la défense traditionnelle des classes moyennes que revendique Joe Biden ne le prend qu’imparfaitement en compte.

À plus juste titre, les dirigeants européens espèrent un renouveau des « relations transatlantiques » et le retour d’une diplomatie classique. Mais  s’il se confirme que les républicains conservent la majorité au Sénat, Joe Biden va se trouver empêché dans de nombreux domaines. Il n’aura pas d’autre choix que de négocier, mais y parviendra-t-il, les républicains pouvant jouer les élections à mi-mandat de 2022 avec leurs obstructions ? Ils pourront aussi s’appuyer sur la Cour suprême qui leur est dans sa majorité favorable après toutes les nominations effectuées par Donald Trump.

La polarisation de la société américaine ne sera pas pour autant résorbée. Cela nécessiterait d’en rechercher les causes profondes et de ne pas s’en tenir à la seule responsabilité de Donald Trump qui joue avec des allumettes. La pauvreté et le déclassement ne sont pas seuls en cause, ils ne datent pas d’hier et n’ont fait que s’accentuer. La baisse de l’espérance de vie qui est enregistrée se traduit sur un mode qui n’est pas sans rappeler celui de la Russie post-soviétique. La mortalité par suicide, par surdose de stupéfiants ou de médicaments, ou par surconsommation d’alcool augmente, année après année. Et la rancœur s’est installée. 

S’inscrivant de facto dans la trajectoire centriste de Barack Obama, Joe Biden va devoir surmonter l’héritage de son prédécesseur face à la poursuite d’une pandémie mortelle, à la détérioration des relations internationales et à la persistance de fortes incertitudes économiques.   

3 réflexions au sujet de « Après l’acte I, début de l’acte II »

  1. Pas si sûr que tout roule comme cela est annoncé…
    Les bulletins de vote auraient été cryptés de manière à savoir s’il sont ou non authentiques
    Voici plusieurs liens liés à la communauté du renseignement américain qui l’indiquent:
    https://reseauinternational.net/des-bulletins-encryptes-et-filigranes-la-technologie-securise-la-reelection-de-trump/

    https://reseauinternational.net/__trashed-19/

    A titre personnel, je ne me prononce pas , sauf pour indiquer que nous ne sommes pas au bout de nos peines avec ces élections délirantes…

    1. Règle numéro un pour une bonne intox : elle doit s’appuyer sur une quelconque réalité, aussi marginale fut-elle.
      Règle numéro deux : elle ne doit pas démentir trop frontalement la réalité, mais agir par la bande en instillant ce que les fabricants de tabac appellent un doute plausible.

      Le site reseauinternational.net est bien connu pour être un site conspirationniste. Sur près de 150 millions de bulletins de vote à choix multiples, les électeurs devant voter pour plusieurs élections différentes, locales, fédérales et nationales, avec des modes de dépouillement aux règles changeant suivant les états et même les localités, les fraudes –ou tentatives de- et les bugs sont absolument inévitables.

      La seule question est de savoir si ces dysfonctionnements sont suffisamment massifs et volontairement orientés pour fausser le résultat de l’élection ? Dans le cas des élections étatsuniennes de 2020, la réponse est clairement non, même les Courts suprêmes d’États majoritairement républicains le reconnaissent en rejetant les recours.

      Biden a clairement gagné le vote populaire, tout comme sa présidence sera clairement considérée comme illégale et illégitime par une bonne partie des électeurs républicains.

      Ce fut déjà le cas pour Trump et le phénomène va encore s’accentuer avec Biden. On peut d’ores et déjà en conclure qu’un système représentatif totalement inféodé aux plus puissants des intérêts privés, ne peut plus garantir la paix civile.
      Conclusion universelle valable également pour la France.

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