Le cocktail frelaté du chef d’État-major algérien

Le général Gaïd Salah peut-il espérer voir son plan fonctionner et l’élection de l’une de ses créatures ? Deux candidats anciens ministres de Bouteflika qui se sont fait une virginité sur le tard ont fait acte de candidature et il reste à convaincre les électeurs d’aller voter.

Le chef d’État-major a concocté un cocktail associant à une offre qui ne se refuse pas des mesures policières et répressives d’intimidation destinées à aller croissant. Il arrête et conduit des « meneurs » sous des prétextes sans fondements devant des tribunaux complaisants et accentue une présence policière dissuasive massive sur le passage des cortèges. À titre symbolique, les mêmes tribunaux matraquent des hiérarques du clan Bouteflika, dont son frère Saïd. Que ne faut-il pas pour sauver le système ?

La question reste entière et il ne faudrait pas qu’elle incite à quelque provocation. Le système a la vie dure et les marges de manœuvre qui seront concédées au vainqueur de la présidentielle dépendront du nombre effectif de votants. L’aggravation de la situation économique ne permettra pas toutefois de distribuer de manière substantielle la rente pétrolière et la contestation prendra une dimension sociale accrue. Fort de sa renaissance, le peuple algérien n’est pas prêt de rentrer dans le rang.

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