L’épreuve de force est engagée dedans et dehors du système

 

Le clan Bouteflika aura tout tenté avec l’annonce de la formation d’une nouvelle équipe gouvernementale laborieusement constituée. Mais son départ apparait comme inévitable. Il va démissionner d’ici la fin de son mandat, le 28 avril, a annoncé la présidence, pour éviter l’affront d’un « empêchement » et tenter de négocier une issue pour protéger ses proches. Toutes les rumeurs avaient ce matin circulé pour faire pression sur lui, dont la mobilisation de la Gendarme nationale. L’arrestation de personnes suspectées de corruption a un avant-goût d’épuration a dimension variable. Aucun nom n’a été donné à ce stade.

Pour préserver le système, l’armée voudrait prendre les choses en main afin de décider de mesures plus ou moins symboliques pour s’en prévaloir auprès des manifestants. Bouteflika n’a pas d’autres intentions. Mais lâcher sur le secondaire pour conserver l’essentiel ne va pas être tâche facile face à une telle mobilisation massive. Les algériens ont pleinement conscience que l’occasion est à prendre et ne se renouvellera pas. Une assemblée constituante étant œuvre du diable pour les militaires, la bataille va porter sur le projet de convention nationale déjà évoqué. Elle implique le lancement de comités populaires destinés à alimenter ses débat afin de prendre le pas sur des tractations entre les représentants du système et d’une opposition qui ne représente qu’elle-même.

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