Le Mur du Trump est dépassé

Quand il s’agit de mobiliser son camp à l’occasion des élections à mi-parcours, Donald Trump ne connait plus de limites. Deux caravanes de réfugiés d’environ 6.000 honduriens poursuivent à pied un long périple au travers du Mexique en vue d’obtenir l’asile une fois parvenus aux États-Unis. Et il n’y voit qu’une invasion.

À l’écouter et le lire, ces familles de réfugiés qui forment de longues colonnes sont autant de hordes de criminels. Pour les stopper, il met en place à la frontière une force militaire qui pourrait atteindre 15.000 soldats, dans le cadre d’une opération intitulée « Patriote fidèle ». Et il dénonce ses opposants démocrates dont la victoire précipiterait pêle-mêle, selon lui, l’avènement du socialisme aux États-Unis et l’arrivée des cartels criminels sud-américains.

Ne craignant pas d’être contredit par des images qui font le tour du monde, les montrant sous leur vrai jour misérable, il assimile à « des combattants coriaces » ces familles d’honduriens qui fuient l’un des pays les plus violents du monde, où sept sur dix d’entre eux vivent sous le seuil de pauvreté, selon la Banque Mondiale. Animés par le souci de garantir un avenir à leurs enfants, afin de prémunir les garçons des recrutements forcés par les gangs et de protéger les filles des rapts et des viols.
« Les barbelés peuvent être une bien jolie chose quand ils sont bien posés », ajoute le 45e président en titre des États-Unis. Mais ce ne sont pas ses ignominies qui inquiètent le plus, c’est les échos qu’elles trouvent au sein de la société américaine et qui donnent de celle-ci une terrible image.

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2 réflexions au sujet de « Le Mur du Trump est dépassé »

  1. Appeler Donald Trump 45ème président des États-Unis est à la limite de la fake new (pur mensonge, gros bobard in french) : le bonhomme n’est que le président de son électorat, pas de son pays, d’où le parfum de guerre civile de plus en plus prononcée qui y règne.

    Le titre même de l’opération militaire « Patriote fidèle » fait référence aux Minutemen, ces miliciens des treize colonies originelles qui luttaient pour leur indépendance contre l’armée britannique. Plus de deux siècles plus tard, les nouveaux « miliciens patriotes » ne luttent plus contre la tyrannie anglaise mais contre le « Big Government », celui-là même que Donald Trump prétend combattre…

    Finalement, prétendre être anti-système pour se faire élire afin de mieux le servir est une méthode très efficace, comme le prouvent les élections de Trump ou de Bolsonaro. Ici même, un haut fonctionnaire et banquier d’affaires n’a-t-il pas appelé son livre « Révolution » pour se faire élire ?

    (Bradé à 4,75€, profitez-en pour en régaler vos amis !)
    https://livre.fnac.com/a10645989/Emmanuel-Macron-Revolution

  2. @ François Leclerc.

    « …Mais ce ne sont pas ses ignominies qui inquiètent le plus, c’est les échos qu’elles trouvent au sein de la société américaine et qui donnent de celle-ci une terrible image… »

    Un fragment de cette société … celle qui vote !

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