La confusion, mauvaise conseillère

Les auto-proclamés gilets jaunes, qui s’apprêtent à tenter de bloquer les routes le 17 novembre prochain afin d’obtenir l’annulation de la hausse du diesel, vont-ils succéder aux bonnets rouges qui avaient fait reculer François Hollande à propos de l’écotaxe il y a cinq ans ?

Dénoncée à juste titre par la CGT comme procédant d’une manipulation de l’opinion – Jean-Luc Mélenchon renouant avec ses détestables ambiguïtés à propos des réfugiés – cette nouvelle campagne présentée comme « citoyenne » et « apolitique » est fomentée en sous-main par l’extrême-droite dont on retrouve la patte, mais elle peut prétendre avoir un large répondant car les deux tiers des voitures fonctionnent au diesel en France.

Un sondage IFOP-Ouest France sur « Les Français et le pouvoir » éclaire l’état de profond désarroi de l’opinion publique. Que l’on en juge ! Quatre Français sur dix seraient prêts à confier la direction du pays à un « pouvoir politique autoritaire, quitte à alléger les mécanismes de contrôle démocratique  », pour le réformer en profondeur afin « d’éviter le déclin ». Et six Français sur dix seraient d’accord pour confier la direction du pays à « des experts non élus ». C’est dire l’importance du rejet de la classe politique et de la recherche de sauveurs, une fois tous les repères traditionnels portés disparus.

Pour une majorité des sondés, qui de ce point de vue ne s’y trompent pas, le pouvoir est prioritairement détenu par les marchés financiers et les grandes entreprises multinationales. Les médias et la Commission de Bruxelles ne sont pas épargnés, pour faire partie du même système. Et, ne semblant pas sensibles à la contradiction quand ils affichent leurs préférences, les sondés considèrent à 85% que les citoyens et les électeurs « n’ont pas assez de pouvoir », de même que les régions, les départements et les communes. On additionne le repli au rejet, afin de préserver ce qui peut l’être.

Le fond de l’air est frais, triste époque ! Sur la planète, l’heure est aux Donald Trump, Matteo Salvini et maintenant Jair Bolsonaro. L’expérience semble permettre de craindre que, lorsque l’on s’oppose à leur venue, il est déjà trop tard, et qu’il faut alors les subir jusqu’à épuisement. C’est généralement long.

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43 réflexions au sujet de « La confusion, mauvaise conseillère »

  1. Hélas, notre génération est en train de redécouvrir l’eau tiède : les inégalités et la corruption détruisent la démocratie. Quelle surprise !

    https://www.economist.com/united-states/2018/10/27/why-one-of-americas-richest-states-is-also-its-poorest?fsrc=scn/tw/te/bl/ed/whyoneofamericasricheststatesisalsoitspoorestpovertyincalifornia#nws=mcnewsletter

    Sinon en matière de confusionnisme (les mauvaises langues parleront d’imposture), voir la dernière interview de Macron s’offusquant que la finance a trop de pouvoir sur les états…

    https://www.ouest-france.fr/politique/emmanuel-macron/info-ouest-france-emmanuel-macron-le-moment-que-nous-vivons-ressemble-l-entre-deux-guerres-6045961

  2. Il ne faut surtout pas oublier une vacherie sur Mélenchon, ça nous manque cruellement ces temps–ci. Surtout ne jamais prendre en compte ses arguments forcement détestables et ambigus Misère.
    Par contre relever le faux cul Macron avec son retour à 1930, alors qu’il fait tout POUR ce retour avec tous les pouvoirs au Medef = CNPF de 1930, qui a conduit au désastre de 29/30 et ses suites jusqu’à 39/45 avec le collaboration du patronat, dont le CNR avait tirait les enseignements NADA. Gonflé le jupiter a petits pieds, mais comme disait … « c’est à ça qu’on les reconnaient »

  3. Un sondage IFOP Ouest France pour nous éclairez sur l’état de désarroi de l’opinion publique? Alors là M. Leclerc, comment dire, vous me laissez sans voix… Concernant les « détestables ambiguïtés de Jean-Luc Mélenchon à propos des réfugiés », je ne comprends pas le rapport avec votre propos et j’aimerais bien savoir de quelles ambiguïtés il est question. Quant à la CGT (à laquelle j’adhère depuis des dizaines d’années) il devient évident, hélas, que la direction est de plus en plus déconnectée de sa base… Dans les entreprises les salariés CGT se battent et souffrent ensembles, quelques soient leurs origines et sans doute beaucoup iront manifester parce que leurs porte-monnaies sont vides de plus en plus tôt dans le mois! Vous allez les comptabiliser « extrême droite »? C’est le peuple M. Leclerc qui n’en peut plus… de droite ou de gauche!!

    1. Vous restez sans voix, cela a aussi été mon cas mais pas pour les mêmes raisons. Les résultats de ce sondage de l’IFOP m’ont atterrés, parce qu’ils m’ont semblé dans l’air du temps, d’où mes références finales. Si ce désarroi n’existait pas, le Front National n’aurait pas fait le score que l’on sait.

      Ceux qui vont manifester le 17 novembre, que je n’ai pas eu la sottise de qualifier d’extrême droite, se font par contre manipuler par ceux qui sont à l’origine de cette initiative, les faits sont établis. Et Jean-Luc Mélenchon utilise une drôle de formule en déclarant « si nos amis sont dans (les manifestations), on sera fier d’eux », sans y appeler. Encore et toujours la même ambiguïté.

    2. @ veronique prinsier

      Vous nous dites Véronique que vous êtes à la CGT depuis des décennies, je le suis aussi.

      Crédule vous vous interrogez :

      « ..Dans les entreprises les salariés CGT se battent et souffrent ensembles (…) beaucoup iront manifester parce que leurs porte-monnaies sont vide (…) Vous allez les comptabiliser « extrême droite »?

      Oui , si par malheur la base de la CGT ( la classe ouvrière de manière plus général ) se mettait en mouvement, derrière le premier mouvement, le premier Salvini ou Bolsonaro venu.

      Oui nous nous ravalerions à être les petits soldats de l’extrême droite. Cela ne se fera pas !

      Vous nous dites :  » … C’est le peuple M. Leclerc qui n’en peut plus… de droite ou de gauche!!… »

      Depuis quand historiquement le peuple est de droite ? Quel confusion, quelle image donnez-vous de notre syndicat CGT !

      « …Quant à la CGT (à laquelle j’adhère depuis des dizaines d’années) il devient évident, hélas, que la direction est de plus en plus déconnectée de sa base … »

      C’est là qu’il nous faut porter le fer !

      Inlassablement, continuer à exiger d’eux :

      – Que les directions syndicales rompent d’avec Macron, son gouvernement et les concertations mascarades.

      – Que les directions syndicales s’unissent, unissent le prolétariat, et les appellent à se mobiliser sur leurs revendications de classe :

      ° Rattrapage du pouvoir d’achat perdu depuis dix ans de blocage des salaires ( 20 % )

      ° Echelle mobile des salaires et des pensions

      Bloquons Paris, bloquons le pays, nous les salariés, sous la responsabilité politique et juridique de nos syndicats de classe.

      C’est le meilleur moyen de bloquer Macron, et de vaincre à terme l’extrême droite !

      1. Eninel revient, en dépositaire en chef de l’orthodoxie pure et de la Vérité révélée (oui par Marx) encore plus candide et crédule qu’un lapineau de 6 semaines et se demande :

        « Depuis quand historiquement le peuple est de droite ? Quel confusion, quelle image donnez-vous de notre syndicat CGT ! »

        Pour l’image de la CGT, pas de souci, les gens comme toi l’ont bien défoncée depuis des décennies, vous avez toujours confondu syndicat et parti politique pour le plus grand malheur des ouvriers et salariés que vous représentiez. C’est comme ça, et la preuve est l’état de déliquescence avancée du syndicalisme maintenant, qui ne va qu’à la soupe aux financements, pour sauver les meubles des structures et des cadres dirigeant à tous les niveaux, ce qui fait que sa liberté de parole et d’action est une vaste plaisanterie.

        Enfin pour la première partie de ta question, le peuple c’est le peuple mon pauvre, avec toute ces composantes, n’en déplaise à ta vision sectaire et exclusive de la société, et oui, malheureusement, la majorité des ouvriers, par la sommes gigantesques de vos actions nullissimes et sectaires, est largement de droites que dis-je d’extrême droite dans ce pays !

        Bravo tu peux être fier de toi Eninel, t’es un champion. Et la manière condescendante dont tu t’adresses à tes coreligionnaires au dessus en est la démonstration éclatante. Il n’y a pas que la direction qui est déconnectée de la base on dirait, y a aussi Eninel…

        Oui c’est une erreur de manifester avec ces gilets jaunes, non pas temps que l’idée soit certainement à l’initiative de l’extrême droite, mais parce que c’est se tromper de combat pour l’avenir en fait.

        1. Quelle animosité mon camarade, pour un pauvre Eninel appelant à porter le fer contre les représentants politiques du prolétariat !

          Quoi ! Que sommes-nous entrain de vivre historiquement après l’Italie et le Brésil ? Une extrême droite bourgeoise opportuniste, tentant une OPA sur le peuple travailleur, au moment même où les représentants politiques traditionnels de ces dizaines de millions de ces seuls créateurs de richesses , et parmi eux les représentants politiques du prolétariat, vont pacifiquement et démocratiquement négocier avec le pouvoir , avec le Capital … la perte de ces mêmes travailleurs, la perte du prolétariat, pour une histoire de gros sous.

          Il faudrait selon Athénodore précepteur de César Auguste, lorsque nous sommes en colère, ne rien dire, ne rien faire, avant d’avoir récité l’alphabet.

          Mais toi camarade Cloclo, ton alphabet se résumant à ânonner les poncifs de l’idéologie dominante, tu n’en a cure de ce type de conseil !

          Bien mal te face ! Tu nous livres le fond de ta pensée politique lorsque tu es dans le déni pour la journée du 17 novembre prochain :

          « …Oui c’est une erreur de manifester avec ces gilets jaunes, non pas temps que l’idée soit certainement à l’initiative de l’extrême droite, mais parce que c’est se tromper de combat pour l’avenir en fait… »

          Traduction de ton affirmation alambiquée : Il nous faut condamner les gilets jaunes, non pas parce que ce sont des petits soldats de l’extrême droite, manière comme une autre de relativiser le danger de l’action des Salvini Bolsonaro Lepen et Cie, manière comme une autre de nous expliquer que somme toute le fascisme en action c’est pas la mort , manière comme une autre de couvrir les menées politique de la bête immonde, mais parce que à te croire, même cette réaction noire en mouvement, serait en deçà d’un combat qui pourrait nous ouvrir un avenir.

          La seule justification de ton post est d’exprimer ton animosité vis à vis d’un militant de la gauche, un syndicaliste ouvrier, pour toi un dernier vestige d’un temps passé qu’il faut nettoyer.

          Alors excuses nous, mais la condescendance absolue aux yeux d’un syndicaliste ouvrier, c’est de lire d’un expert en comptabilité d’une petite entreprise « … Marrant comme beaucoup ne savent pas comment fonctionne en fait un bilan comptable et pense que le tiroir caisse c’est le portefeuille personnel… » (Nous confies-tu sur un autre post), l’idée qu’il existerait une coreligion dans une organisation syndicale comme la CGT.

          Il n’y a pas de coreligion dans les rapports entres militants ouvriers, parce que la CGT a largement participé au combat séculaire contre l’église.

          Les bondieuseries, la fraternité fausse de culs bénis, sur la base de « bilan comptable » et de « porte feuille personnel », c’est chez les forces politiques que tu tolères, que tu couvres, qu’il faut les chercher, celles qui placent Dieu au dessus de tout : les Bolsonaro et Trump.

          Nous à la CGT, ce que nous plaçons au dessus de tout, ce sont les intérêts matériels et moraux, économiques et professionnels du prolétariat. Ces intérêts qui de nos jours, sont tant malmenés par les bilans comptables et l’intérêt personnel d’une petite bourgeoisie très individualiste, vindicative certes mais tellement confuse, qu’elle en vient à se tromper d’ennemis.

          Tu crois que la majorité des ouvriers, par la somme gigantesque des actions nullissimes et sectaires de la direction de la CGT, serait largement de droites, d’extrême droite dans ce pays !

          Mais c’est la petite bourgeoisie qui est entrain de tourner extrême droite, pas le prolétariat !

          Tu crois que les gens comme moi, les communistes (trotskystes) l’ont bien défoncée depuis des décennies cette CGT, confondant syndicat et parti politique, pour le plus grand malheur des ouvriers et salariés que vous représentiez !

          Mais c’est justement parce que la bureaucratie syndicale interdit le politique, impose le monolithisme, exclut les frondeurs, que nous en sommes là.

          Tu crois enfin que la vieille dame, qui existait et existera après nous, est dans un état de déliquescence avancée, sous prétexte que la haute bureaucratie va à la mangeoire !

          Mais si nous sommes dans un tel état de déliquescence avancée, pourquoi donc vous vous acharnez contre nous ???

          Tu penses un peu comme un Bolsoraro finalement.

          Proposes-tu les mêmes expédients pour débarrasser le prolétariat de ces croix coreligionnaires que nous sommes ?

          « …Présidentielle au Brésil : Bolsonaro veut « nettoyer » le pays des « marginaux rouges »… »

          https://www.midilibre.fr/2018/10/22/presidentielle-au-bresil-bolsonaro-veut-nettoyer-le-pays-des-marginaux-rouges,4741946.php

          Entre toi et moi, qui fait preuve d’un esprit candide et crédule d’un lapineau de 6 semaines, à croire que le prolétariat est dupe de vos manœuvres ?

          Le prolétariat, et non la petite bourgeoisie, est la force révolutionnaire et émancipatrice de notre temps. En ce sens des camarades comme moi, nous sommes un peu plus en harmonie avec notre époque que des types exaltés et mauvais coucheur comme toi.

          Il ne pourra pas y avoir de socialisme sans démocratie, mais il ne pourra pas y avoir de démocratie sans socialisme !

          Voilà ce que vous allez oublier de dire aux gilets jaunes le 17 novembre

          1. J’ai décroché au moment où tu as commencé à interpréter mes propos, comme à ton habitude, en me faisant dire des choses que je n’ai pas dites, comme à ton habitude. Un vrai tic chez les adeptes de sectes, car si personne ne te l’a encore dit, tu es sectaire et adepte d’une secte mon pauvre. Mais bon, t’es grand, débrouille toi avec toi même.

            Non l’erreur c’est que le combat n’est pas contre la hausse du prix des carburants, cela sera inéluctable et souhaitable, mais pour le remplacement du système capitaliste existant par un système dont l’éco-socialisme est le pilier centrale.

            Et en passant, apprends à lire un bilan comptable, ce n’est ni communiste ni bourgeois, c’est comptable zespèce de sectaire endoctriné et ça sert bien pour aider à gérer de grands ensembles, comme de petits d’ailleurs.

          2. S’agissant du niveau d’étude, les plus diplômés (au moins bac +3) préfèrent Emmanuel Macron (30%), François Fillon (24%) et, plus étonnement, Jean-Luc Mélenchon (20%).

            Comment des gens instruits peuvent-ils voter pour Jean-Luc Mélenchon ?!

            L’ORTF/ la voix de son maître, le retour ! Bravo Public Sénat !

          3. @ Roberto 3 novembre 2018 à 19 h 42 min
            « Comment des gens instruits peuvent-ils voter pour Jean-Luc Mélenchon ?!  »
            Merci pour cette question, qui en dit plus sur le questionneur que sur le questionné . . .
            Elle est bien dans l’air du temps et participe de ce concours tout azimut tentant de déglinguer la FI pour se retrouver encore une fois devant une absence de choix entre une droite extrême et une extrême droite.

          4. @Roberto
            Vous avez raison, c’est bien la preuve que le niveau baisse et qu’on file les diplômes à n’importe qui.
            Pauvre France…

  4. Il me semble important de remettre en perspective… a priori je suis pour une fiscalité dissuadant l’emploi des bagnoles.
    Mais récemment j’ai pu discuter avec une infirmière libérale exerçant dans un coin des Pyrénées et elle m’a ouvert les yeux. Elle est à gauche (et sans discussion) mais elle m’a dit qu’elle n’avait absolument pas le choix d’utiliser une voiture. Par contre son pouvoir d’achat (abstraction qui signifie si peu quand on fait partie des élites riches) est significativement diminué par la hausse continue des carburants.
    Résumer ce mouvement à une action impulsée par l’extrême droite est se tromper de perspective. Certes il est récupéré mais il offre pour une fois une volonté de révolte populaire. Avec bien des gens modestes à vieux Diesel qui sont pris pour des moins que rien par notre caste de vainqueurs.
    Quant à Macron, j’ai été pris en otage en votant pour lui contre Le Pen. Quand il ose dire qu’il applique un programme pour lequel il a été élu avec une forte majorité, je me dis que ça fait deux fois que je suis pris en otage de façon cynique. J’avais voté Chirac contre Le Pen père et j’ai eu le génie des alpages Raffarin ; là on a une droite dure et arrogante, appliquant les recettes thatchériennes que Sarkozy n’a pas faites mais que Hollande a impulsées.
    Alors zut et rezut : vivent les gilets jaunes ! On verra bien si les gens se réveillent enfin !

    1. Heureux de constater qu’une infirmière soigne. Quand même plus efficace que les petites phrases ambiguës relevées par des journalistes à l’affut.
      Le programme. Quel programme? « Ils » nous ont fait élire celui qui proclamait ne pas en avoir. Pour l’autre qui en avait un, plutôt bien foutu, « ils » se sont limités à ses petites phrases attrape-tout.
      Et « ils » continuent, ces infatigables guerriers de l’information déformante.

    2. @ Jacques Seignan

      « Quant à Macron, j’ai été pris en otage en votant pour lui contre Le Pen. Quand il ose dire qu’il applique un programme pour lequel il a été élu avec une forte majorité, je me dis que ça fait deux fois que je suis pris en otage de façon cynique.  »

      Tu peux dire merci à Julien Alexandre, qui sur le BdePJ entre autre, a été un bon petit soldat de cette théorie biaisée voulant faire croire que s’abstenir c’était voter pour l’autre vache. Maintenant tu peux pleurer avec lui des larmes de crocodile et constater de fait que c’était bien un attrape cons… Abstention dans ce jeu de dupes ! Sinon, cocu mon ami.

  5. Mon cher François,je vous trouve un peu « chagrin ».Puisque vous évoquez Bolsonaro,je vous informe qu’il vient de nommer Sergio Moro ministre de la Justice.Ce même Moro qui a envoyé Lula en prison,Lula qui avait 60% d’intentions de votes avant d’être embastillé.Je ne me souviens pas vous avoir entendu vous insurger contre ce mauvais coup anti démocratique.Auriez vous à ce sujet fait preuve de détestables ambiguïtés?

    1. @Paul Dellac (01/11 à17h39)
      Juste pour surenchérir sur le cynisme du jour et en souvenir de la parabole des trente deniers : quelques extraits de l’excellent billet de SCHNEIDERMAN (ASI) :
      « Brésil : et les preuves arrivèrent, après la bataille…

      C’est fait. Le futur ministre de la Justice du Brésil s’appelle Sergio Moro.
      La presse l’annonce sans dire l’essentiel : Moro est le juge qui a condamné Lula à neuf ans de prison pour corruption, sans preuve (la condamnation a ensuite été alourdie à douze ans en appel).
      Douze ans ? Sans preuve ? demandera le gros bon sens populaire, à qui on ne la fait pas.
      Le gros bon sens populaire est incarné ci-dessous par mon excellent confrère Pascal Praud, de chez Bolloré..

      Maintenant qu’il est très clair que Sergio Moro, le juge qui a envoyé #Lula en prison, est un proche de #Bolsonaro peut-être bientôt récompensé par lui,
      @PascalPraud allez-vous enquêter de plus près avant de vous offusquer des propos de @JLMelenchon ? #Bresil #JLMLille #hdpros pic.twitter.com/aV9xUZgYGh

      — Sarah Legrain (@slegrain75) 1 novembre 2018

      Donc, Sergio Moro sera ministre de Bolsonaro. Il est clair que cette promotion n’est pas de nature à accroître la confiance des peuples envers la Justice, surtout lorsqu’elle s’attaque à des politiques de premier plan. Cela vaut pour le Brésil, mais aussi pour d’autres pays.
      Vous me voyez venir. C’est Mélenchon qui, dans un récent discours, a suggéré un parallèle entre le sort de Lula, et le sien. C’est de bonne guerre. Et l’accession au rang de ministre du très impartial, très incorruptible juge Moro, est de nature à donner du poids à ce parallèle (sans aller jusqu’au Brésil, on trouve en France des destinées comparables, que l’on se souvienne par exemple de l’incorruptible juge Thierry Jean-Pierre, paix à son âme, tombeur du PS, qui échoua ensuite chez de Villiers et chez Sarkozy).

      Ne me faites pas dire ce que je ne dis pas. La Justice a le droit d’enquêter (et la presse d’en rendre compte) sur les dépenses de la campagne de Mélenchon, comme sur toute autre campagne politique. Et la double casquette de Sophia Chikirou, responsable de la campagne et prestataire, rendait cette campagne, d’emblée, légitimement soupçonnable (même s’il semble, d’après notre enquête auprès de professionnels, que cette campagne n’a nullement été surfacturée). Mais le très professionnel procureur de Paris, avec son bandeau d’aveugle sur les yeux, est, dans le système français de nomination, tout aussi légitimement soupçonnable. Soupçons contre soupçons. Une guerre sale.
      …(…)…

          1. C’est bien pourquoi le pouvoir doit arrêter le pouvoir, c’est le b.a.ba d’un régime démocratique. Dans le cas français, une partie du pouvoir judiciaire, le parquet, s’additionne au pouvoir exécutif…

          2. Et bien entendu, dans le monde de Oui-Oui, le groupe ayant la majorité absolue à l’AN, j’ai nommé LREM, n’est pas aux ordres de l’exécutif…

  6. La confusion mauvaise conseillère ? Bah oui et non. Puisqu’ici on peut encore s’exprimer librement et pour cela grâce en soi rendu à FL, malgré souvent, en fait tout le temps, l’infirmité absolue de nos propos, oui car on est tous plus ou moins débile, qu’il me soit permis d’ajouter ceci :

    Les classes laborieuses ou moyennes/supérieures vont franchement déchanter et devenir folles quand elles vont réellement s’apercevoir qu’il va falloir se passer de la bagnole, du steak quotidien et de la TV divertissante, bref de tout leur réel actuel, à plus ou moins long terme.

    Et qu’est ce qu’elles vont faire ces grosses classes populationnelles de gauches ou de droites devant cet effondrement ? Elles vont dévorer d’abord les petits partout, puis ensuite les gros partout, puis enfin elles vont se dévorer entre elles au milieu d’une bande de requins mafieux et arrivistes qui survivront sur leurs décombres, dans le décor d’une planète réduit à l’état de zone délabrée, de friche industrielle. Bref rien que du très réjouissant.

    Mais pour le moment elles enfilent encore des gilets jaunes, comme en cas d’accident, en attendant les secours ou pour accompagner les enfants des crèches dans les rues, ah les cons !

    1. CloClo, je comprends vos remarques. Ce que je voulais simplement souligner en contredisant un peu mon ami François (que je remercie bien sûr pour ce forum) est que les choses sont parfois compliquées et qu’il existe des ruses de l’Histoire.
      Tout est verrouillé et bloqué, les gens habituellement résignés; alors quand un affect, fût-il de deuxième catégorie, les mobilise de leur torpeur, un surgissement inédit peut encore surgir…

  7. ça montre parfaitement le chemin de crête actuel : la bascule avec d’un côté l’extrême-droite proto-fasciste ; et de l’autre, le TINA néolibéral encore plus poussé. Un espoir tout de même, cette contradiction ressortant dans les sondages d’opinion, entre d’un côté la dérive vers un système de plus en plus autoritaire, et de l’autre, l’exigence de plus de démocratie – drôle de contradiction, tout de même….

  8. @Jacques Seignan
    Sauf grossière erreur de ma part, les professions libérales peuvent déduire fiscalement les frais engendrés lors de leurs déplacements professionnels. La hausse des carburants devrait être indolore dans le cadre de leurs activités. Sauf grossière erreur de ma part…

    Par contre, il est va différemment pour le quidam contraint de résider dans un village ou ville excentrée ne disposant pas de moyens de transports alternatifs adaptés contrairement à la grosse ville voisine disposant de tout mais hors de prix.
    Ce sera souvent la double peine avec des habitations anciennes, mal isolées, etc …

    Il en est encore différement avec les  »bobos » qui – par choix – vont s’installer à l’extérieur des grandes villes dans des villas à 500.000 euros comme premier prix située loin des transports publics qui ne desservent ces quartiers huppés, leurs habitants préférant se déplacer en véhicule individuel.
    Il n’y a qu’à voir le nombre de véhicules de type 4×4, SUV, Crossover stationnant devant ces habitations pour illustrer le peu de conscience écologique de leurs propriétaires, fort peu impactés par le prix du pétrole au regard de leurs revenus.

    Donc, oui à une fiscalité dissuadant l’usage de la voiture mais il conviendrait préalablement d’offrir une alternative avant de sortir la matraque fiscale.
    Or, ce n’est pas ce que ce gouvernement de l’Ancien Monde propose.
    Alors qu’il faudrait investir massivement dans les transports publics, notamment ferroviaires, il a fait tout le contraire avec la réforme de la SNCF passée à la hussarde et qui conduira à réduire l’offre sur les dîtes petites lignes, tranférant leur gestion et décisions aux Régions exsangues.
    Difficile de décarbonner la société dans ces conditions.

    Quand au parallèle fait entre les années 30 et les années actuelles, il faut regarder où se trouvent les pyromanes oeuvrant avec application depuis des décennies.

    1. @ jeanpaulmichel, bonne remarque. Je lui demanderai des précisions … elle a peut-être parlé plus généralement pour les gens autour d’elle et j’avais trouvé sa remarque très bien vue.
      Je suis également d’accord avec toutes vos remarques.

    2. Petit rappel, tout de même : les personnes les plus touchées par la hausse de carburant, et en particulier du diesel, ce ne sont pas les habitants des centres urbains desservis par un réseau de transport en commun, et qui n’utilisent pas de voiture pour aller au boulot. Ce sont les fameuses « zones périphériques », celles obligées d’accomplir plusieurs dizaines de kilomètres par jour pour aller travailler, aller faire ses course (souvent au supermarché du coin), ou accéder aux services publics (hôpital, école, administration, etc…). Ces personnes comprenaient une partie importante d’électorat du Front National.

    3. « les professions libérales peuvent déduire fiscalement les frais engendrés lors de leurs déplacements professionnels. La hausse des carburants devrait être indolore dans le cadre de leurs activités. Sauf grossière erreur de ma part… »

      JeanPaulMichel, si effectivement les frais de déplacement, carburants compris sont bien des charges déductibles, et si sur le diesel la TVA est récupérable de mémoire, ils n’en demeurent pas moins que c’est une charge ! Et que donc ça vient en moins de ton compte de résultat et donc de tes éventuels bénéfices ! Donc cela impact tes revenus in fine ! Donc il n’y a rien d’indolore sauf dans le cerveau anesthésié de quelques sectaires bien marqués. Marrant comme beaucoup ne savent pas comment fonctionne en fait un bilan comptable et pense que le tiroir caisse c’est le portefeuille personnel.

      1. Bonjour CloCLo,
        J’ai effectué quelques recherches.
        Comme je l’avais écrit, sauf grossière erreur de ma part … car je ne suis pas comptable de profession.
        Donc, mea culpa si j’ai posté une énormité.
        Cependant, par simple curiosité, il serait intéressant, chiffres à l’appui, de voir quel serait l’impact à chiffre d’affaire constant- d’une hausse – par exemple – de 30% des dépenses de carburant pour ces professions essentielles notamment dans les contrées les plus reculées.

        Car c’est bien à des hausses de cet ordre qu’il faut s’attendre dans les années à venir.
        http://www.espaceinfirmier.fr/actualites/l-augmentation-du-prix-du-carburant-penalise-les-infirmieres-liberales.html
        https://www.francebleu.fr/infos/economie-social/forte-hausse-des-carburants-1525258734

  9. J’ai visité un certain nombre de site qui relaie cette appel à blocage des routes le 17 novembre et comme ici j’y ai laissé ce message :
    «  » »Plutôt que de s’attaquer au prix de l’essence,
    pourquoi ne pas revendiquer une hausse salariale ?
    Il n’y a pas que l’essence et le gas-oil qui sont de plus en plus chers !
    Il y a le gaz, l’électricité, l’eau, etc. » » »

    Par ailleurs je ne comprends pas quel rapport il peut y avoir entre cet appel contre le prix du gas-oil et la position de la FI sur l’immigration.
    mais peut-être FL va répondre aux interpellations des commentaires précédents.

    1. Eh oui RV, des augmentations de salaires qui ne seraient pas absorbées par l’inflation et qui seraient financées par des baisses de dividendes et bonus sont la SOLUTION que P. Jorion a bien proposée depuis longtemps et dans ce cas une fiscalité écologique serait plus acceptable.
      Mais nos concitoyens ont des consciences politiques de lombrics. Ce n’est pas leur faute : il suffit de les voir abêtis sur leur « smartphone » dans les transports en commun après leur éreintantes journées de travail pour ensuite aller voir de la télé abrutissante ou surfer sur Internet de complot en complot pour se dire que tout est bon à prendre pour un peu enfin les faire bouger. Et que s’ils se révoltent en masse, ça pourrait malgré tout finir par éveiller un peu leurs consciences… Sans doute est-ce un optimiste du désespoir chez moi.

      1. @Jacques Seignan
         »Mais nos concitoyens ont des consciences politiques de lombrics ».
        Permettez moi de vous dire que je trouve votre remarque très méprisante à l’égard des lombrics qui méritent une plus grande considération.

  10. Depuis plus de vingt ans, droite et gauche ont mené une même politique libérale au sein de l’union européenne avec tous les succès que l’on sait. A en croire les résultats des dernières élections, les français se sont tournés vers de nouveaux entrants estampiés ni gauche ni droite.
    Un an plus tard à peine, le ni-ni dégringole de son piédestal, sa cote au niveau du et-et.
    Hoho !

  11. C’est toujours étonnant d’entendre quasi systématiquement des protestations (médiatiques ou pas) à propos du prix des carburants et de constater qu’en fait, il y a toujours autant ou voire plus de bagnoles, et de camions. 🙂
    Sujet sensible ?
    Utilité incontournable (malheureusement) pour certains d’accord, mais aussi signe extérieur de ‘richesse’, joujou frime, et habitude…
    Mais les professionnels du secteur payent-ils la TIPP, si oui quel pourcentage…?
    Enfin, à long terme (?) c’est peut-être pas le prix mais la quantité disponible qui ‘tranchera’… J’imagine des manifs: « on veut plus de carbu » ! 🙂

  12. @ Cloclo.

    Tu n’arranges pas tes affaires, à nous mettre en ligne cette sociologie du vote, qui au delà de ses limites, ne confirme nullement que « les employés du PUBLIC devant ceux du privé vote MAJORITAIREMENT FN ! ».

    Je lis :

    « ..;32% des employés et 37% des ouvriers se sont tournés vers Marine Le Pen. La présidente du Front national capte aussi en majorité les chômeurs (26%), et les salariés du public (27%)… »

    Un tiers de l’électorat votant, ce n’est pas comme tu le dis un vote MAJORITAIRE. Par contre dans une autre rubrique on peut lire où est passé l’électorat du sortant Hollande de 2012 :

    « …Concernant la répartition des voix depuis 2012, les électeurs de François Hollande ont en grande partie migré vers Emmanuel Macron. 47% d’entre eux ont choisi le candidat d’En Marche, contre 24% pour Jean-Luc Mélenchon et seulement 15% pour Benoît Hamon… »

    Le sociologue ne mentionne nullement que cet électorat de gauche se serait porté tout d’un coup sur le FN.

    Maintenant cette étude pêche du fait qu’elle ne mentionne pas un phénomène centrale de toutes les dernières élections passées : l’abstention ouvrière.

    Corrigeons cette erreur. Observons la participation des ouvriers lors des législatives de 2017.

    « ..;Autre enseignement attendu : le taux d’abstention au regard du statut professionnel. Si les retraités sont les champions de la participation (36% d’abstention seulemement), les ouvriers (66%) et les employés (61%) votent bien moins que la moyenne des Français. Seulement un ouvrier sur trois s’est rendu aux urnes ce dimanche… »

    La classe ouvrière ne vote pas majoritairement FN, par contre en s’abstenant elle sanctionne une gauche molle et divisée. Pareil pour le lumpen prolétariat, orpheline d’une gauche gérante honnête et loyale du capitalisme en crise :

    « …Là encore, la différence est sans appel : plus les revenus sont faibles, plus l’abstention est forte. A moins de 1250 euros mensuels, l’abstention monte à 59%. .. ».

    https://www.franceculture.fr/politique/legislatives-qui-sont-les-abstentionnistes

    Bref avec plus de 50% d’abstention, le premier tour des élections législatives cru 2017 a battu un nouveau record historique. Si on ajoute que « ..;plus les électeurs sont jeunes, moins ils se sont déplacés pour voter… », on peut avec certitude avancer, que politiquement loin de se précipiter dans les bras des populistes souverainistes des forces bourgeoises, le prolétariat, les classes laborieuses et la jeunesse est l’arme au pied.

    Le travail et la misère, le Peuple, attend une initiative de ses organisations historiques, de la gauche. Et cette initiative il faut que cela soit le front unique ouvrier.

    Pourquoi le front unique ouvrier ?

    Tout simplement parce que la situation est si grave, politiquement, socialement et sur le plan écologique, qu’on ne peut espérer commencer à redresser la barre, sans entreprendre des incursions dans cette sacro sainte propriété.

    Le prolétariat doit être moteur de cette politique. Il doit rassembler autours de lui, et pour rassembler il doit être uni et résolu.

    Evidemment si cette initiative ne venait pas, si cette unité et cette résolution été étouffé par les chefs ouvriers, la nature et la vie ayant horreur du vide, tout est possible, tout est certain même , puisque nous vivons un remake d’un film des années trente.

    Tu me reproches de te faire dire des choses que tu ne penses pas. Mais dis donc, j’espère que quelqu’un va te signaler camarade Cloclo, que la CGT en tant que telle, est tout … sauf une secte !

    1. Je fais un écart à ma décision de ne pas continuer à échanger avec toi mais essaye au moins de répondre au bon endroit.

      Mais si, mais si, tu es bien le produit d’un produit sectaire, toi, rien que toi, suffit de te lire répéter en boucle partout tes mantra débiles. Et apprend que la technique du sondage se veut refléter le Tout mon grand, alors ton truc sur l’abstention tombe à l’eau de lui même, et même, ne fait pas parler celui qui ne parle pas à sa place, même si c’est un tic chez toi, t’en sais rien du tout du pour qui il voterait. Bref.

      Puis aussi arrête un peu de te prendre pour la CGT, bonhomme.

  13. Je me souviens…
    Je me souviens d’une chanson de Jean Ferrat, porte voix quasi officiel d’un parti communiste dépassant alors les 20%:
    « Si les paysans bretons
    vous font pousser des boutons,
    si les cris des commerçants
    vous perforent les tympans,
    si vous avez des vapeurs
    devant les viticulteurs,
    etc. »

    Il relayait ainsi la position officielle d’un parti qui se voulait fédérateur de tous les mécontentements.
    Et fédérer, ce n’était pas rejeter les mécontents à leurs poujadisme ou clientèlisme.
    Du jour où il s’est mis à faire la fine bouche, pour des raisons certes moralement louables (ou par dépendance électorale à un PS dominant) le Parti s’est condamné à devenir le groupuscule que nous connaissons aujourd’hui. Et a ouvert à l’extrème droite le boulevard où nous la voyons désormais défiler.

  14. @ Renard

    Nous voulons nous communistes révolutionnaires, rassembler l’ensemble du peuple travailleur, toutes classes sociales confondues, prolétariat, petite bourgeoisie et lumpen.

    Pour cela il nous faut nous prolétariat, d’abord être uni et savoir où nous allons.

    Sinon comment gagner la confiance des classes travailleuses non prolétariennes si nous même nous n’avons pas idée de où nous allons, où nous devons aller ?

    C’est en parlant avec assurance de socialisme en 1981 que Mitterrand a rassemblé initialement une majorité de gauche, allant du petit artisan, commerçant, agriculteur, viticulteur, col bleu, et c’est en y renonçant à ce socialisme qu’il la perdu, qu’il a ouvert un boulevard à la droite et maintenant à l’extrême droite .

    Seul un front unique ouvrier au sommet, une alliance stratégique des partis et syndicats de gauche, peut aujourd’hui redonner confiance et ouvrir une perspective au peuple travailleur.

    Il faut un front unique ouvrier déclarant à l’unisson que l’ennemi du genre humain, le principal pollueur, c’est la finance, c’est la haute bourgeoisie !

    Que pour neutraliser cette finance et cette bourgeoisie, la véritable classe mendiante de notre époque, il faut non pas un président type Hollande au sommet d’un régime de type bonapartiste, mais une direction collégiale mixe ( travailleurs salariés et petit bourgeois ) , élue, mandatée et révocable , expression de la volonté, d’une structure de combat, que les travailleurs doivent mettre en place, dans et pour la lutte des classes.

    Les gilets resteront jaunes d’autant que les intellectuels progressistes refuseront qu’ils passent au rouge !

    1. @ Eninel
      « Les gilets resteront jaunes d’autant que les intellectuels progressistes refuseront qu’ils passent au rouge ! »
      Jolie formule.

      Sinon, je me souviens aussi d’un temps où certains trotsko recrutaient à partir d' »avant-gardes élargies ». On parlait alors d’AGEL (avant-garde étudiante large ») ou d’AGOL (ouvrière).
      Alors, pourquoi pas une AGAL pour les automobilistes ? 😉

      1. « …pourquoi pas une AGAL pour les automobilistes ? 😉… »

        D’accord ! Mais ce n’est pas aux contribuables à faire le pleins des réservoirs des professions libérales, mais la haute bourgeoisie.

        Rétablissement de l’ ISF.
        Rétablissement des charges sociales des entreprises.
        Vaste emprunt obligatoire ( à taux 0 % ) pour les riches, face à l’état d’urgence écologique.
        Rattrapage du P A perdu depuis dix ans par les salariés ( 20%).
        Indexation des salaires sur les prix.
        Facilité de crédit ( moratoire des remboursement de prêts si nécessaire ) pour les petites entreprises.
        Lutte impitoyable contre l’optimisation fiscale, n’étant qu’une évasion déguisée.

        Un gros bourgeois qui se verra être mis hors la loi, se verra systématiquement confisqué ses biens sur le territoire.

        On ne peux pas s’en sortir si on se refuse de faire des incursions dans cette sacro sainte propriété !

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