Les subprimes, le retour…

Le marché des titres adossés à des crédits hypothécaires subprimes repart sur le marché américain. Ils sont incorrigibles !

Standard & Poor’s, trois ans après avoir payé une amende de 1,4 milliards de dollars pour notation avantageuse de ces titres est à nouveau sur le marché. « Le risque est contenu selon nous », a déclaré l’un de leurs analystes.

On est loin encore du volume d’affaires du début de la crise, mais la titrisation de ces prêts hypothécaires bat son plein. 4,1 milliards de dollars de ces titres ont été émis l’année dernière ; au premier trimestre de cette année, on atteint déjà le montant de 1,3 milliards de dollars, le double de l’année précédente.

La nouvelle réglementation de la loi Dodd Frank, qui impose à l’émetteur de conserver 5% des titres qu’il émet, ne freine pas leur ardeur. La demande des investisseurs à la recherche de rendement dépasse largement l’offre de titres, est-il observé. Une dynamique serait-elle enclenchée ?

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3 réflexions au sujet de « Les subprimes, le retour… »

  1. Les subprimes sont tristement célèbres pour avoir été l’élément déclencheur de la crise de 2008. A ce titre, elles sont probablement surveillées comme le lait sur le feu.
    Il est donc peu probable qu’elles soient à l’origine d’un prochain krach.
    Mais, comme il est également peu probable qu’un krach ne survienne pas à court ou moyen terme (quelques soient les progrès des techniques de contrôle élaborées depuis 2008), elles y participeront comme un élément de fragilité du système parmi d’autres, de plus en plus nombreux.

    1. Cher Renard
      Je n’avais jamais rencontré un Vulpes vulpes optimiste. Alors je me permets de vous signaler que, d’ordinaire, vos congénères sont de fins réalistes.

      1. @ écodouble,
        Mon optimisme est malheureusement modéré. Je me contente de signaler que le danger ne vient que rarement de là où on l’attend, justement parce qu’on l’y attend. Il surgira le plus souvent d’ailleurs et sera différent de celui que l’on a rencontré.

        Vous avez cependant raison : ceux des miens qui ont survécu sont ceux (paranos mais réalistes) qui ne craignaient pas plus la menace repérable des rabatteurs que le silence accueillant de la forêt qui s’étendait devant eux.

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