Onze ans après, la seconde crise est engagée

Tout devrait se jouer dans les jours qui viennent. Avec la décision de Donald Trump, après que Steve Mnuchin ait déclaré au sortir du G20-finances que les États-Unis n’avaient pas peur de la guerre commerciale, tout en ajoutant pour la forme que son pays ne la recherchait pas. Ainsi qu’avec d’autres décisions européennes sur la taxation des entreprises numériques géantes, et d’éventuelles mesures de rétorsions commerciales, les deux visant les États-Unis.

Pour ne pas parler d’autres dossiers en suspens : l’accord nucléaire avec l’Iran, celui sur le climat, les dépenses militaires, ou la situation au Moyen-Orient. La Corée du Nord n’y figure pas, Donald Trump ayant clairement annoncé vouloir en faire son affaire seule.

Mais ce qui est en jeu va au-delà. Ce que les autorités européennes ne sont pas à ce jour parvenues à faire – l’éclatement de l’Union européenne – Donald Trump pourrait bien y arriver en appliquant un traitement différent pour chaque pays membre, brisant leur solidarité proclamée.

Comment négocier avec un adversaire imprévisible et qui ne respecte rien ? Les diplomates policés sont décontenancés par tant de brutalité et les dirigeants pourraient vite adopter des lignes de conduite différenciées afin d’obtenir un traitement de faveur. Faute de mieux, car il faut limiter les dégâts.

Nous sommes bien entrés dans une seconde grande crise.

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