Grèce : SUR QUOI FONDER SON OPTIMISME ?, par François Leclerc

Billet invité. Ouvert aux commentaires.

Combien de temps l’interminable bras de fer avec le gouvernement grec va-t-il encore durer ? Les avis sont partagés et personne ne sait trop bien, son agonie financière durant plus longtemps qu’il n’était prévu. Dans l’immédiat, le FMI a été remboursé de 200 millions d’euros, et la BCE a une nouvelle fois déplafonné les liquidités d’urgence qui maintiennent les banques grecques en vie, sans accroître ses exigences de garantie – l’augmentation de sa décote sur le collatéral – comme il en était question. Le gouvernement continue de racler les fonds de tiroir afin de faire face à tous ses engagements, privilégiant outre les remboursements de sa dette le versement des salaires et des retraites au payement de ses factures. En contrepartie des avancées réalisées dans les négociations, il espère toujours être autorisé à reprendre ses émissions de bons du Trésor, dont les banques pourraient se porter acquéreur, ce qui permettrait de reculer l’échéance de la fin de partie.

Faute de moyens, le gouvernement aligne les gestes symboliques et revient sans en demander l’autorisation sur des mesures passées – 1.500 fonctionnaires vont être réintégrés, les émissions de la télévision publique ERT vont reprendre – et annonce de nouvelles taxes sur les grosses fortunes et les produits de luxe. Côté négociations, les propos tenus devant les micros témoignent d’une volonté d’apaisement, mais celle-ci se manifeste plus dans la forme que sur le fond, exprimant avant tout la volonté de jouer les prolongations.

Contre toute évidence, le FMI, la Commission et la BCE se sont fendus dans l’urgence d’un communiqué commun démentant l’existence de désaccords entre eux, le président de l’Eurogroupe préférant faire non sans une certaine ambiguïté état d’une « étroite coordination » entre les parties. Thomas Wieser, qui dirige l’Euro group working group chargé de préparer les réunions des ministres, a reconnu que les réformes de la législation du travail et des retraites restaient en suspens, désormais placées de facto au centre des négociations. En préambule, le secrétariat de Syriza va se réunir vendredi pour déterminer les marges de manoeuvre, ainsi que l’opportunité d’organiser un référendum si un compromis mordant les lignes rouges maintes fois réaffirmées était trouvé.

Afin de donner de l’importance à l’échange téléphonique d’hier entre Alexis Tsipras et Jean-Claude Juncker, un communiqué commun a également été publié ! Faisant état des progrès réalisés dans les négociations, il aborde le sujet en termes que l’on comprend pesés, prévoyant de « moderniser le système des retraites afin qu’il soit juste, fiscalement soutenable et faisant obstacle à la pauvreté pour les personnes âgées ». Les deux interlocuteurs ont également discuté de la politique salariale et du marché du travail, dans le but de « soutenir la création d’emplois, accroître la compétitivité et renforcer la cohésion sociale », en référence aux « standards européens les plus élevés ». Au final, il est renvoyé au « Groupe de Bruxelles » le soin de mettre en musique ces grands principes à l’énoncé balancé, un cadeau empoisonné.

Yanis Varoufakis s’inscrit dès à présent dans le cadre des négociations qui pourraient suivre si un accord était finalement trouvé. Dans un article proposé en syndication à la presse internationale, il trace les grandes lignes de son « projet pour le redressement de la Grèce », avec pour but de susciter un « impact vertueux » à l’opposé de la politique suivie jusqu’alors. Il envisage d’associer des financements publics et privés au développement des activités dans les secteurs les plus prometteurs qu’il identifie : les startups technologiques ainsi que les entreprises agro-alimentaires et pharmaceutiques. Et, pour y contribuer, il proposer de créer une banque du développement ayant pour mission de faire fructifier l’argent des privatisations au lieu de « combler des trous budgétaires », et de mettre également à profit le plan Juncker d’investissement et les fonds de la Banque européenne de développement. Ainsi que de créer une bad bank afin de soulager les banques grecques et leur permettre de jouer leur rôle, avec comme perspective de réduire le poids des actifs toxiques qui actuellement s’accroît, grâce aux effets de la relance.

Son projet prévoit également de lutter contre l’économie informelle, « vers laquelle la brutale dérégulation du marché du travail a poussé les travailleurs », afin de redresser les comptes de la sécurité sociale, laquelle pourrait avec les caisses de retraite bénéficier des dividendes de la banque de développement. Quant aux « cartels, pratiques anticoncurrentielles, professions fermées et bureaucratie », ils sont appelés à découvrir que « notre gouvernement est leur pire ennemi ».

Comme quoi le programme de Syriza n’a rien de révolutionnaire, comme on a voulu le faire croire, mais qu’il s’apparente à un projet dans lequel la social-démocratie aurait pu se reconnaître, lorsqu’elle méritait encore son nom.

45 réflexions au sujet de « Grèce : SUR QUOI FONDER SON OPTIMISME ?, par François Leclerc »

  1. A François Leclerc: Merci pour votre article.

    Grèce: Sur quoi fonder son optimisme?

    J’ai beau y réfléchir, je ne trouve pas .A moins d’un miracle en été…

  2. Sur quoi fonder son optimisme?
    La ténacité et la longévité du gouvernement grec, l’audit de la dette, le soutien populaire, la dynamique créée de la sorte qui a jusqu’à présent déjoué tous les pronostics, et l’engagement de Syriza dans un temps plus long que celui de la presse et d’internet.

    Nous, nous pouvons verser de l’argent à un fond proche de Syriza:
    FUND OF SUPPORT TO INITIATIVES AND STRUCTURES OF
    SOCIAL SOLIDARITY
    Adresse du destinataire : 74, AKADIMIAS str., 106 78 ATHENS
    BIC : ETHNGRAA
    IBAN : GR59 0110 0400 0000 0404 8343 562
    Normalement pas nécessaire mais en cas de besoin :
    Adresse de la succursale de la Banque : NATIONAL BANK OF GREECE, 86,
    AIOLOU str., 102 32 ATHENS, TEL. 210-3342262, CODE NUMBER OF THE BRANCH 40

    …et dépenser le budget vacances, pour ceux qui en ont un, en Grèce!

    1. Mieux encore, tourisme éthique en Grèce tel que préconisé un temps par Varouf: passer donc ses vacances en Grèce, loger chez l’habitant (rooms to rent au black), tout payer en images, partout, filmer les fraudes en caméra cachée et dénoncer tout ce petit monde au fisc. Bonnes vacances les mouches …

      1. Statler dans ses ( basses) oeuvres !!!

        « Si la seule perspective d’avenir se résume, pour cette jeunesse, à accueillir dans les infrastructures touristiques les épargnants de l’Europe du Nord, l’étau de l’euro deviendra insupportable.

        Une tyrannie monétaire, sans projet d’avenir pour la jeunesse, sera donc réfutée. Et peut-être même, pour certains égarés et désespérés, avec brutalité.
        En, Grèce, comme dans d’autres pays, il existe une ultra-gauche. Elle est fondée sur les cendres du mouvement « Novembre-17 », organisation révolutionnaire clandestine née dans la lutte contre la dictature des colonels. Plusieurs groupuscules révolutionnaires ont été ravivés. Ils ont procédé récemment à des exécutions politiques. La jeunesse contestataire est persécutée lors des coups d’Etat, mais, en Grèce, ce sont les étudiants de l’École polytechnique qui, en 1973, firent basculer le régime des colonels vers la démocratie. Cette crise exige un message positif, mobilisateur et d’espoir pour la jeunesse. Et ça, non plus, il ne faut pas l’oublier.

        Bruno Colmant

        14/01/2011

        http://blogs.lecho.be/colmant/2015/05/gr%C3%A8ce-voici-mon-blog-du-14-janvier-2011.html#ixzz3Za6RWWws

        > Version très pessimiste :

         » Si l’attention est attirée sur la possibilité que la Grèce saborde son ancrage à la zone euro ou en soit expulsée, peu en imaginent les conséquences domestiques.
        Elles sont pourtant simples à concevoir : ruine des épargnants, confiscation des dépôts, marché noir de l’euro, flambée des prix exprimés dans la nouvelle drachme et inflation importée.
        Il en résultera des troubles sociaux et des manifestations populaires qui contraindront l’établissement d’un pouvoir autoritaire.
        L’intuition m’a toujours conduit à assimiler la sécession monétaire à un changement de régime politique. Retour sur 1967… »

        Bruno Colmant le 6 mai 2015

        ( il s’agit là de l’ introduction du texte cité dans le lien ci dessus )

        > Version plus ou moins optimiste :

        « L’hypothèse d’un grexit »

        « On voit ici qu’une dévaluation de 20% à 30%, rendue possible par une sortie de l’Euro aurait des effets extrêmement positifs sur l’économie[1].
        L’effet d’accroissement sur le volume du PIB serait important. La Grèce pourrait donc accroître ses importations (en biens d’équipements notamment) sans compromettre l’équilibre de la balance courante.

        Ceci confirme donc une analyse intuitive.
        La Grèce est AUJOURD’HUI bien plus prête à une sortie de l’Euro qu’elle ne l’était en 2009 ou 2010.

        Une telle sortie, accompagnée d’un défaut sur la dette et d’une dévaluation de 20% à 30% aurait pour effet de dynamiser rapidement et profondément l’économie grecque.

        Ceci conduirait très certainement à des gains de productivité du travail importants, qui permettrait, dès 2016, des hausses de salaire importante sans compromettre la compétitivité retrouvée de l’économie grecque. »

        http://russeurope.hypotheses.org/3492

      2. Mais pourquoi, pourquoi, pourquoi donc les Grecs et leurs gouvernants ne prêtent-ils pas l’oreille aux voix mélodieuses et réunies de ces sirènes optimistes de Sapir, de la Russie et de FDS ?(fois 3)

      3. À tort ou à raison, vigneron, un certain nombre de citoyens du monde ont cessé d’aller en vacances en Espagne du temps de Franco. Ou, au temps de l’apartheid, cessé d’acheter les oranges du Cap, merveilleuses en été chez nous.
        Ça ne fait pas une politique, ça ne change pas le monde, ça a des effets de sens divers: ça s’appelle une attitude individuelle, et chacun a la sienne qui au premier chef ne regarde que lui et son miroir. Et qu’il peut revendiquer ou pas.

        Pour les vacances, il devient difficile à l’hôtel ou au camping de ne pas donner son argent à des beaufs qui éludent leurs impôts et roulent en 4 x 4 sur une terre bétonnée.

      4. Les gouvernements islandais et équatorien par exemple, ont démontré que la décision

         » d’envoyer se faire mettre, mais bien profond,  » une catégorie de créanciers,

        et donc de privilégier le peuple, les prolétaires, la nation,

        était non seulement possible,

        mais la SEULE décision qui pouvait redonner confiance et foi en l’avenir de leurs pays respectifs.

        Les sirènes du capitalisme que vous défendez sont – elles réellement séduisantes ? Vaste illusion !

      5. Leboutte,

        À tort ou à raison, vigneron, un certain nombre de citoyens du monde ont cessé d’aller en vacances en Espagne du temps de Franco.

        T’es sérieux là ?

      6. MDRRR…..
        Et gnark shere khan !
        Cache ta joie marcel………

        @fds
        je suis d’accord pour que tout le monde fasse comme les islandais !

  3. Son projet prévoit également de lutter contre l’économie informelle, « vers laquelle la brutale dérégulation du marché du travail a poussé les travailleurs »

    Je suis pas certain que tous ses potes de l’OCDE souscriraient sans barguigner à cette interprétation de l’économie informelle…

    1. « A 65 ans, l’intraitable Panagiotis Nikoloudis a renoncé à sa robe de procureur pour endosser le costume de ministre anticorruption.

      Un poste clef au sein du gouvernement grec, créé sur mesure pour celui qui, depuis trente ans, combat l’une des plaies d’un pays aux caisses désespérément vides. »

       » Comme je ne peux pas attraper tout le menu fretin, poursuit-il, j’ai choisi de m’attaquer aux requins. »

      Des animaux dangereux, semble-t-il.
      « C’est la première fois que je dois me déplacer en permanence avec un garde du corps. Pourtant, j’ai longtemps exercé un métier risqué », glisse ce magistrat spécialisé depuis trente-huit ans en criminalité financière. »

      http://www.lexpress.fr/actualite/monde/europe/grece-un-sisyphe-anti-fraude-au-gouvernement-tsipras_1677826.html

  4. Quant aux « cartels, pratiques anticoncurrentielles, professions fermées et bureaucratie », ils sont appelés à découvrir que « notre gouvernement est leur pire ennemi ».

    Emmanuel Macron ?

  5. Comme tout cela est… desesperement rejouissant !
    Merci a Vigneron -en tant qu’historique du blog- de rediger un peu plus sur le mode ‘Je discute’. Sincerement.
    Merci a tous pour les commentaires sur F. Leclerc, et surtout donc merci a lui. Merci F. Leclerc de suivre ainsi le deroule des evenements avec ton oeil avise, donc des perspectives.

    Je m’etais procure les coordonnes de ‘Varouf’ (nous ne sommes pas intimes) : je decide ce soir de lui proposer un projet completement fou mais qui ira bien dans l’air du temps qui ressemble a une derniere chance [bien que, tout bien considere, rester dans l’euro pour la Grece actuelle…].

    Alors que l’on observe partout des tentatives d’elaborations democratiques « d’initiative citoyenne » ou du moins agreant le Citoyen, le phare europeen maltraite ehontement le berceau de la civilisation mere de la Democratie (qui l’avait bien mieux comprise et appliquee que nous-memes) : quelle farce, quel paradoxe historique !!

    Ceci pourrait permettre des actions complementaires de celles deja engagees.

  6. http://syriza-fr.org/2015/05/09/grece-lheure-de-la-rupture/

    L’HEURE EST VENUE

    « La peur du Grexit ne doit plus nous paralyser. Il est temps d’affirmer clairement, pour commencer, que quels que soient les fonds transférés par la nouvelle législation dans les coffres publics, il doivent être consacrés à la couverture des besoins publics et sociaux et non aux paiements des créanciers.

    L’heure est également venue de mettre un terme au radotage soporifique à propos des « négociations qui avancent » et des « accords en vue ».

    Il est temps de mettre immédiatement un terme aux références surréalistes aux « solutions mutuellement profitables » et aux « partenaires » avec lesquels nous sommes supposés être les « copropriétaires de l’Europe ».

    Il est temps de révéler au public grec et à l’opinion publique internationale les faits qui mettent en évidence la guerre sans merci qui est menée contre ce gouvernement.

    Et le temps est venu, par dessus tout, de se préparer finalement, politiquement, techniquement et culturellement à cette solution honorable que serait la séparation d’avec cette implacable bande de djihadistes du néo-libéralisme.

    Le temps est venu d’expliciter le contenu et d’expliquer la viabilité de la stratégie alternative, qui commence avec la double initiative de la suspension des remboursements de la dette et de la nationalisation des banques, et qui se poursuit, si nécessaire avec le choix d’une monnaie nationale approuvée par le public au cours d’un référendum populaire .

    Le temps est venu pour la réflexion sérieuses mais aussi pour les actes décisifs. C’est le moment dans lequel le désastre et la rédemption se retrouvent côte-à-côte.

    C’est le moment de riposter. »

    Stathis Kouvélakis.

  7. Pourquoi pas la production d’énergie ? Des énergies renouvelables bien sur et surtout le solaire, vu le potentiel d’ensoleillement (http://re.jrc.ec.europa.eu/pvgis/countries/countries-europe.htm) largement supérieur à celui de l’Allemagne
    Bien sur il y a des risques :
    1) Risque de voir des purs financiers venir uniquement chercher de forts rendements, mais c’est facilement contournables par le financement participatif – CrowdFunding
    Et il faut préserver le potentiel touristique et ne pas défigurer les paysages.

    2 ) Risque de voir des terres agricoles accaparées pour de la production d’énergie, mais il y a beaucoup d’espaces non cultivables et il suffit d’instaurer des règles strictes. Y compris en termes de taxation. (de réserver par exemple une part des taxes produites au financement des seuls services de la santé, ou de l’éducation…)
    C’est aussi une solution dont pourrait s’accommoder l’Allemagne.

    Il existe un plan B ! Pour les financements, pour attirer les capitaux nécessaires (il ne faut pas compter sur l’Europe qui préfère peut être financer les vaches virtuelles, pour mieux les compter je propose de toutes les regrouper dans une seule et unique ferme.

    Attention humour cynique ! (je préviens, vu qu’il y a des internautes qui prennent tout au premier degré…)
    Il faut transformer l’inconvénient en avantage : le problème ? c’est le manque de taxation et d’imposition en Grèce et plutôt que de lutter contre cela il faut en tirer avantage.
    Pourquoi ne pas favoriser l’implantation de sièges de holdings et de banques, en instaurant un paradis fiscal, (un peu comme en Irlande ou au Luxembourg ?). Vous imaginez le potentiel pour les exilés fiscaux de pouvoir à la fois bénéficier d’un climat ensoleillé et d’un énorme potentiel d’amarrage de yachts.
    On pourrait également utiliser l’argument écologique pour alimenter en énergie renouvelables des data center avec des CPU rendant le trading haute fréquence encore plus performant qu’en GB et ainsi on ne verrait même plus passer les flash crash.
    Que la Grèce adopte des méthodes économiques ultralibérales, ce serait une preuve ultime de leur bonne volonté et même la troïka serait obligée d’applaudir.
    C’est certes une cynique démonstration par l’absurde, qui accélérerait le processus d’autodestruction de l’UE, mais pas plus que les jeux de rôles hypocrites des dirigeants européens qui nous ont menés à cette tragédie Grecque.

    1. Le havre fiscal orthodoxe et parlant grec, ça a existé, ça eút payé, ça paye plus, ça a mal fini, c’est Chypre.

      1. Oui, mais malheureusement il reste des refuges fiscaux indéboulonnables, même en Europe.
        C’est étonnant, car les dégâts collatéraux sont énormes.
        Pour la Grèce, l’argument reste viable, non pas que je veuille promouvoir ce que Paul Jorion et François Leclerc dénoncent depuis des années (nous sommes plus spectateurs qu’acteurs), mais parfois il faut user de toutes les armes.
        Pour revenir au  » sur quoi fonder son optimisme » : c’est que la Grèce n’a plus grand chose à perdre et que l’Europe risque gros. C’est même à se demander si quelques pays « partenaires » ne tireraient pas avantage à voir imploser l’Euro ?

      2. Le « problème » est pourtant bien que la Grèce a encore énormément à perdre.
        Ps: la Grèce est déjà un havre fiscal pour ses armateurs.

      3. Velka je crois que vous avez un émule, Bershidsky… http://www.bloombergview.com/articles/2015-05-11/apple-could-make-money-by-bailing-out-greece
        Rien qu’Apple, Microsoft, Google, Pfizer and Cisco ont $439 milliards dont ils ne savent que foudre. Le deal: ils filent €190 millards, soit moins de la moitié de leur cash, à la Grèce qui se désendette de plus de 100% du pib contre un statut fiscal ad vitam aeternam du genre de celui d’Apple en Irlande (qui file un mauvais coton)… Du blanchiment sur lequel auraient du mal à chipoter les Schäuble, Juncker, Dijsselbloem, Lagarde et Dragui. L’irlande c’est moins sûr…

    2. « On pourrait également utiliser l’argument écologique pour alimenter en énergie renouvelables des data center avec des CPU rendant le trading haute fréquence encore plus performant qu’en GB et ainsi on ne verrait même plus passer les flash crash. »

      même en ironisant, l’argument écolo quand on sait ce que consomme en énergie les fermes de serveurs et autres data center………

      un peu tiré par les écheveaux des fils du serveur……..
      Cela dit, vous avez raison, en Absurdie tout est possible, la troïka nous le démontre bien avec constance et application …..

  8. Ce que l’austérité a fait au système de santé
    Publié: mai 3, 2015 dans Articles / Press / Grèce

    source /par Louise Irvine

     » Au mois d’octobre 2014, j’ai visité la Grèce pour observer l’impact de l’austérité sur le peuple grec et en particulier sur la santé et sur le système des soins.

    J’ai rejoint d’autres travailleurs du secteur de la santé et la Campagne de solidarité avec la Grèce pour visiter des hôpitaux, des cliniques et des marchés de denrées alimentaires. J’ai discuté avec des soignants, avec des volontaires, avec des politiciens et avec des membres des gouvernements locaux.

    Ce que j’ai observé m’a consternée et attristée.

    Dans l’hôpital le plus important de Grèce, l’Evangelismos à Athènes, les conditions étaient pires que celles que j’ai rencontrées dans des pays en voie de développement.

    Dès que les portes de l’hôpital s’ouvrent les jours « d’urgence » |1|, les gens affluent. L’effondrement des services de santé publique primaires et collectifs fait que toutes celles et tous ceux qui ont besoin de soins doivent se rendre au service des urgences et des accidents des grands hôpitaux, que ce soit pour un accident grave, pour des médicaments, pour des maladies chroniques ou pour faire vacciner les enfants. Des membres du personnel m’ont dit que des victimes de traumatismes majeurs devaient souvent attendre durant des heures pour une radiographie et un traitement à cause du manque de personnel |2|. Lorsque de trop nombreux cas affluent en même temps, il arrive que les gens meurent avant d’avoir été pris en charge. »

    suite ici : https://solidaritefrancogrecque.wordpress.com/2015/05/03/ce-que-lausterite-a-fait-au-systeme-de-sante/

    L’austérité, la destruction du système de santé et l’urgence d’un moratoire sur la dette

    https://solidaritefrancogrecque.wordpress.com/2015/05/03/lausterite-la-destruction-du-systeme-de-sante-et-lurgence-dun-moratoire-sur-la-dette/

    PIQUANT NON ? …………:-)

  9. Toute révérence due à ceux qui manifestent ici leur souci pour la Grèce, il me semble que ce n’est pas la peine d’inventer ce que le gouvernement grec va faire ou pourrait faire!
    Il y a de toute évidence une rigidité minérale des décideurs européens, une réflexion inévitable au sein de Syriza autour d’un contrôle des banques et des mouvements de capitaux, et un débat interne virulent où les options défendues ci-dessus par Sathis Kouvelakis sont prises très au sérieux.

    Je crois que notre rôle ici est plus de soutenir que de commenter, sachant que la partie engagée n’est pas gagnée d’avance, et qu’elle sera lourde d’effets dans toute l’Union.

    Le fond social athénien dont j’ai donné les références bancaires dans mon post du 8 mai est celui qui avait été choisi par l’initiative « De peuple à peuple » présentée sur ce blog par Sophie Wahnich.

    J’aimerais un peu plus de propositions concrètes sur ce que chacun peut faire chez soi, et voir mentionner plus souvent les soutiens déjà en place !

  10. BLUFF ?

    Anglo-Saxons’ would rip Europe apart after a Grexit, says Juncker

    Commission president says Grexit exposes the euro to huge danger as capitalist forces would try to dismantle the EU « piece by piece »

    http://www.telegraph.co.uk/finance/economics/11583755/Anglo-Saxon-world-would-rip-apart-Europe-after-a-Grexit-says-Juncker.html

    C’est marrant ça, même Junker-leaks ne semble pas faire totalement confiance à la BCE !

    Il veut même « re-open the terms of its treaties » pour convaincre…les anglish de pas se barrer !!!!

    Une fois encore, quand on voit ce qu’on voit, qu’on entend ce qu’on entend et ben…

    1. J’interpréterais cela comme un début de mise sur la place publique des dissensions dans le camp européen.
      En effet, Juncker craint plus le grexit que certains intégristes. Dans le consistoire de la BCE, Luc Coene, ancien directeur de la banque nationale de Belgique, a été le premier a déclarer, il y a quelques jours, qu’une sortie de l’euro par la Grèce serait bénéfique à tout le monde.

  11. « pourquoi,pourquoi,pourquoi…. »

    2010

    http://www.voxeurop.eu/fr/content/article/2977791-pourquoi-j-ai-publie-la-liste-lagarde

    Cet homme qui a couru des risques que l’on imagine même pas et qui aujourd’hui est LA cible, mr Falciani, soit UNE personne, au bon

    endroit au bon moment, a contribué à destabiliser le gouvernement espagnol ( Botin et le PP ), mis dans l’embarras la Suisse, la

    France, et … la Grèce ( et tous ceux qui sont sur la sellette, cad les vrais profiteurs du système des paradis fiscaux, les pauvres bien sûr ).

    2059 personnes, tout de même, sur la liste Lagarde.

    Qu’en a fait les gouvernements grecs précédent : égarée !

    http://www.voxeurop.eu/fr/content/news-brief/2963461-les-mysteres-de-la-liste-lagarde

    L’eurogroupe a -t-il exigé que ce problème soit réglé ?

    euh, il me semble que sa volonté était plutôt de reconduire le gouvernement antérieur, super comme crédibilité !

    Depuis, ce petit monde à largement eu le temps de se retourner et d’aller planquer son pognon, au hasard, chez Mr Junker ou mr Dijbelssoem, comme le fait nombre de multinationale d’ailleurs.

    2015, quoi de neuf sous le soleil grec ?

    Tsipras veut faire le ménage et oh scandale !

    1. Quoi de neuf sur le front des grandes réformes fiscales contre la fraude et la corruption pour les 100 jours de Tsipras ? Rien. Même l’église orthodoxe est passée au travers. Idem les armateurs et autres oligarques. Quid des enchères sur les fréquences de diffusion qui devaient toucher ces oligarques tenant les médias ? Quoi sur le régime fiscal des îles ?
      Varouf disait que six semaines maximum seraient suffisantes pour le grand plan de réformes. On est à quinze semaines.

      1. Puisque vous ne lisez pas les infos qui sont dans les liens, je les remets :

        > Point de vue d’Euclide Tsakalotos

        http://syriza-fr.org/2015/04/30/entretien-avec-euclide-tsakalotos-ministre-delegue-aux-relations-economiques-internationales-du-gouvernement-tsipras-et-desormais-coordinateur-de-lequipe-des-negociateurs-a-bruxelles/

        > Vous y trouverez plein d’infos qui vous ont échappé : sur ce que signifie gouverner avec ces boulets de l’eurogroupe et le chantage de la BCE ; tout comme la fiscalité des iles ; quelles réformes privilégier dans ce laps de temps de 4 mois…

        > Au sujet de la réforme fiscale, reportez vous au point 3 de ce fil, le lien qui s’y trouve est instructif .

        Sinon, il y a ça aussi :

        http://www.liberation.fr/economie/2015/03/05/meme-les-plus-puissants-doivent-rendre-des-comptes_1214968

        > Concernant l’église orthodoxe, voici :

        http://crissementathee.com/2015/04/12/grece-leglise-orthodoxe-au-secours-de-tsipras/

        http://www.fait-religieux.com/en-grece-tsipras-et-le-chef-de-l-eglise-s-unissent-pour-sauver-l-etat

        http://orthodoxie.com/lettre-du-premier-ministre-grec-alexis-tsipras-a-larcheveque-dathenes-jerome-au-sujet-des-proprietes-de-leglise-orthodoxe-de-grece/

        > Pour ces oligarques, c’est par là :

        http://www.lemonde.fr/europe/article/2015/04/22/arrestation-en-grece-du-fils-d-un-oligarque-accuse-d-evasion-fiscale_4620607_3214.html

        > Pour la téloche et les infos, ERT rediffuse depuis une semaine !

        http://www.lemonde.fr/europeennes-2014/article/2014/05/04/grece-la-nouvelle-television-publique-a-commence-a-emettre_4411333_4350146.html

        http://www.okeanews.fr/20141008-deregulation-sauvage-davantage-censure-repression-les-medias-grecs

        Pour les enchères, ça attendra ! Hein, on est pas pressé !

        > Un petit rappel du CADTM

        http://cadtm.org/Ils-n-imaginaient-pas-qu-un

        « Cet audit de la dette est-il compatible avec la négociation en cours entre le gouvernement d’Alexis Tsipras et l’Union européenne ?

        Évidemment qu’il est compatible. Il y a ici une sorte d’ironie de l’Histoire : en mai 2013, le Parlement européen, sous la pression de la Commission européenne, a adopté un règlement très dur pour les pays soumis à un plan d’ajustement structurel – à cette époque, la Grèce, le Portugal, Chypre et l’Irlande.

        Il s’appelle le Règlement 472 et est extrêmement dur à propos de la tutelle des économies des pays sous assistance financière.

        Dans l’article 7.9, il est dit qu’un pays sous ajustement structurel devra réaliser un audit intégral de sa

        dette pour expliquer comment celle-ci a augmenté jusqu’à un niveau insoutenable, ainsi que pour

        identifier les possibles irrégularités. »

        > Sinon, le spécialiste des taux, regardez ceci, vous m’en direz des nouvelles

        http://cadtm.org/Le-FMI-a-fait-2-5-milliards-EUR-de

        Tout en sachant que même la BCE se sucre, et pas qu’un peu mon neveu !

        > > > > Au fait, vous n’écrivez rien au sujet de la liste Lagarde, un oubli sans doute …

      2. Tout en sachant que même la BCE se sucre, et pas qu’un peu mon neveu !

        Ah ouais ? Sur les titres grecs ? Sérieux ?
        Arrête ton cinéma, Tsipras n’a rien fait de significatif pour changer la donne fiscale. Il est gentil Nikoloudis mais où ils sont les « 2,5 milliards qui doivent rentrer avant l’été » ? Ça serait bien qu’ils rentrent là tout d’suite…
        Quant à la liste Falciani, franchement, t’as pas mieux ?

      3. > Scoop for you !

        http://europe.jean-luc-melenchon.fr/2015/03/10/la-bce-contre-la-grece/

        « Enfin pas un mot sur le remboursement des intérêts de la dette grecque, c’est à dire le re-versement par la BCE à la Grèce des intérêts qu’elle a elle même prélevés. Prévue pour un montant de 1,8 milliards d’euros, pas un centime n’a été versé à ce jour. »

        > loi fiscale :

        Ben, le figaro pour une fois :

        http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2015/03/24/97002-20150324FILWWW00376-grece-une-loi-fiscale-en-preparation.php

        > La liste Lagarde n’a pas fini de faire parler d’elle…

        > Après la Ricci, en France, quelques autres s’inquiètent…

    1. EDIFIANT ? Vous avez dit Edifiant ?

      1)

      http://trends.levif.be/economie/banque-et-finance/la-grece-perd-des-millions-a-cause-des-paradis-fiscaux-europeens/article-normal-374743.html

      « Des multinationales opérant en Grèce échappent en partie à l’impôt grâce à des domiciliations dans des pays à la fiscalité avantageuse, a dénoncé mercredi un rapport de l’ONG néerlandaise SOMO, citant le cas d’une minière canadienne.

      « Une analyse des positions bilatérales d’investissement de la Grèce montre que les Pays-Bas, comme le Luxembourg et Chypre, sont utilisés comme des paradis fiscaux pour les entreprises opérant en Grèce », affirme l’ONG dans un rapport présenté à Athènes »

      2)

      http://blogs.mediapart.fr/blog/pierre-khalfa/040215/questions-sur-la-dette-grecque#_ftn7

      Les aides à la Grèce n’ont servi essentiellement qu’à payer les intérêts de la dette[6]. Elles ont été conditionnées par l’application de plans d’austérité et de réformes structurelles qui ont plongé le pays dans la dépression. Le PIB a ainsi diminué de 25 % en cinq ans, ce qui a contribué à augmenter le ratio dette/PIB. La Grèce a été ainsi prise dans une spirale mortifère. Obligée de faire appel de nouveau à l’aide européenne, elle a dû subir de nouveaux plans d’austérité qui n’ont fait qu’aggraver la situation.

      Ces aides ont d’ailleurs permis aux prêteurs de s’enrichir sur son dos[7] : ils ont emprunté sur les marchés financiers à un taux relativement bas pour prêter à la Grèce à un taux nettement plus élevé.

      C’est notamment le cas de la France qui a prêté 40 milliards d’euros à la Grèce dans le cadre de prêts bilatéraux ou par l’intermédiaire du FESF. Bref, l’aide à la Grèce a surtout aidé ses créanciers.

      [7] La Grèce a cependant obtenu depuis mars 2012 que les profits réalisés par la BCE sur les obligations d’Etat lui soient reversés.

      3)

      http://cadtm.org/Grece-l-heure-des-choix

      « Fin mars, la BCE demande aux banques grecques de ne plus acheter les titres publics émis par l’État grec. Or sans apport financier extérieur, le financement de l’État grec ne repose aujourd’hui que sur la capacité des banques grecques à acheter des bons du trésor à court terme (T-Bills). La BCE avait auparavant déjà refusé la demande du gouvernement grec de relever le plafond d’émission des T-Bills de 15 à 25 milliards d’euros. Elle veut en interdire maintenant l’achat par les banques grecques. La Grèce est donc, de fait, privée de source de financement. Dans le même temps, les directeurs du Trésor des pays de la zone euro ont refusé de restituer à la Grèce 1,2 milliard d’euros lui revenant |17 »

      |17| L’accord passé le 20 février 2015 entre le gouvernement grec et l’Eurogroupe prévoit que les fonds non utilisés prêtés à la Grèce pour recapitaliser les banques grecques soient restitués, soit 10,9 milliards d’euros. Mais, il est apparu qu’une partie de cette somme (1,2 milliard) provenait des réserves de trésorerie de l’État grec et devrait donc théoriquement lui revenir

      4)

      depuis aout 2014, la BCE n’a pas versé un centime à la Grece …

      Mais sinon, à part ça ?

  12. http://www.forum-des-alternatives.eu/

    SI SE PUEDE ! SI SE PUEDE !

    Le Forum européen des alternatives se tiendra à Paris, Place de la République, les 30 et 31 mai prochains.

    « Faire respecter les peuples sur la scène européenne

    L’Europe libérale n’en finit plus de nier la démocratie, les besoins sociaux et le développement écologique, provoquant à juste titre un fort rejet populaire. Du fait même de son architecture économique, l’UE a subit de plein fouet la crise financière de 2008 et en a aggravé les conséquences avec les politiques d’austérité. Les peuples européens ont beaucoup résisté, de plus en plus ensemble, face aux attaques contre les services publics, le droit du travail, contre la démocratie et les droits humains les plus élémentaires.

    Le vote du peuple grec en janvier dernier a d’ores et déjà bouleversé le paysage politique. Un bras de fer sans précédent s’est engagé entre le peuple grec et ses représentants, contre les tenants de l’Europe libérale comme Angela Merkel, les forces de l’argent, les banques, les marchés financiers, la Banque Centrale Européenne, le FMI et la Commission européenne »

    Prise de conscience et changement de cap !

  13. Désolé, mais je n’y arrive pas, à trouver des fondements à l’optimisme.

    Je ne comprends même pas cet entêtement de la BCE. Prendre un risque aussi élevé mais pour démontrer quoi, que la Grèce ne peut survivre avec un endettement élevé ?

    Alors qui sera le suivant ? (un peu de Jacques Brel)

    A voir le tableau des dettes, il semble qu’il y ait un ordre logique : http://www.touteleurope.eu/actualite/la-dette-publique-des-etats-de-l-union-europeenne.html
    Sauf que, si l’on prend les chiffres en intégrant les « hors bilan », au hasard de la France, (voir cour des comptes) on arrive à 260 % du PIB.

    Et en plus les taux remontent… Alors à quoi jouent ils

    1. La BCE maintient la pression, et la relâchera un peu si nécessaire dans 2 semaines.
      C’est une guerre d’usure, qui peut durer éternellement.

      Le temps joue pour la Grèce, qui pourrait se trouver de nouveaux alliés pour faire pression sur l’Europe, au fur et à mesure des élections ailleurs: Podemos… et dont les réformes se mettent en place peu à peu.

  14. PETIT ETAT DES LIEUX

    1 )

    « l’Etat grec dispose de 87 milliards d’euros d’actifs financiers sous forme de participations dans les entreprises et les banques grecques. Les dernières évaluations remontent cependant à septembre 2014 et depuis leur valeur s’est dépréciée. »

    http://www.lesechos.fr/monde/europe/02139900096-letat-grec-dispose-encore-dun-matelas-de-87-milliards-dactifs-1115537.php

    L’Eurogroupe le sachant, attendent-ils qu’ils commencent à vendre les bijoux de famille ?

    Combien de temps cela prend -il à vendre  » des participations » ?

    2 ) des privatisations, soit la vente de biens publics sont -elles encore souhaitable ?

    3 ) mam Merkel est-elle décidée à prendre des risques jusqu’à … jusqu’à quand tiens ?

    4) en coulisse, l’armée, la police et la justice grecque qui restent politiquement à l’extrême droite, préparent-elles « la suite des évènements » avec des oligarques un petit peu remontés …

    Un putsch et les militaires au pouvoir en 2015 en Grèce ?????

    5) rappel : OLIVIER DELORME

    jeudi 30 avril 2015 Réouverture de l’ERT

    Par Olivier Delorme, jeudi 30 avril 2015 à 16:32 :: Nouvelles de la Grèce libérée

    « On ne les a pas entendus beaucoup, tous ces virtuoses de la chronique abjecte, de la tribune baveuse, de l’éditorial obscène, on ne les a pas entendues beaucoup les divas de la matinale propagande s’indigner, le 11 juin 2013, de la liquidation brutale de l’audiovisuel grec public. »…

    « Elles ne s’étaient d’ailleurs pas plus émues, les morales voix et les innocentes plumes, lorsque Merkel, Sakozy, Barroso, Draghi et consorts avaient interdit à un Premier ministre grec démocratiquement élu de consulter son peuple.

    Elles n’avaient pas même vibré d’un juste courroux lorsque les mêmes avaient fait nommer un banquier ( Papadimos ) non élu pour remplacer ce Premier ministre,

    ni ne s’étaient indignées lorsque le banquier avait fait rentrer dans ce gouvernement les premiers ministres d’un parti d’extrême droite que la Grèce ait eu depuis la chute de la dictature des Colonels en 1974.

    Elles ne s’étaient pas davantage scandalisées des ingérences inouïes et des menaces répétées de Merkel et autres Barroso ou Draghi dans la campagne électorale grecque de 2012,

    ni lorsque la presse grecque avait révélé que le directeur de cabinet de leur favori, l’ultraconservateur Samaras parvenu au pouvoir grâce à ces ingérences et menaces,

    entretenait des relations étroites, donnait des instructions au téléphone aux néonazis d’Aube dorée,

    création de la politique de Merkel, Sarkozy, Draghi, Barroso/Juncker et consort. »…

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