SUR LA DETTE, LE FMI AVANCE À PAS DE LOUP ! par François Leclerc

Billet invité.

Les gardiens du Temple qui s’en offusquent doivent se rendre à l’évidence : comme les banques centrales, le FMI fait de la politique et pas qu’un peu ! Pour ceux qui en douteraient encore, il vient une nouvelle fois d’en faire la preuve vis à vis de l’Ukraine, et se prépare à prochainement récidiver avec la Grèce.

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LES RENDEZ-VOUS MANQUÉS DE L’HISTOIRE, par François Leclerc

Billet invité.

Que se passe-t-il sur les routes de l’exode ? Tant bien que mal, un parcours s’est pour l’instant imposé dans les Balkans, les réfugiés passant à pied chaque frontière pour être convoyés à la suivante par train ou par bus selon le principe du jeu de la patate chaude : chaque gouvernement fait tout pour éviter que les réfugiés – qui ne le souhaitent pas – s’installent durablement sur son territoire.

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L’ESPRIT DE MUNICH ET DE YALTA NOUS A RATTRAPÉS, par François Leclerc

Billet invité.

Dissident et condamné à 7 ans de camp en URSS, ami d’Andreï Dimitrievitch Sakharov et intransigeant combattant de toujours pour le respect des droits de l’homme, opposant à la guerre en Tchétchénie, l’un des fondateurs de Memorial vient de reprendre du service. Il s’appelle Sergueï Adamovitch Koralev et a 84 ans.

Dans une lettre ouverte datée de Moscou adressée aux députés européens qui lui ont attribué le prix Sakharov, il interpelle le monde occidental : « Le monde aurait été différent s’il n’y avait pas eu la honte de Munich et de Yalta », s’indigne-t-il une fois encore pour déplorer les trop nombreuses concessions des dirigeants européens envers la Russie, ainsi que « l’indifférence immorale du pragmatisme politique ».

Surprenant par son ampleur ses organisateurs, une « Marche de la paix » a rassemblé dimanche dernier plusieurs milliers de manifestants à Moscou, avec comme slogans « Non à la guerre en Ukraine » et « Stop aux mensonges de Poutine ». Ceux-ci arboraient des drapeaux russes et ukrainiens, et l’on pouvait lire sur des banderoles « Ukraine, nous te demandons pardon ».

Quelle leçon de la part de ceux qui savent de quoi ils parlent ! Quel renoncement de la part de ceux qui les accumulent !

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Vol MH 17 : UN PARI DE DUPES DES OCCIDENTAUX ? par François Leclerc

Billet invité

Les polémiques ne manquent pas à propos de l’anéantissement des 298 passagers et membres d’équipage du vol MH 17, la principale étant sur qui en porte la responsabilité. Les autorités russes ont opposé leur version aux accusations des Américains et des Ukrainiens, mais ne rien ne garantit qu’une enquête aux contours encore indéfinis permettra d’établir les faits, surtout si elle se limite à la scène du crime, alors que des données radar – qui doivent probablement exister vu la totalité des moyens de détection déployés – pourraient seules prouver la localisation du tir du missile.

Pavé dans la mare, Alexandre Khodakovski, le commandant du « bataillon Vostok », qui n’est pas n’importe qui, a reconnu mercredi dans une déclaration à l’agence Reuters que les séparatistes possédaient des missiles antiaériens Buk, précisant que ceux qui avaient été pris à l’armée ukrainienne n’étaient pas opérationnels. Il a attribué la responsabilité du tir aux Ukrainiens, car « ils savaient que le missile serait déployé là [vers Snejnoïe où il dirigeait] et ils ont provoqué le tir de ce Buk en lançant une attaque aérienne sur un objectif sans importance que leurs avions avaient ignoré pendant une semaine. » Il a ajouté : « Je savais qu’un Buk était venu de Louhansk. On m’avait alors dit que ce Buk était envoyé par la ‘République populaire de Louhansk’», une région tenue par les insurgés. « J’étais au courant de la présence de cette batterie de Buk. On m’en avait parlé. Je pense qu’elle a ensuite été renvoyée là d’où elle venait (…) afin d’effacer les preuves de sa présence. »

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Vol MH 17 : À QUI PROFITE LE TROUBLE ? par François Leclerc

Billet invité

Un chasseur ukrainien était à proximité de l’avion de ligne malaysien, à distance de tir d’un missile air-air, avant que ce dernier ne soit abattu, selon le général Andreï Kartapolov de l’État-major des forces russes, qui a par ailleurs nié toute livraison de matériel militaire aux séparatistes ukrainiens, et tout particulièrement de systèmes de missiles mobiles sol-air. Il a également fait état de la présence près de Donetsk d’un tel système sous contrôle de l’armée ukrainienne au moment du crash. Telle est la substance d’une intervention destinée à faire pièce aux accusations d’origine américaine et ukrainienne mais qui n’est pas convaincante.

Selon Kartapolov, les Ukrainiens avaient donc deux possibilités d’abattre l’avion de Malaysia airlines, et les séparatistes aucune, bien qu’il se garde de dire que les premiers ont tiré et abattu l’avion. Mais à trop vouloir prouver, on affaiblit parfois sa démonstration : comment croire que les installations de détection russes, qui seraient capables de détecter le chasseur et une batterie de missiles, soient passées à côté d’un tir de missile qui dans les deux cas serait difficilement passé inaperçu ? Comment croire que les Russes n’aient pas fourni de matériel militaire aux séparatistes, après la mascarade à laquelle ils se sont prêtés – et qu’ils ont niée – en camouflant leurs troupes d’élites ainsi que leurs blindés légers ? Tout cela vient trop à point nommé, et tardivement de surcroît.

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Vol MH 17 : UN DEAL EST UN DEAL ! par François Leclerc

Billet invité.

Vladimir Poutine vient de commencer à remplir sa part du contrat en déclarant ce matin que « la Russie fera tout ce qui est en son pouvoir pour que le conflit passe d’une phase militaire à une phase de négociations pacifiques par des voies exclusivement diplomatiques ». L’échange de bons procédés négocié par la Chancelière allemande connait un début d’application : la Russie ne sera pas mise en cause à propos du tir du missile ayant abattu l’avion de Malaysia airlines et va en contrepartie s’engager dans des négociations politiques à propos de l’Ukraine. Angela Merkel a pris le risque que ces négociations tournent court ultérieurement sous un prétexte quelconque, sauf à révéler ultérieurement ce qui est a priori destiné à rester un mystère non élucidé. Attendons de voir comment les autorités américaines vont réagir et ce que les ministres des affaires étrangères européens réunis ce soir diront, et enregistrons que David Cameron, le « cousin » britannique, a demandé une enquête complète sur ce qui s’est passé dans un article écrit pour le Sunday Times, impliquant la Russie et lui demandant non seulement d’encourager un cessez-le-feu en Ukraine mais de rendre disponible toutes les informations dont elle dispose à propos du crash…

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Vol MH17 : UNE GROSSE ARÊTE DANS LA GORGE, par François Leclerc

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En choisissant de fermer les yeux, Angela Merkel et François Hollande ont sciemment décidé de laisser passer l’occasion d’imposer un cessez-le feu en Ukraine et de porter un coup d’arrêt au soutien russe aux séparatistes ukrainiens de l’Est. Et les autorités américaines – qui pointent du doigt les Russes – peuvent difficilement rendre publics les éléments dont ils disposent sans prendre à contrepied leurs alliés européens. Une division qui n’est pas nouvelle vis à vis de la Russie et dont Vladimir Poutine a usé et abusé.

Depuis le début des évènements ukrainiens, ce dernier s’est réfugié dans la plus parfaite des mauvaises fois, masquant l’intervention russe par de multiples subterfuges – comme la présence de troupes en uniforme sans signes distinctifs – avant d’armer, encadrer et financer une petite armée de volontaires favorables au rattachement à la Russie. Désormais entérinée comme un fait accompli faisant à nouveau des Tatars les victimes de l’histoire, l’annexion de la Crimée n’a pas suffi, et une large partie de l’Est de l’Ukraine où est concentrée la population russophone a pour vocation de faire sécession, l’instauration de la « République populaire du Donetsk » le concrétisant.

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Vol MH17 UN DÉTESTABLE TOUR DE PASSE-PASSE, par François Leclerc

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Qui a tiré le missile qui a descendu en vol l’avion de Malaysia Airlines ? Les autorités américaines et Barack Obama ont pointé le doigt sur les séparatistes ukrainiens de l’Est, évoquant la circonstance aggravante d’une aide technique russe pour opérer le système. Faisant contraste, Angela Merkel a préféré proposer conjointement avec Vladimir Poutine qu’une enquête soit confiée à l’Organisation de l’aviation civile internationale, l’OACI. François Hollande a immédiatement appuyé cette initiative, afin a-t-il fait valoir de disposer de « certitudes » et non plus « d’hypothèses », reléguant à ce niveau des déclarations du président américain qui ne s’y prêtent pas.

Confier la responsabilité d’une enquête sur un acte de guerre a une organisation civile sans moyens de la mener a tout du tour de passe-passe. Comment celle-ci pourrait-elle identifier les responsables du tir, les autorités américaines s’étant appuyées sur les données fournies par leurs moyens de détection afin d’établir la trajectoire du missile et donc son point de départ, qu’ils ont localisé dans la partie du territoire ukrainien sous contrôle des séparatistes ?

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Ukraine : 2.000 soldats russes auraient été aéroportés en Crimée, par François Leclerc

Billet invité.

Deux mille soldats russes auraient été aéroportés à Simferopol, la capitale de la Crimée. Dénonçant une provocation, le président ukrainien par intérim, Olexandre Tourtchinov, a déclaré : « Je m’adresse personnellement au président Poutine pour lui demander d’arrêter immédiatement son agression non dissimulée et retirer ses militaires de Crimée ».

Selon un communiqué de la présidence russe, Vladimir Poutine aurait souligné qu’il est « extrêmement important » d’éviter « une escalade de la violence » en Ukraine, lors d’entretiens téléphoniques avec Angela Merkel, David Cameron et Herman Van Rompuy de ce vendredi.

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Ukraine : UN AIR FRAIS BALAYE L’ODEUR DES PNEUS BRÛLÉS, par François Leclerc

Billet invité

La composition du gouvernement provisoire ukrainien issu du Maïdan tranche avec les jeux géopolitiques dangereux qui sont engagés. Comme l’a remarqué Adam Michnik dans un entretien accordé au journal Le Monde, il est l’expression d’une « révolution d’un nouveau type », ayant comme vocation de réaliser ce que la « révolution orange » de 2004 n’avait pu concrétiser.

Le ministre de la culture a été l’animateur du podium du Maïdan dans les pires moments où il fallait tenir, tandis que le ministre de la santé était en charge des services médiaux qui ont mobilisé les médecins et les étudiants pour soigner les blessés. Le ministre de l’économie a été très engagé dans la contestation et celui de l’éducation, ancien recteur de la plus ancienne université de Kiev, avait défendu le droit des étudiants à participer aux évènements. Le diplomate détenteur des affaires étrangères avait ouvertement soutenu la contestation. Le futur responsable du Conseil national de sécurité et de défense commandait les groupes d’auto-défense du Maïdan et une journaliste réputée pour ses révélations sur le train de vie des responsables de l’ancien régime a été nommée à la tête d’un bureau anti-corruption.

Auront-ils le temps et les moyens d’agir ?

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