Cette Grèce qui ne fait plus les manchettes

Fort de sa victoire aux législatives du 7 juillet, Kyriákos Mitsotákis, le président de Nouvelle Démocratie, a pris la succession d’Alexis Tsipras de Syriza, mais cela ne change rien à l’affaire. La Grèce reste sous la tutelle inflexible d’autorités européennes qui veillent au grain dans un « cadre de surveillance renforcée ».

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Grèce – L’EUROPE ENTRE DANS UNE CRISE POLITIQUE, par François Leclerc

Billet invité.

François Hollande déclare que « l’accord c’est tout de suite », tandis que Wolfgang Schäuble considère qu’il n’y a « aucune base sérieuse pour négocier » et qu’Angela Merkel ajoute qu’elle ne veut pas « d’un compromis à tout prix ». Le front des créanciers européens a éclaté, les apparences ne peuvent plus être sauvées.

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TOUT LEUR RÉUSSIT, ENCORE UNE FOIS BRAVO ! par François Leclerc

Billet invité

« Retenez-moi, sinon je fais un malheur ! ». Tel est en substance le message que la nouvelle Commission européenne vient d’adresser faute d’inspiration aux mauvais élèves que sont l’Autriche, la Belgique, l’Espagne, la France, l’Italie, Malte et le Portugal. Quelques mois leur sont accordés, le temps de trouver une autre manière de gagner du temps. Des engagements ont été pris pour redresser la barre, mais ceux du gouvernement français restent confidentiels, comme s’ils n’étaient pas assumés ou non destinés à être plus tard vérifiés, sans doute les deux à la fois.

Pour saluer cette difficile et courageuse décision, le Commissaire Pierre Moscovici a su trouver les mots qu’il faut, qualifiant cette temporisation de « politiquement et économiquement justifiée » tout en faisant valoir que « la Commission est là pour faire appliquer les règles, avec flexibilité mais sans créativité excessive ». Pourquoi d’ailleurs se précipiter ? L’inflation est encore à 0,3 % en zone Euro, selon les derniers chiffres d’Eurostat, le rythme de sa décélération ne s’aggravant pas, peut-on faire remarquer aux Cassandre, celui de l’inflation sous-jacente étant stabilisée pour l’instant.

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UNE JOURNÉE TOUT COMME LES AUTRES, par François Leclerc

Billet invité.

En raison de manipulations avérées sur le gigantesque marché des changes, une sélection choisie de mégabanques a été condamnée à des amendes de plusieurs milliards de dollars par les autorités compétentes américaines et britanniques, en attendant la suite car d’autres enquêtes ne sont pas finies. Quand ce ne sont pas les entreprises transnationales qui échappent à la taxation de leurs bénéfices, au gré de gouvernements complaisants, ce sont les traders des banques qui en douce font leurs petites affaires. Quel monde ! Il ne manquerait plus d’apprendre qu’un organisme surveille à très grande échelle et dans le monde entier les communications de tout à chacun.

Pris avec les LuxLeaks la main dans le pot à confiture à peine entré en fonction, le nouveau président de la Commission et ex-premier ministre du Luxembourg reconnaît que son pays n’a peut-être pas un comportement moral et éthique et que cela va à l’encontre de la « justice fiscale », mais fait valoir qu’il n’est pas « politiquement responsable ». Il noie le poisson en arguant que d’autres pays ne sont pas plus exemplaires et excipe du risque de conflit d’intérêt pour ne rien faire en envoyant la balle à sa commissaire en charge. Courage, fuyons ! Il propose l’adoption de taux d’imposition communs à l’Union européenne en sachant qu’il y sera fait obstacle, l’unanimité étant de règle en matière fiscale. Le gouvernement irlandais, fidèle à son rôle, n’a d’ailleurs pas tardé à lui donner raison. De son côté, le gouvernement allemand tonne et l’autorité de Jean-Claude Juncker n’en sort pas grandie, laissant les chefs de gouvernement plus à l’aise pour poursuivre leurs petits jeux.

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AMICALE CONVERSATION AVEC UN BANQUIER SUIVIE DE REBONDISSEMENTS DIVERS ET DE CONSIDÉRATIONS AMÈRES, par François Leclerc

Billet invité.

Dans une Lisbonne baignée de soleil, la salle du conseil d’administration de la banque est plongée dans la pénombre, une grande table de conférence en occupe le centre, et des fauteuils solennels entourent celle-ci sous le regard sévères des fondateurs cloués au mur dans leurs cadres dorés. Devant l’argent, on s’incline ! La description du lieu est convenue, les propos qui seront tenus ne le seront pas nécessairement.

En me recevant dans ce lieu cossu, mon interlocuteur que je n’identifierai pas, fait assaut de sincère cordialité, de vieux amis communs n’y étant pas pour rien. Depuis le début, il est dans le chaudron de la crise du groupe Espirito Santo, bonne occasion pour moi de lui demander comment il en voit la suite et pour une fois de bénéficier d’une source directe, de l’avis d’un banquier bien informé.

Hélas, il ne voit pas clairement du tout ce qui va suivre, comme nous allons en juger! La valorisation financière de Novo Banco, la good bank issue de la Banco Espirito Santo (BES) reste à venir, la Banque du Portugal qui la commandite risquant même d’en garder pour elle les résultats. Immanquablement, ceux-ci fuiteront prédit-il, connaissant son monde. Ce qui permet de savoir si la mise initiale de 4,9 milliards d’euros apportée pour capitaliser Novo Banco sera suffisante, ou s’il faudra remettre au pot (de loin le plus probable).

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La normalité européenne : EN GRÈCE, CELA NE PASSE TOUJOURS PAS, par François Leclerc

Billet invité.

Janvier 2014 : la normalité est à l’ordre du jour en Europe et ce retour à la norme ne présage rien de bon. En prédisant que la Grèce va redevenir un pays normal, le premier ministre grec Antonis Samaras a simplement voulu dire qu’elle allait pouvoir se représenter sur le marché des capitaux, le reste passant au second plan. La prévision est toutefois aventureuse.

Y parvenir semble être devenu le seul objectif. L’Irlande vient de réussir une émission obligataire à dix ans, et le Portugal s’apprête à la suivre. Dans les deux cas, il s’agit d’émissions syndiquées, c’est à dire placées par des banques qui se sont engagées à acheter les titres qui n’auront pas trouvé preneur, une manière de tester le marché avant d’affronter le grand large. Que signifie la réussite de la première, ainsi que la détente enregistrée sur le marché obligataire ? Que le confiance est revenue et que tout redevient comme avant, ou bien simplement que – le faible taux d’inflation à la baisse aidant (+0,7%, aux dernières nouvelles) – le placement devient attractif, la BCE veillant au grain au cas où les taux remonteraient et que la valeur des titres diminuerait ? Le risque d’éclatement de la zone euro éloigné, les investisseurs peuvent revenir, ils sont sauvés ! On verra si c’est durable aux taux pratiqués.

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L'actualité de demain : APRÈS LA GRÈCE, LE PORTUGAL ? par François Leclerc

Billet invité.

En attendant le tour de la Grèce, retardé le plus possible parce qu’encore plus dérangeant, le Portugal est de retour sur la sellette, n’ayant comme perspective que de suivre la même pente après avoir été longtemps présenté comme le bon élève de la classe. La Troïka a entamé sur place un nouvel examen des résultats du programme de rigueur, reporté étant donné la crise politique, tandis que le vice-premier ministre en charge du dossier, Paulo Portas, réclame un assouplissement de 4% à 4,5% des objectifs de réduction du déficit fin 2014, déjà demandé mais pas obtenu après deux assouplissements successifs, en septembre de l’année passée et mars dernier. « Il faudra qu’on nous explique comment on va pouvoir passer d’un déficit de 5,5% en 2013 à un déficit de 4% en 2014 » s’est interrogé Antonio Saraiva, le patron des patrons portugais. Tenir l’objectif de fin d’année de 5,5% n’est même pas garanti.

Anibal Cavaco Silva, le président, est intervenu de manière inaccoutumée pour demander à la Troïka de « faire preuve de bon sens ». A la clé, le déblocage d’une tranche de crédit de 5,5 milliards d’euros. Le retour sur le marché du pays, prévu pour juin 2014, apparaît de plus en plus compromis, le taux à 10 ans de la dette du pays atteignant un insoutenable 7,4%, se rapprochant de son niveau de juillet dernier au plus fort de la crise politique. Comment, dans ces conditions, se présenter sur le marché pour emprunter afin de commencer à rembourser les 78 milliards d’euros d’aide au total accordées par l’Union européenne et le FMI, les banquiers publics du pays ? Afin d’éviter l’affichage politique désastreux que représenterait un nouveau plan de sauvetage, un habillage pourrait être trouvé sous la forme d’une ligne de crédit.

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L'actualité de la crise : UN TRÈS GROS BOUT DE GRAS, par François Leclerc

Billet invité

Les discussions à propos de la restructuration de la dette grecque font l’objet d’un marathon et sont depuis plusieurs jours annoncées comme allant incessamment aboutir ! Il serait plus que temps, car c’est une condition nécessaire, mais pas suffisante, pour que la Grèce ne fasse pas défaut le 20 mars prochain. L’enjeu est d’embrayer ensuite sur un second round de discussion avec la troïka, qui a débuté hier vendredi et porte sur les mesures que va devoir prendre le gouvernement afin de bénéficier d’un prêt dont le montant a été fixé en octobre dernier à 130 milliards d’euros.

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