Derrière les nouvelles idées reçues

L’idée que les taux obligataires bas sont durables s’est installée sans plus de réflexion, comme bien d’autres nouveautés. Bizarrement, elle coexiste avec la vieille frayeur de l’hyperinflation, ne voulant pas voir que l’inflation n’a pas disparue mais qu’elle s’est déportée sur le prix des actifs financiers.

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Il n’y a pas de quoi rêver

Comment ne pas en convenir, nous vivons une époque singulière ayant perdu beaucoup de nos repères ! Douze ans sont passés depuis le déclenchement de la crise, mais ses effets profonds se font toujours sentir, quand bien même elle ne tient plus le haut de l’affiche. De financière à l’origine, elle est devenue économique, sociale et politique. Elle a désormais acquis une dimension psychologique qui rejaillit sur les autres domaines.

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La crise chronique de l’Union européenne ne se dément pas

Qui parle de crise en Europe ? Érigé en juge de paix, le marché obligataire ne la voit pas et dément les esprits chagrins. Les indicateurs économiques sont peu encourageants, les chiffres du chômage des jeunes dans le sud de l’Europe sont catastrophiques, mais les investisseurs ne s’en émeuvent pas.

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Une prospective macro-économique dérangeante

Dans un monde qui ne brille pas par sa clarté et sa transparence, comment se préparer à ce qui nous attend ? Et d’ailleurs, qu’est ce qui nous attend ?

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Ces sentences qui condamnent ceux qui les prononcent

Pierre Moscovici a cru pouvoir prononcer une sentence définitive en affirmant que « la dette est l’ennemi de l’économie, elle est l’ennemi du peuple européen ». Bien évidemment, il n’entendait pas par là l’endettement en général, mais la dette publique. Rien de nouveau, direz-vous, sauf que sa déclaration tombe à contre-temps lorsque l’on observe le comportement du marché obligataire.

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La BCE ne désarme pas

À l’issue de la première réunion de politique monétaire de l’année de la BCE, Mario Draghi a cherché à rassurer après avoir annoncé que le passage à vide de la zone euro pourrait être plus marqué qu’initialement prévu et durer plus longtemps. Écartant le spectre de la récession, il a néanmoins décrit un avenir fort bouché. Les analystes n’y ont vu qu’un report de la prochaine hausse des taux, jusque-là prévue à l’été, sans avoir encore saisi dans toute son ampleur le message.

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Les taux obligataires américains, un phénomène déroutant de plus

Les gouverneurs de la Fed, engagés dans un processus de resserrement monétaire, ne sont pas assis dans des fauteuils aussi confortables que cela. Car la banque centrale américaine n’est pas un endroit où l’on peut se contenter de manier des certitudes, vu la responsabilité ultime que l’on a dans le bon fonctionnement du système.

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EN EUROPE, L’APRÈS QUI SE PRÉPARE, par François Leclerc

Billet invité.

Prévue pour fin octobre 2019, la campagne pour la succession de Mario Draghi à la tête de la BCE a déjà commencé. La question est d’importance étant donné le rôle primordial que celle-ci a joué dans la stabilisation de la crise européenne de la dette souveraine et des polémiques que ses mesures suscitent en Allemagne.

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AUTOUR DU POT DES TAUX, DE LA DETTE, DE LA RELANCE ET DE L’INFLATION, par François Leclerc

Billet invité.

La remontée des taux sur le marché obligataire est-elle momentanée ou l’amorce d’une tendance durable ? La question a opposé Ben Bernanke et Lawrence Summers aux États-Unis et n’est pas accessoire : la poursuite de cette hausse redonnerait de l’air à un système financier qui prend des risques et inquiètent la Fed, afin de trouver du rendement, mais elle alourdirait le poids d’un endettement public qui ne cesse de croître, après l’avoir soulagé. Dans l’immédiat, les ventes soudaines d’obligations ont pris à contrepied les investisseurs qui n’y ont pas procédé, ou ne s’étaient pas couverts, imprimant leur marque sur le marché en dépit des achats Jde la BCE. Pour la suite, l’incertitude demeure…

La Banque du Japon et la BCE vont-elles contenir cette hausse ? Cela dépendra de l’attitude de la Fed, selon qu’elle se décide ou non à augmenter son taux directeur, une perspective qui s’éloigne. Remarquons cependant que, présentée comme provisoire lors de son lancement, la politique d’assouplissement quantitatif est devenue permanente, toutes banques centrales confondues. Et s’il est prématuré de conclure que les banques centrales ont perdu le contrôle d’un marché obligataire mondialisé, elles ne parlent plus de l’assécher des liquidités qui continuent à y être déversées.

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Europe : UN TOURNANT QUI RESTE ENCORE A NÉGOCIER, par François Leclerc

Billet invité.

Ils ont bonne mine, tous ceux qui utilisaient la menace de la sanction des marchés pour imposer leur politique : les taux obligataires rivalisent à la baisse et atteignent des minima en dépit des mauvaises nouvelles qui s’accumulent. A l’occasion d’émissions à court terme, le trésor français bénéficie même de taux négatifs, comme son homologue allemand y est accoutumé. Même les pays hier les plus attaqués sur le marché obligataire connaissent non seulement une accalmie mais une véritable rémission. Est-ce le fruit de la justesse de leur politique, comme viennent de s’en prévaloir Angela Merkel et Mariano Rajoy, ou la poursuite de la dynamique engendrée par Mario Draghi lorsqu’il a menacé ce mêmes marchés des foudres de la BCE, ou bien faut-il y trouver une autre véritable raison ?

Quoi qu’il en soit, le paradoxe est là : la poussée déflationniste s’accentue, les anticipations d’inflation chères à la BCE se détériorent, du dire de son directeur général lors d’une communication remarquée à Jackson Hole, et le marché obligataire est plus que jamais à la détente. Sans doute en raison, à y réfléchir, de la nécessité de trouver une nouvelle obligation justifiant la poursuite de la même politique : l’échange entre marges de flexibilité fiscale et réalisation de réformes du marché du travail. Non sans heurter la détermination du gouvernement allemand et de ses alliés, qui en sont restés à l’épisode précédent.

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