L’hypothèse de la barre à droite

Les chutes et les rebonds qui se succèdent à Wall Street créent une ambiance électrique en cette fin d’année. Suscitant la réapparition dans les médias de la même question lancinante : l’année prochaine sera-t-elle l’occasion d’un nouvel accès de crise financière ?

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La ligne de crête de la coalition italienne

C’est l’heure où les scénarios de la crise italienne sont déposés. Hier, il était évoqué un remake improbable de la Grèce, le gouvernement de coalition pliant à l’image de Syriza. Une toute autre histoire peut être analysée aujourd’hui.

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LES ALÉAS DE LA CRISE POLITIQUE, par François Leclerc

Billet invité.

Le Blitz de Podemos et de ses alliés a échoué, mais aucune solution gouvernementale n’est en vue ; le Mouvement des 5 étoiles a lors des élections municipales déstabilisé un Matteo Renzi qui connait une fronde au sein du parti démocrate. Des formations sorties de terre, qui ont placé au centre de leur campagne la lutte contre la corruption et au sein de leur pratique la rénovation de la politique, continuent dans ces deux pays de donner le « la », non sans inévitables aléas.

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UN PROGRAMME EUROPÉEN COMMUN, par François Leclerc

Billet invité.

L’Europe est entrée dans une phase de crise politique larvée accompagnant la nouvelle période de faible croissance et de fort chômage dans laquelle elle se trouve. Confirmant qu’elle y est installée, Eurostat vient de constater que les pressions déflationnistes s’accroissent au sein de la zone euro, prenant à contre-pied la BCE et son programme d’assouplissement monétaire destiné à les combattre.

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LES NOUVEAUX ENJEUX GRECS, par François Leclerc

Billet invité.

Que peut-on attendre du retour au pouvoir haut la main de Syriza ? Certainement plus que la poursuite du débat sur ce qu’il aurait dû faire ou non ! Les électeurs grecs n’ont pas répondu aux attentes des autorités européennes qui auraient vu d’un bon œil une victoire de Nouvelle démocratie, celui-ci ayant fait campagne pour un gouvernement de coalition dont Alexis Tsipras rejetait la perspective.

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LA GRÈCE, HISTOIRE A ÉPISODES, par François Leclerc

Billet invité.

Quel est le meilleur cheval possible de Syriza ou de Nouvelle Démocratie s’interrogent les créanciers de la Grèce, quand ils ne sont pas happés par d’autres urgences, à la lecture des sondages qui donnent les deux formations coude à coude lors des élections législatives du 20 septembre prochain ? Les Grecs se posent la même question, déçus par le résultat du pari impossible dont Syriza a été le porteur, mais c’est eux qui vont choisir.

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UNE DÉMONSTRATION DE FORCE OU DE FAIBLESSE ? par François Leclerc

Billet invité.

Les scénarios ne manquent pas en cas d’échec de cessation des hostilités bruxelloises et de rebondissements à Athènes. Mais l’équipe de Syriza, qui n’a jamais été à court durant les affrontements de ces dernières semaines, pourrait à nouveau prendre l’initiative.

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ON EN VIENT AUX CHOSES SÉRIEUSES… par François Leclerc

Billet invité.

Les choses sérieuses ont débuté vendredi avec la mission de Jeroen Dijsselbloem à Athènes, toute empreinte de raideur. Le ministre des finances grec, Yanis Varoufakis, a confirmé au président de l’Eurogroupe que la Troïka n’était plus considérée comme un interlocuteur valable (pour mémoire, les deux dernières rencontres de cette dernière avec le précédent gouvernement avaient dû prudemment se tenir à Paris). Réagissant à la proposition d’une conférence européenne sur la dette, que Christine Lagarde n’a pour sa part pas repoussée, ce dernier a rétorqué que l’Eurogroupe était le lieu privilégié pour en discuter.

La veille, Yanis Varoufakis avait déclaré au New York Times, à propos du dernier versement suspendu du plan de sauvetage », « les sept milliards, nous n’en voulons pas, ce que nous voulons c’est repenser tout le programme ». Jeroen Dijsselbloem a eu comme réponse lors de la conférence de presse commune d’Athènes « qu’ignorer les accords n’est pas le bon chemin à prendre ». Les dirigeants grecs font remarquer que cela n’aurait pas de sens d’à la fois critiquer un programme et de demander son extension, affirmant leur volonté de négocier un « New Deal Européen » , tandis que Wolfgang Schäuble a de son côté déclaré : « nous sommes prêts à tout moment à toutes les discussions, mais les bases ne peuvent en être changées », ajoutant qu’il était hors de question de répondre à un quelconque chantage (sans préciser son objet, un défaut sur la dette). Mais l’on attend toujours le premier contact téléphonique avec son homologue grec, qui est de tradition pour saluer un nouveau venu mais qui n’a pas eu lieu. Aucun déplacement d’Alexis Tsipras à Berlin n’est prévu.

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COMMENT SE DÉBARRASSER DU MISTIGRI DE LA DETTE GRECQUE ? par François Leclerc

Billet invité.

L’accord recherché par le gouvernement grec repose sur une politique construite sur deux pieds : afin de combattre la misère, la substitution aux contraintes de la Troïka d’une nouvelle politique budgétaire, et la réduction de l’endettement public pour le rendre soutenable. Dans les deux cas, à la recherche de points d’appui, celui-ci entend porter le débat dans toute l’Europe en mettant en cause la politique d’austérité et la stratégie de désendettement qui en est à la source.

Victoire de Syriza ou pas, les faits sont là. Les projections d’excédent budgétaire primaire sur lesquelles repose la politique des dirigeants européens et du FMI – ces derniers plus circonspects – sont de circonstance : des montants inaccessibles devraient être dégagés pour financer le remboursement des dettes grecques. Selon le tableau d’amortissement, 13 milliards d’euros devraient être trouvés en 2019 et 18 milliards en 2039, ce qui sans fard illustre que le problème de l’insolvabilité de la Grèce a été repoussé à plus tard (réduisant à la misère une génération entière de Grecs ou plus). En assouplissant déjà les modalités de remboursement des prêts des plans de sauvetage, il n’a été fait que s’engager sur une voie qui ne peut être que poursuivie. Les dirigeants européens s’y déclarent d’ailleurs prêts à condition de ne pas procéder à un effacement de la dette, mais cette position dite de principe cache autre chose et ne sera pas tenable, comme on vient de le voir.

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L'OCCASION OU JAMAIS, par François Leclerc

Billet invité

Au sortir de sa rencontre avec Alexis Tsipras à Athènes, le président du Parlement européen Martin Schulz a déclaré : « Il y avait une crainte qu’Alexis Tsipras suive sa propre voie, mais cela n’est pas vrai, il est en faveur d’une discussion. La Grèce cherche des solutions sur une base commune avec ses partenaires européens ». Puis il s’est félicité que « la lutte contre l’évasion fiscale et l’injustice sociale qui est liée à l’évasion fiscale » figure parmi les priorités du premier ministre grec, avant de souhaiter que des « pas concrets » puissent intervenir demain à l’occasion de la venue du chef de file de l’Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem.

La politique européenne est-elle à la veille d’un tournant ? Cet assouplissement que les gouvernements italien et français ne sont pas parvenus à obtenir, la nouvelle équipe grecque serait-elle en passe d’y parvenir ? Et, si c’est le cas, quelle en sera la portée ? Le simple fait d’entamer des négociations en vue d’un compromis s’inscrit déjà en rupture avec la pratique établie. Que celui-ci élude dans l’immédiat la question centrale de la dette ne serait pas étonnant, car comment la Grèce pourrait-elle à elle seule modifier le rapport de force à ce propos ? Mais ce qui pourrait être obtenu n’est pas rien, puisqu’il représenterait un premier pas : l’abandon du dogme selon lequel les réformes structurelles d’inspiration néolibérale sont la voie à obligatoirement emprunter. Les intentions affichées du gouvernement grec, qu’il a commencé à mettre en musique, sont en effet opposées et s’inspirent de principes de justice sociale.

Michel Sapin, le ministre des finances français, déclarait ce matin sur le blog de Jean Quatremer de Libération : « Lorsqu’on va parler au niveau européen de lutte contre la fraude et l’optimisation fiscale abusive, de convergence fiscale et sociale, de rythme adapté dans la consolidation budgétaire, nous aurons un interlocuteur de plus sensible à ces sujets. Syriza renforce le camp de ceux qui, comme nous ou le gouvernement italien, veulent une évolution des politiques européennes. » François Hollande et Matteo Renzi auront-ils une autre occasion d’infléchir la stratégie européenne et sauront-ils saisir celle qui se présente ?

Yanis Varoufakis, le ministre grec des finances, va entamer lundi une tournée qui le conduira de Londres à Paris, puis à Rome.

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