Durer pour toute politique

À propos de l’Allemagne, les questions ne manquent pas. Combien de temps la Grande coalition au pouvoir va-t-elle tenir ? Peut-on attendre un assouplissement de sa politique d’austérité budgétaire ? L’alliance franco-allemande est-elle toujours le moteur de la construction européenne et quelles en sont les perspectives ?

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Ne les prenez pas au pied de la lettre

Le commissaire Pierre Moscovici et Mário Centeno, le président de l’Eurogroupe, ont comme il se doit salué dans les propos du ministre des Finances allemand Olaf Scholz « une percée » et annoncé que « nous pouvons être plus optimistes que jamais ». Mais ils ont pris leur désir pour la réalité lorsque l’on creuse un peu le sujet de l’Union bancaire qui revient sur le tapis.

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L’Allemagne dans un sérieux tumulte

Les analystes suivent avec attention les hoquets du système financier, conscients que tout peut arriver sans crier gare. Et les politologues ne sont pas en reste à propos de la crise politique qui secoue l’Europe. Avec un intérêt particulier qui se déplace, hier pour l’Italie et demain pour l’Espagne. Mais c’est la situation en Allemagne qu’ils suivent de plus près, conscients que si un déblocage et une relance devaient intervenir, ils proviendraient nécessairement de là. Non sans risque qu’ils prennent leurs désirs pour une réalité…

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Changement de programme

Les affaires ne se portent pas très bien, la croissance mondiale est à son plus bas niveau depuis 10 ans de 2,9% avertit l’OCDE en baissant ses prévisions tout en annonçant qu’elle pourrait recommencer.

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L’Allemagne joue solo

La BCE a beau annoncer pour septembre un nouveau train de mesures musclées, l’idée se répand que la politique monétaire est à son plafond et que la politique budgétaire doit prendre son relais.

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L’Europe, à tâtons

Quand l’Allemagne tousse, toute l’Europe s’enrhume ! Ce qui était valable hier pour Boulogne-Billancourt peut s’appliquer aujourd’hui à une échelle bien plus vaste. L’économie allemande flirte avec la récession et pourrait vite y plonger, entraînant la zone euro toute entière. Et il ne s’agit plus aujourd’hui des conséquences de la crise de l’automobile, mais d’une tendance plus générale qui menace d’être encore accentuée par les effets de la guerre commerciale entre les États-Unis et le Chine, ses deux principaux clients.

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Comme si de rien n’était

La crise politique continue sa traversée de l’Europe, atteignant plus particulièrement l’Italie, l’Espagne et l’Allemagne. Dans les trois cas, une coalition est en cause : l’italienne et l’allemande vacillent et l’espagnole ne parvient pas à voir le jour.

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La faiblesse politique de l’Union

La Grande Coalition allemande passera-t-elle l’hiver ? Afin de la sauver, Angela Merkel et la direction du SPD essayent de maitriser la grande confusion qui entoure en Allemagne la désignation d’Ursula von der Leyen à la tête de la Commission européenne. Quoi qu’il en soit, une telle situation est significative : cette formule gouvernementale est en fin de vie.

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Une journée comme les autres

La Commission européenne a l’œil. Elle réitère ses prévisions de croissance (faibles) pour cette année et pour 2020, mais elle convient que les risques de se tromper augmentent. Heureusement, Valdis Dombrovskis, le commissaire chargé de l’euro, a le remède en magasin, « il est grand temps de réformer tout en maintenant des finances publiques saines » a-t-il commenté, muni de ses œillères habituelles.

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Sœur Anne, ne vois-tu rien venir

Le chamboulement de la géographie politique allemande est destiné à se poursuivre, dans le contexte de la poursuite de la dégradation de la situation économique. Mais que peut-on en attendre au niveau Européen ?

Les deux partis de la Grande Coalition, CDU-CSU et SPD, sont déjà inscrits comme les grands perdants. Celle-ci ne doit sa survie qu’aux risques provenant de la tenue d’une nouvelle élection, que leurs dirigeants ne veulent pas prendre. Ils s’accrochent à un pouvoir qu’ils vont néanmoins devoir tôt ou tard quitter dans sa forme actuelle, le SPD pour rentrer dans l’opposition, et la CDU-CSU pour former une coalition avec de nouveaux partenaires. Dans l’immédiat, cela n’a pas empêché les présidents des groupes parlementaires de la CDU, de la CSU et du SPD, de célébrer tous trois réunis leur « harmonie » et leur « succès », exprimant ainsi leur intention de retarder le plus possible l’échéance en forçant le trait.
 
Les Verts et l’AfD d’extrême-droite sont annoncés dans les sondages comme allant connaitre une forte progression lors des trois prochaines élections régionales de l’automne dans les territoires de l’ancienne Allemagne de l’Est. Dans la Saxe et le Brandebourg, où la Grande Coalition est au pouvoir, et dans la Thuringe, le seul État fédéré où Die Linke (la gauche) détient le poste de premier ministre à la tête d’une coalition avec le SPD et les Verts.

Partout, les coalitions en place pourraient ne pas survivre à un nouveau scrutin. Les cartes sont brouillées et, première illustration, l’AfD vient de manquer de peu de conquérir sa première mairie dans la Saxe. Parallèlement, la progression des Verts dans cet État où ils sont au coude à coude avec le SPD, laisse présager des difficultés lorsqu’il faudra reconduire la coalition, ce qui permet d’en prévoir d’analogues lors de la constitution d’une coalition nationale.

Aucun signal annonçant une évolution de la politique européenne allemande n’est jusqu’à maintenant enregistré. Ce n’est en tout cas pas la dernière réunion de l’Eurogroupe qui l’aura donné. Les statuts du Mécanisme européen de stabilité, le dispositif anti-crise, y ont été approuvés afin d’être présentés au prochain sommet des chefs d’État et de gouvernement du 21 juin. La formalisation de la procédure pour déficit excessif de l’Italie y a été repoussée et, en dépit des dimensions devenues symboliques du fonds d’investissement de la zone euro, il n’aura pas été possible de l’adopter en raison de dissensions. C’est dire le blocage qui sévit et le poids du FMI qui au contraire le soutient ! L’enterrement est de première classe, ne laissant plus aux dirigeants français qu’à y voir un démarrage !

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