Amère pilule brésilienne

En la personne de Jair Bolsonaro, l’extrême-droite brésilienne semble être en mesure de tirer les marrons du feu et d’accéder à la présidence au second tour. Au premier, cet apologiste de la dictature militaire a recueilli le vote de 50 millions de voix représentant 46% des suffrages. Changement de décor.

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Draghi ne bouge que d’un cil

La crise politique européenne s’est en premier lieu exprimée par un rejet des partis de gouvernement et l’ascension de nouvelles formations sorties du néant, par dédain qualifiées de populistes par ceux qui confortaient ainsi leur comportement élitiste.

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Social-démocratie – LA LENTE FIN D'UNE HISTOIRE, par François Leclerc

Billet invité.

La piste avait été tracée en Italie, et le gouvernement français va en profiter. De recul en recul, il s’avère que l’objectif de réduction à 3% du budget du déficit public n’est pas atteignable, car il n’est pas envisageable de faire plonger ces deux pays comme cela a été imposé à l’Espagne, la Grèce, le Portugal et l’Irlande. Mais si Matteo Renzi, le président du Conseil italien, a ouvertement mis en cause ce seuil « anachronique » imprudemment gravé dans le marbre, les autorités françaises ont adopté comme ligne de conduite de discuter de son rythme, employant l’argument si souvent rencontré dans la bouche du gouvernement américain : « ce qui est bon pour la France est bon pour l’Europe ». L’autre différence étant que l’Italie reste – tout du moins pour le moment – en dessous du seuil décrié, sauvant ainsi les apparences, tandis que la France en est à 4,3%, ce qui dans les faits remet en cause le cadre imparti et la politique qui va avec, mais sans le dire.

Quel que soit le mode choisi, cette remise en question ne s’accompagne pas de l’affirmation d’une autre politique et ne peut prétendre qu’à la formulation indécise et sans le revendiquer d’un plan A’, c’est à dire à un simple assouplissement de la stratégie de désendettement qui bute sur un obstacle incontournable : la montée de la crise sociale et politique qu’elle induit. Les formations se réclamant de la social-démocratie se révèlent incapables, comme déjà constaté, de concevoir et défendre une politique alternative, ce qui explique qu’elles ont perdu l’initiative et se contentent de manœuvres dilatoires et de négociations à l’arraché à Bruxelles.

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