L'INCERTITUDE FAITE REINE, par François Leclerc

Billet invité.

Le décor de la nouvelle crise grecque est planté. En faisant adopter par le Parlement deux modestes mesures sociales – que les députés de Nouvelle Démocratie ont annoncé voter ce soir – Alexis Tsipras a voulu montrer qu’il conservait malgré tout des marges de manœuvre. Mais c’est loin d’être gagné malgré les réactions qu’il suscite en sa faveur.

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LA CRISE DES RÉFUGIÉS N’EST PLUS À UN DÉSASTRE PRÈS, par François Leclerc

Billet invité.

Signant d’une main un accord visant à instaurer un cessez-le-feu en Syrie, et de l’autre écrasant sous des tapis de bombes le nord de la Syrie, les autorités russes jouent encore une fois à un jeu de dupes. Ils instrumentalisent une crise des réfugiés devenue partie prenante de leur stratégie.

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LES RÉFUGIÉS SYRIENS MONNAIE D’ÉCHANGE DES RUSSES, par François Leclerc

Billet invité.

Alors que la Commission enjoint à la Grèce de rentrer dans le cadre de la réglementation de Dublin après qu’elle a volé en éclats, au prétexte de sauver Schengen, la Russie alimente avec ses tapis de bombes le flux des réfugiés syriens qui échoue à la frontière avec la Turquie. Laissant à penser que leur exode, destiné à faire pression sur les Occidentaux, est partie intégrante de leur stratégie.

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SYRIZA ABAT SES DERNIÈRES CARTES, ET APRÈS ? par François Leclerc

Billet invité

Le dénouement approche donc, et l’équipe de Syriza joue ses dernières cartes. Alexis Tsipras se rend à Moscou à l’invitation de Vladimir Poutine, laissant planer la menace de perturber le jeu des sanctions prises par l’Union européenne contre la Russie, car elles nécessitent l’unanimité. Yanis Varoufakis s’envole pour Washington, afin de rencontrer Christine Lagarde et de mieux évaluer la durée de la période de grâce dont le gouvernement grec pourra bénéficier avant que le FMI ne déclare formellement un défaut. Il est enfin tenté d’accréditer l’existence d’un plan B, destiné à se placer dans une fragile situation d’attente en se finançant avec les moyens de fortune que représenterait l’émission de lettres de crédit auprès d’États y trouvant leur intérêt comme la Chine et la Russie, une fois que la BCE aura fermé le robinet des liquidités d’urgence.

L’équipe de Syria reste déterminée et ne donne aucun signe de préparation de sa reddition, plaçant les autorités européennes au pied du mur, elles qui ont toujours déclaré qu’une sortie de la Grèce de la zone euro était à leurs yeux « impensable ». Aux États donc – Syriza ayant fait ses concessions sans contrepartie – de tempérer leurs exigences et de cesser de réclamer l’adoption de mesures que même Antonis Samaras avait refusé d’accepter. Le message est clair : « ne comptez pas sur nous pour nous renier et faire le sale boulot ! ». Pour le rendre crédible, le choix est fait d’entrer dans une ultime stratégie de tension, quitte à prendre le risque que la situation échappe des mains de tout le monde.

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CES RUSSES SONT DE VILAINS COPIEURS ! par François Leclerc

Billet invité.

C’est toujours le même scénario et les Russes ne renouvellent pas le genre : des signes annonciateurs prononcés de crise sont identifiés mais ignorés des décideurs, des éléments déclencheurs d’une crise aiguë surviennent ensuite brutalement, puis ces mêmes décideurs se pressent d’annoncer sa fin et de continuer à nier une réalité qui dérange, faute de savoir quoi faire. Gouverner, c’est prévoir, dit-on…

Acte I. En octobre dernier, un forum annuel consacré à l’investissement réunissant les hauts responsables russes de l’économie avait lieu à Moscou, et le ministre de l’économie Alexeï Oulioukaïev, tout nouvellement nommé, avait trouvé l’occasion de mettre en garde devant la « situation explosive » résultant de la coexistence d’une inflation à 8% et d’une croissance prévisionnelle pour l’année inférieure à 1% du PIB.

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LA RUSSIE N’EST PLUS CE QU’ELLE ÉTAIT, par François Leclerc

Billet invité.

Le rouble a interrompu sa chute libre mais a perdu 40% de sa valeur depuis le début de l’année, et le prix du baril de pétrole semble s’être durablement installé autour de 60 dollars, après avoir longtemps dépassé les 100 dollars. L’inflation en Russie, qui avait ralenti à 6,5% en 2013, devrait atteindre 11,5% en 2014, et le PIB pourrait chuter l’année prochaine de 5%, signalant une forte récession. Telle est la nouvelle équation que le gouvernement russe va devoir résoudre, une fois qu’il a aura paré aux conséquences les plus immédiates de la brutale crise monétaire qu’il vient de connaître.

Il a fallu y mettre les formes, en surveillant de près les sorties de capitaux sans décider de les contrôler formellement. Les grands groupes détenteurs de matelas de devises ont reçu comme directive de les vendre afin de soutenir le rouble, ce qui pourrait représenter entre 40 et 50 milliards de dollars. Les oligarques, qui ont pris la fâcheuse habitude d’exporter leurs capitaux, ont été priés de les rapatrier, une amnistie fiscale « totale » leur ayant été promise début décembre par Vladimir Poutine, donnant une des clés de la crise avant que celle-ci n’éclate, car elle couvait depuis des mois en réalité : la fuite des capitaux était devenue la norme et atteignait des proportions insoutenables, comme cela vient d’être constaté. Illustrant cette situation, les détenteurs russes bénéficiant de visas d’investisseur se comptent désormais par centaines à Londres (il faut venir avec deux millions de livres minimum pour les obtenir).

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LES ÉMERGENTS SOUFFRENT ET LA RUSSIE EST AU TAPIS, par François Leclerc

Billet invité.

Sonnés, les dirigeants russes se tâtent pour vérifier s’ils sont entiers. Les grandes entreprises exportatrices ont été mises à contribution pour vendre les devises dont elles disposent et contribuer à la stabilisation du rouble, afin d’épargner la Banque de Russie qui a dépensé plus de dix milliards de dollars depuis le début du mois, et dont les réserves abondantes ne sont pas inépuisables. Dans l’attente d’autres mesures, elle va faciliter l’accès aux devises étrangères et protéger les banques de leurs pertes comptables.

Le premier ministre Dmitri Medvedev affirme aujourd’hui qu’aucune mesure d’encadrement des changes ne sera prise, afin de ne pas porter atteinte aux principes du marché, dit-il. Mais, en tout état de cause, le rouble aura perdu la moitié de sa valeur depuis le début de l’année, et rien ne pourra empêcher la Russie d’entrer dans une franche récession, et de connaître simultanément une flambée inflationniste des prix. Le système bancaire va être soumis à rude épreuve en raison de l’endettement des entreprises et des particuliers en devises étrangères. Composé d’une myriade de petits établissements côtoyant une poignée de grands établissements, ce système est très fragile et va devoir être restructuré dans l’urgence. Enfin, Vladimir Poutine – qui s’est tenu à l’écart afin de se démarquer du gouvernement, seul responsable selon lui de la conduite de la politique économique – tirera demain les leçons politiques et essayera d’en faire autant avec les marrons du feu en faisant une fois de plus appel au chauvinisme russe, sa carte favorite.

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Europe : IL N’Y A VRAIMENT PAS DE QUOI SE PLAINDRE ! par François Leclerc

Billet invité.

Demain, sommet européen (on ne les compte plus) ! En ouverture, un petit coin de ciel bleu est toujours timidement recherché par Matteo Renzi, qui réaffirme « qu’il faut sortir les investissements d’un pays du Pacte de stabilité », tentant de donner un peu de marge de manœuvre dans l’application d’une politique européenne dont il est hors de question de demander frontalement le changement. Le président du conseil italien conjugue d’un certain point de vue ses efforts avec Frans Timmermans, qui joue le rôle inédit de président bis de la Commission. Le second de Jean-Claude Juncker, que ce dernier a ensuite relayé, a lancé un appel à des contributions supplémentaires des gouvernements au plan d’investissement de son patron, mais sans clarifier la question soulevée par Matteo Renzi, véritable nœud du problème : ces apports seront-ils ou non comptabilisés dans le déficit ?

Toujours sur ce même terrain, trois instituts économiques européens, l’OFCE française, l’IMK allemand et l’ECLM danois, ont proposé l’exclusion des dépenses d’investissement du calcul du déficit. Cette mesure s’inscrit dans le cadre d’une « stratégie macroéconomique alternative », qui préconise également l’achat par la BCE d’obligations émises par la Banque européenne d’investissement (BEI), afin de soutenir l’investissement public. En vue de favoriser la transition énergétique, il est aussi préconisé d’accroitre la fiscalité sur le carbone, tout en compensant l’augmentation du prix de l’énergie pour les ménages via un fonds européen, et par une taxe à l’importation pour les entreprises.

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ANNONCE DE TRÈS GROS TEMPS, par François Leclerc

Billet invité.

RoubleAprès avoir chuté de 9,5% hier, le rouble a perdu 20% de sa valeur aujourd’hui et continue de s’effondrer. La situation devient « critique » selon la Banque de Russie qui annonce d’autres mesures non précisées, après avoir relevé cette nuit son taux directeur sans effet. A New York, le baril de pétrole poursuit sa chute et ouvre à 55 dollars.

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Au Japon et en Russie : LES DESTINS DE L’ORTHODOXIE, par François Leclerc

Billet invité.

Comment enrayer la dégringolade du rouble, qui a perdu la moitié de sa valeur par rapport au dollar et 45% face à l’euro depuis le début du mois ? Dans la nuit, la Banque de Russie a augmenté son taux de 10,5% à 17%, dans l’espoir de stopper une énorme hémorragie de capitaux, n’ayant d’autre ressource que d’abandonner des interventions quasi-quotidiennes de soutien du rouble qui épuisaient ses réserves de change sans résultat.

Les effets des mesures de rétorsion occidentales à l’intervention en Ukraine et la chute du prix du pétrole, qui assure avec le gaz la majorité des revenus budgétaires de la Russie, forment la toile de fond d’une crise qui se manifeste également par une énorme hémorragie de capitaux. Elle était de 60 milliards de dollars en 2013 mais s’est accélérée et devrait atteindre 218 milliards cette année et va se poursuivre l’année prochaine, selon la Banque de Russie. Celle-ci prévoit une chute du PIB oscillant entre 4,5 à 4,8% en 2015.

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