LA FINANCE SANS RISQUE, C’EST POSSIBLE ? par François Leclerc

Billet invité.

Le data mining, l’exploration des données, n’a pas fini de nous éblouir avec l’annonce de ses merveilles. Predata, une start up américaine, retient depuis quelque temps l’attention des médias financiers en raison de ses capacités à prédire l’avenir, comme si elle était en passe de découvrir le Graal d’un monde financier ? En attendant, elle l’a identifié comme étant son principal marché.

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COMMENT SOLIDIFIER L'ÉDIFICE FINANCIER ? par François Leclerc

Billet invité.

On ne parle même plus de crise, tant elle est banalisée ! Chaque jour, les plus infimes variations des mêmes indices – la croissance, le chômage, l’inflation – donnent lieu à des commentaires donnant l’illusion de pouvoir y échapper, mais dont le destin est d’être vite oubliés. The Economist, gardien du libéralisme avancé, en vient à son tour à mettre en cause l’indice de référence suprême, la mesure de la richesse par le produit intérieur brut (PIB). La vérité est toute nue : nous ne disposons pas des instruments de mesure adéquats pour apprécier ce qu’est devenu notre monde. Comprendre le substrat de cette crise est par conséquent hors de portée. Installée, elle reste indéchiffrable…

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LE RÉGLEMENT TRÈS POLITIQUE D’UN MONDE CACHÉ DERRIÈRE LES MARCHÉS, par François Leclerc

Billet invité.

Visible comme le nez au milieu de la figure, mais jusqu’à maintenant superbement ignorée, une question aux fortes implications fait l’objet d’une discrète réflexion : les titres de la dette souveraine peuvent-ils ou non continuer à être considérés sans risque et traités comme tels par la régulation financière ?

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LES DARK POOLS PORTERAIENT-ELLES BIEN LEUR NOM ?, par François Leclerc

Billet invité

Le vent de nouvelles poursuites continue à souffler depuis les États-Unis. Après le trading à haute fréquence, c’est au tour des dark pools d’être l’objet qu’enquêtes et de poursuites. Originellement destinées à protéger les gros investisseurs des regards inquisiteurs et des spéculations à leur encontre, ces entités ont poussé comme des champignons. Il existe une cinquantaine de dark pools dont il est tardivement découvert qu’elles sont sans supervision et pourraient être le siège discret de pratiques contrevenant à la libre formation des prix, cette mission dévolue aux bourses traditionnelles. Des grandes banques européennes – dont UBS, Crédit Suisse et Barclays – sont à l’origine des plus importantes. La SEC (le gendarme de la bourse américain) a déjà formulé des premières propositions de réglementation des dark pools et en a annoncé de nouvelles. Elle est déjà intervenue dans le cas de l’une d’entre elles, Liquidnet, qui faisait bénéficier des investisseurs d’informations privilégiées sur les transactions qui y étaient opérées.

Le procureur général de New York, Eric Schneiderman, a commencé par enquêter à propos de tels comportements en faveur des opérateurs à haute fréquence. Puis il a enjoint à six de ces opérateurs de fournir des informations à propos de tels arrangements à un tribunal (procédure de subpoena). Il a poursuivi en annonçant des poursuites contre Barclays, qui chercherait en procurant ces avantages à attirer au sein de sa dark pool des opérateurs de trading à haute fréquence afin de gonfler son activité et ses revenus. Aux États-Unis, 14 % des transactions boursières seraient déjà effectuées via ces systèmes de transaction.

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L'actualité de demain : CE RISQUE COMBATTU ET RECHERCHÉ A LA FOIS, par François Leclerc

Billet invité

Que se passe-t-il dans les sous-sols de la finance, là où les analystes financiers sont aussi impuissants à anticiper les événements que les sismologues les séismes ? Deux phénomènes parfaitement contradictoires y sont enregistrés. D’un côté le rendement des activités financières diminue, notamment en raison des contraintes réglementaires qui pèsent sur elles ; de l’autre, les investisseurs s’autorisent à nouveau des audaces pour contenir cette baisse. D’où les embellies boursières – dans un contexte de récession – la stabilisation du marché obligataire européen, et le retour enregistré sur le marché des High yields, autrement dit les Junk bonds.

Tout tourne autour du risque, la raison d’être même de la spéculation. Il faudrait d’une main le maitriser et de l’autre aller à sa rencontre, car sans risque, il n’y a pas de gros profits ! Or, en dépit des résistances farouches, les régulateurs tracent leur sillon, même s’il est peu profond. Le dilemme est connu : faut-il réguler, pour sécuriser, ou laisser faire pour sortir de la crise grâce au retour des affaires ? On suit à ce propos les échos de la bataille homérique – loin d’être terminée – au sujet de la définition des fonds propres des établissements bancaires, de leur ratio par rapport aux actifs et de la détention d’un coussin de liquidités, dans le cadre de Bâle III.

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L'actualité de demain : NE NOUS PRÉPARERAIENT-ILS PAS LE COUP D'APRÈS ? par François Leclerc

Billet invité.

Il n’est pas de problème que le monde financier ne puisse régler. Prenez la véritable tragédie qui s’annonce et que représente la pénurie de collatéral de qualité qui, en raison des nouvelles régulations qui se préparent, va devoir être apporté en garantie des transactions sur les produits dérivés dans les chambres de compensation. Pas de panique ! la solution a été trouvée pour y remédier ! La technique a pour nom collateral transformation, ce qui se passe de traduction mais pas de commentaire.

Les banques développent un nouveau business afin de proposer un service inédit aux investisseurs en panne de collatéral de qualité : moyennant rémunération, elles vont leur en fournir en échange de collatéral recalé par la régulation. Mais quel risque prennent-elles ou font-elles prendre à ceux qui vont hériter de la mauvaise part, direz-vous ? Tout est prévu, une décote va être appliquée sur ce collatéral de moindre qualité, c’est à dire plus risqué. Et là tout est sous contrôle, puisqu’elles vont utiliser leurs modèles internes de calcul de risque, qui ont comme chacun sait fait leurs preuves (en le sous-estimant). Mieux, elle ne vont pas nécessairement conserver ce collatéral de moindre qualité, se contentant alors d’être des intermédiaires entre ces mêmes investisseurs et les fonds de pension qui cherchent à améliorer leur rendement en contrepartie d’une rémunération, car leur équilibre est menacé par la baisse des taux. Merveilleux ! cela s’appelle faire d’une pierre deux coups !

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