L’avenir préoccupant des banques centrales

Les grandes banques centrales ne marchent pas du même pas, ce n’est pas nouveau mais est-ce tenable ? La Fed et la BCE ont entamé un resserrement monétaire, chacune à leur manière. Et pour la Banque du Japon (BoJ), c’est une toute autre histoire.

Continuer la lecture de L’avenir préoccupant des banques centrales

Partagez
Recommandez par mail Recommandez par mail

Les banques, les vrais patrons des politiques

Des tests de résistance des 48 plus importantes banques de l’Union européenne et de la Norvège se sont tenus sous les auspices de l’Autorité bancaire européenne (EBA). Mais ce qui était hier un évènement fiévreusement attendu passe aujourd’hui largement inaperçu. Est-ce parce que ces tests ont définitivement perdu toute crédibilité, ou bien encore en raison de la conviction qui s’est nouvellement forgée que c’est ailleurs qu’il faudrait chercher le facteur de déclenchement d’une nouvelle crise financière aiguë ? Que c’est de toute façon hors de portée des régulateurs, auxquels le fonctionnement du système financier échappe largement à leur surveillance ?
Continuer la lecture de Les banques, les vrais patrons des politiques

Partagez
Recommandez par mail Recommandez par mail

Le risque systémique, risque roi

La chute de la livre turque a entraîné la baisse des valeurs financières et des Bourses européennes. L’exposition du secteur bancaire européen fait en effet craindre une propagation de la crise qui pourrait vite affecter les banques turques en dépit des mesures de protection de leur banque centrale. BBVA, Santander, BNP Paribas, Unicredit et ING en ont fait les frais.

Continuer la lecture de Le risque systémique, risque roi

Partagez
Recommandez par mail Recommandez par mail

LES RÉGULATEURS SONT PENCHÉS SUR LE RISQUE SYSTÉMIQUE… ET N’EN FINISSENT PAS ! par François Leclerc

Billet invité.

Faisant écho au monde bancaire qui réclame un cessez-le-feu sur le front de la régulation, le Comité de Bâle joue l’apaisement dans son dernier rapport. Les 98 plus grandes banques objet de sa dernière étude ont atteint ou dépassé les exigences minimales de ratio de fonds propres à la fin juin 2014, annonce-t-il, les établissements identifiés comme systémiques devant encore atteindre leur ratio propre mais s’en approchant. Les mégabanques ont également continué de progresser afin de disposer d’un coussin de liquidités leur permettant de faire face à une crise de liquidité de trente jours. Bref, nous sommes sur la bonne voie !

Mais cela serait trop beau, car les régulateurs n’en n’ont jamais fini, placés devant la montée en puissance d’un nouveau danger systémique. Il est apparu au sein d’un autre monde dont le volume d’activité s’est considérablement accru et qui connait une forte concentration, celui des méga fonds d’investissement. Quelle pourrait en être cette fois-ci la cause ? La remontée du taux principal de la Fed pourrait précipiter une panique sur le marché obligataire, en raison de l’afflux des ventes, aboutissant à un nouveau blocage des transactions financières. Certes, les avis à ce sujet sont partagés – certains mettant l’accent sur les « conséquences dévastatrices » de la remontée du taux directeur de la Fed, d’autres exprimant leur confiance dans la capacité des fonds d’investissement à absorber le choc – mais nous vivons dans un univers formellement régit par le principe de précaution impliquant d’agir préventivement en tout état de cause…

Continuer la lecture de LES RÉGULATEURS SONT PENCHÉS SUR LE RISQUE SYSTÉMIQUE… ET N’EN FINISSENT PAS ! par François Leclerc

Partagez
Recommandez par mail Recommandez par mail

Déflation, shadow banking… : DORMEZ TRANQUILLES, BRAVES GENS ! par François Leclerc

Billet invité

Les débats entre économistes patentés sont parfois déroutants ! Par exemple celui qui porte sur la déflation en Europe, certains mettant en avant ce risque, comme Christine Lagarde (FMI), et d’autres le croyant limité, comme Jens Weidmann (Bundesbank). La baisse de l’inflation en dessous du taux cible de 2 % se poursuivant au sein de la zone euro – on en était à 0,8 % en décembre dernier – ce dernier fait état, pour justifier sa position, du réalisme sur lequel repose l’anticipation à long terme d’un taux de 2 %, le justifiant par la reprise économique en cours. Bien que celle-ci soit anémique et fragile, comme en témoignent tout particulièrement les derniers chiffres en provenance… d’Allemagne. Le PIB allemand a cru de 0,4 % en 2013, plus faible progression depuis quatre ans.

En tout état de cause, ce n’est que l’épaisseur du trait qui, à ce rythme, va séparer la tendance déflationniste qui s’accentue de la déflation proprement dite. Une simple question de seuil. Avec les mêmes effets : certes, les prix montent peu ou même pas du tout, mais le poids de la dette à réduire ne s’en trouve pas soulagé pour autant, ne contribuant pas spécialement au succès de la politique de dévaluation interne.

Continuer la lecture de Déflation, shadow banking… : DORMEZ TRANQUILLES, BRAVES GENS ! par François Leclerc

Partagez
Recommandez par mail Recommandez par mail