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Les yeux pas en face des trous
En commençant par le V puis en adoptant le W, les lettres illustrant la reprise de l’économie sont épuisées, sauf le L de plus mauvaise augure. Au fur et à mesure que l’Europe se reconfine, même partiellement, l’économie va replonger, rendant toutes les prévisions hasardeuses. Afin d’impressionner, le ministre Bruno Le Maire prétend pouvoir chiffrer…
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Anticipations financières non dites
Faible consolation dans les milieux gouvernementaux et d’affaires, la récession serait un peu moins marquée que prévu en Europe, relançant chez certains des espoirs de relance déjà déçus. C’est sans compter avec le rebond de la pandémie en phase ascendante, qui affecte tous les pays, et avec les effets des mesures destinées à en freiner…
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Keynes à toutes les sauces gâtées
Jean Castex se prévaut d’un étrange « keynésianisme de l’offre » dont on ne sait trop où il va le chercher. Tandis que la tentation est grande de voir dans l’évolution de la politique financière allemande un tournant « conceptuel ». Les dirigeants seraient-ils devenus des keynésiens comme l’affirme la correspondante du Monde à Berlin, Cécile Boutelet ?…
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Bas les masques
Grave question : le verre est-il moitié vide ou à moitié plein ? C’est selon, à lire dans la presse les avis éclairés des acteurs de la vie économique. Il y a les incorrigibles, qui ne veulent voir que l’amélioration de l’activité, et à l’opposé les plus circonspects.
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Comme au poker, ils font tapis
À Bruxelles, la clarté n’est pas au rendez-vous ! Les 1.000 milliards d’euros de subventions ne sont plus que la moitié, 250 milliards de prêts étant proposés en complément. Pour l’emporter, Ursula von der Leyen brandit le risque de fracturation permanente de l’Europe.
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Malaise dans la civilisation
Il est frappant de constater que les tentatives de sortir avec des solutions hétérodoxes du piège de l’endettement qui se referme sont rejetées par certains sans qu’ils ne daignent énoncer d’alternative. L’émission de dette perpétuelle est particulièrement ciblée, sans doute parce qu’elle n’imposerait pas de remises en question majeures et que la formule a déjà…
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La stratégie de la fuite en avant par défaut
On n’ose plus relever leurs fuites en avant tant elles sont coutumières. En garantissant les prêts d’urgence aux entreprises (PGE), le gouvernement français n’a pas renouvelé le genre. Les demandes ont déjà largement dépassé 100 milliards d’euros et le robinet n’est pas fermé.
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Un délitement par tous les bouts qui semble irrésistible
Les grandes manœuvres autour de la BCE ont commencé depuis que la Cour de Karlsruhe a entamé les hostilités en cueillant tout le monde à froid. Comment enrayer la dynamique de démantèlement de l’Europe qu’elle a brutalement accentué avec son ultimatum à trois mois ? La réponse n’est pas trouvée.
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Le système porte en lui sa caricature
Steven Mnuchin, le secrétaire au Trésor américain, veille au grain auprès de Donald Trump pour le compte de Wall Street. Sur le pont, il maintient des rapports de coopération avec l’opposition démocrate majoritaire au Congrès afin d’obtenir l’adoption de programmes gouvernementaux massifs à rallonge qui totalisent déjà 2.700 milliards de dollars.
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Une course de vitesse qui va faire des dégâts
L’ampleur de la récession qui se creuse et des réponses budgétaires qui enflent ont de quoi impressionner. Le ballet des montants qui circulent ne cesse de s’accélérer. Les finances publiques sont durement sollicitées alors que les recettes fiscales diminuent. De quoi être étourdi et oublier l’essentiel, qui va payer l’addition va être la grande question…