L’anticipation des investisseurs et le tournant des banques centrales

Le Wall Street Journal et le Financial Times ne manquent pas une occasion d’épingler au fil de leurs éditions les facteurs de rebondissement de la crise qu’ils décèlent dans le retour de certaines pratiques ou produits, et plus généralement dans ce phénomène bien connu de la mémoire courte qu’ils observent dans le monde financier. Mais ce ne sont pas les seuls facteurs de rebondissement de la crise.

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ECB for ever

Le système financier est plus que jamais assisté, comme en témoignent les nouvelles mesures annoncées par la BCE.

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Une prospective macro-économique dérangeante

Dans un monde qui ne brille pas par sa clarté et sa transparence, comment se préparer à ce qui nous attend ? Et d’ailleurs, qu’est ce qui nous attend ?

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Les mauvaises résolutions de l’année à venir

Au sein d’une crise devenue globale, tout à la fois financière, sociale et politique, les risques et les incertitudes ont pris une dimension accrue. Cela donne le sentiment que le monde tourne à vide, les autorités politiques dépassées quand elles ne se réfugient pas dans leurs certitudes bornées ou dans le déni, ce qui revient au même.

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Fuite en avant ou politique de l’autruche ?

Les analystes financiers ne sont décidément pas au bout de leur peine. « L’indice de la peur » qui mesure la volatilité sur les marchés financiers – le VIX – leur a déjà donné du fil à retorde cette année. Son interprétation classique veut qu’une trop grande fébrilité de sa part soit annonciatrice d’un gros pépin, et c’est au contraire le calme plat sur les marchés dont il témoignait qui devenait à leurs yeux suspect.

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LES BANQUES EUROPÉENNES ONT DE QUOI POUSSER UN GRAND OUF ! par François Leclerc

Billet invité.

C’est la rentrée, donnant l’occasion à l’OCDE de délivrer de sinistres prévisions, modifiant les précédentes datant de mai dernier. Montrant que même à court terme, elles ne tiennent pas longtemps la route ! L’accent est mis sur le risque d’une récession si rien n’est fait. Il en sort que l’Italie sera particulièrement touchée par le mal, son ratio dette/PIB appelé à dépasser 145% et sa dette à devenir insoutenable. Et que l’Allemagne voit sa croissance continuer à décliner. À contretemps des dernières décisions des autorités européennes, l’OCDE préconise d’ailleurs que la BCE s’engage de manière décidée dans l’assouplissement quantitatif et remarque que « la reprise mondiale a besoin d’une poursuite du soutien à la demande ». Comme le FMI, l’OCDE s’inquiète de l’euphorie qui règne sur les marchés financiers, « déconnectée » de l’économie réelle et exposée au risque d’une « correction brutale ».

Pour le monde financier aussi, c’est la rentrée ! En Europe, elle suscite de profonds soupirs de soulagement. Non seulement la montée d’un nouveau risque – le risque réglementaire – a pu être stoppée, mais les banques caressent l’espoir que les nouvelles autorités européennes vont assouplir plusieurs dangereux projets, au vu de la nomination aux postes clés de la Commission du Français Pierre Moscovici (dont les prouesses à propos de la séparation des activités des banques à la françaises demeurent dans toutes les mémoires) à l’économie, et du Britannique Jonathan Hill à la régulation financière.
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LA NORMALITÉ NE PASSERA PAS ! par François Leclerc

Billet invité.

Même dans leurs rêves les plus fous, les dirigeants européens n’osent plus invoquer le retour à la normalité. Comme si cela ne lui suffisait pas d’être au bord de la déflation, la zone euro l’est aussi de la récession, après avoir enregistré au second trimestre une croissance nulle, selon Eurostat. Leur seul refuge est de la prédire pour bien plus tard, pour la forme en quelque sorte, quand les réformes libérales exigées du haut de la Chaire auront fait leur effet. Le concept de stagnation séculaire lancé par William Summers a entretemps été largement repris et il n’est plus recherché que des accommodements sur les marges pour les plus optimistes, ou d’éviter le piège de la déflation pour les plus perspicaces.

Faute d’avoir pu faire adopter son plan, la BCE tente de relancer le crédit aux entreprises pour impulser la croissance et s’apprête à offrir un nouveau paquet cadeau aux banques. Après avoir décidé de renouveler ses prêts à long terme à des conditions défiant toute concurrence, elle voudrait relancer un marché de la titrisation anémique en Europe et convalescent aux États-Unis. En prenant tous les risques, elle espère montrer l’exemple et donner l’impulsion, dans l’espoir qu’ils seront ensuite assumés par les investisseurs, tout en pesant sur les régulateurs pour qu’ils abaissent les obstacles dressés, notamment pour les compagnies d’assurance afin qu’elles prennent le relais. Ne pouvant agir sur le levier de la demande en raison des interdits en vigueur, la BCE tente de faire coup double en dynamisant l’investissement privé tout en soulageant les bilans bancaires. Elle va acheter les titres ABS afin d’éviter la montée du défaut côté PME, en faisant rouler leur dette. Mais pour le reste, fait-on boire un âne qui n’a pas soif ?

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Zone euro : LA FATALITÉ N’EXISTE PAS ! par François Leclerc

Billet invité.

Les dirigeants européens seraient bienvenus à s’interroger à propos de la politique qu’ils ont eux-mêmes décidée, ou à défaut suivie par peur de s’y opposer, par conformisme plus que par conviction. Non pas seulement pour en constater les effets qui contredisent leurs prédictions, mais aussi pour s’interroger sur leurs causes. Car les bricolages qui s’annoncent ne régleront rien.

Leur obstination à ne pas se résoudre à une telle clarification, qui renvoie à leur discours obsessionnel à propos de la dette et des réformes d’inspiration libérale destinées à relancer la croissance, fait à la longue problème. Parce qu’elle pourrait laisser penser qu’ils se sont résignés à précipiter l’Europe dans une période récessive et déflationniste durable, prix à payer selon eux pour réduire un endettement excessif, en affirmant qu’il n’y a pas d’autre solution. En évitant de se poser une délicate question : la désastreuse situation actuelle a-t-elle pour origine la crise financière, ou est-elle le résultat de leur politique ?

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Zone euro : NOUS Y ARRIVONS !, par François Leclerc

Billet invité.

La zone euro est à nouveau au bord de la récession et la pression déflationniste s’amplifie, accentuant le risque d’entrer dans une déflation à la japonaise dont on ne sort pas. L’Allemagne, la France et l’Italie – ses trois premières puissances économiques – sont désormais touchées, chacune à sa manière. Sans que cela influe sur le discours de la BCE et de la Commission, qui préconisent comme si de rien n’était la poursuite des réformes structurelles en prenant comme exemple la mirifique croissance dont bénéficient l’Espagne et le Portugal (0,6% au second trimestre dans les deux cas) après avoir été poussés au fond du trou.

Le discours sur la croissance est épuisé, mais il n’y en a pas de rechange, d’où la crispation de la part de ceux qui n’ont pas d’alternative à proposer à leur politique reposant sur la résorption accélérée et prioritaire de la dette publique. Pourtant, elle ne fonctionne pas, comme le montre notamment la progression de la dette de l’État espagnol : celle-ci a dépassé fin juin les 1.000 milliards d’euros et continue à grimper, prévue pour dépasser le seuil symbolique de 100% du PIB en 2015. D’un point de vue économique, inscrire dans un traité des normes de déficit est tout aussi absurde que d’avoir mené la politique d’austérité, et cela ne garantit en rien qu’elles seront respectées…

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L'actualité de la crise : DEUS EX MACHINA ! par François Leclerc

Billet invité.

« La BCE est prête à faire tout ce qui est nécessaire pour préserver l’euro » a hier annoncé Mario Draghi, le président de la BCE, et le monde entier en a aussitôt soupiré d’aise. Qu’importe ce que la BCE va bien pouvoir mettre sur la table, car elle dispose encore d’une crédibilité perdue par les autorités politiques. Il lui suffira seulement de joindre le geste à la parole, et nul ne doute que cela sera exécuté.

Cet immense soulagement intervient alors que les choses semblaient fort compromises et que les réactions des autorités n’étaient plus même anticipées. Tout juste comprenait-on qu’elles jouaient leur dernière carte en espérant des renforts. Tout peut bien désormais arriver de ce qui était redouté ! Ni l’ampleur du plan de sauvetage espagnol, ni une sortie de la Grèce de la zone euro ne pèsent plus si l’engrenage infernal est enfin stoppé et l’Italie préservée.

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