Le « fétichisme vaudou » allemand

Les propos alarmistes fusent de partout à propos de l’économie allemande. Selon des données qui l’accréditent, elle serait au bord de la récession et son modèle obsolète à bout de souffle. Et il serait vain de se cacher derrière des boîtes d’allumettes en ne voulant voir dans ces statistiques officielles inquiétantes qui s’accumulent que la conséquence de la guerre commerciale américano-chinoise opposant les deux premiers clients de sa production automobile, son fleuron industriel.

Continuer la lecture de Le « fétichisme vaudou » allemand

Partagez
Recommandez par mail Recommandez par mail

Un phénomène contre nature se répand

Les taux négatifs n’ont pas fini de faire parler d’eux. Le Bund, l’obligation allemande à 10 ans, a atteint en séance -0,61%. Le stock d’obligations traitées à un taux inférieur à zéro ne cesse de rapidement augmenter. 15.000 milliards de dollars de titres sont déjà dans ce cas, qui n’ont pas seulement des États comme émetteurs.

Continuer la lecture de Un phénomène contre nature se répand

Partagez
Recommandez par mail Recommandez par mail

L’Europe, à tâtons

Quand l’Allemagne tousse, toute l’Europe s’enrhume ! Ce qui était valable hier pour Boulogne-Billancourt peut s’appliquer aujourd’hui à une échelle bien plus vaste. L’économie allemande flirte avec la récession et pourrait vite y plonger, entraînant la zone euro toute entière. Et il ne s’agit plus aujourd’hui des conséquences de la crise de l’automobile, mais d’une tendance plus générale qui menace d’être encore accentuée par les effets de la guerre commerciale entre les États-Unis et le Chine, ses deux principaux clients.

Continuer la lecture de L’Europe, à tâtons

Partagez
Recommandez par mail Recommandez par mail

Il n’y a pas de quoi rêver

Comment ne pas en convenir, nous vivons une époque singulière ayant perdu beaucoup de nos repères ! Douze ans sont passés depuis le déclenchement de la crise, mais ses effets profonds se font toujours sentir, quand bien même elle ne tient plus le haut de l’affiche. De financière à l’origine, elle est devenue économique, sociale et politique. Elle a désormais acquis une dimension psychologique qui rejaillit sur les autres domaines.

Continuer la lecture de Il n’y a pas de quoi rêver

Partagez
Recommandez par mail Recommandez par mail

L’anticipation des investisseurs et le tournant des banques centrales

Le Wall Street Journal et le Financial Times ne manquent pas une occasion d’épingler au fil de leurs éditions les facteurs de rebondissement de la crise qu’ils décèlent dans le retour de certaines pratiques ou produits, et plus généralement dans ce phénomène bien connu de la mémoire courte qu’ils observent dans le monde financier. Mais ce ne sont pas les seuls facteurs de rebondissement de la crise.

Continuer la lecture de L’anticipation des investisseurs et le tournant des banques centrales

Partagez
Recommandez par mail Recommandez par mail

ECB for ever

Le système financier est plus que jamais assisté, comme en témoignent les nouvelles mesures annoncées par la BCE.

Continuer la lecture de ECB for ever

Partagez
Recommandez par mail Recommandez par mail

Une prospective macro-économique dérangeante

Dans un monde qui ne brille pas par sa clarté et sa transparence, comment se préparer à ce qui nous attend ? Et d’ailleurs, qu’est ce qui nous attend ?

Continuer la lecture de Une prospective macro-économique dérangeante

Partagez
Recommandez par mail Recommandez par mail

Les mauvaises résolutions de l’année à venir

Au sein d’une crise devenue globale, tout à la fois financière, sociale et politique, les risques et les incertitudes ont pris une dimension accrue. Cela donne le sentiment que le monde tourne à vide, les autorités politiques dépassées quand elles ne se réfugient pas dans leurs certitudes bornées ou dans le déni, ce qui revient au même.

Continuer la lecture de Les mauvaises résolutions de l’année à venir

Partagez
Recommandez par mail Recommandez par mail

Fuite en avant ou politique de l’autruche ?

Les analystes financiers ne sont décidément pas au bout de leur peine. « L’indice de la peur » qui mesure la volatilité sur les marchés financiers – le VIX – leur a déjà donné du fil à retorde cette année. Son interprétation classique veut qu’une trop grande fébrilité de sa part soit annonciatrice d’un gros pépin, et c’est au contraire le calme plat sur les marchés dont il témoignait qui devenait à leurs yeux suspect.

Continuer la lecture de Fuite en avant ou politique de l’autruche ?

Partagez
Recommandez par mail Recommandez par mail

LES BANQUES EUROPÉENNES ONT DE QUOI POUSSER UN GRAND OUF ! par François Leclerc

Billet invité.

C’est la rentrée, donnant l’occasion à l’OCDE de délivrer de sinistres prévisions, modifiant les précédentes datant de mai dernier. Montrant que même à court terme, elles ne tiennent pas longtemps la route ! L’accent est mis sur le risque d’une récession si rien n’est fait. Il en sort que l’Italie sera particulièrement touchée par le mal, son ratio dette/PIB appelé à dépasser 145% et sa dette à devenir insoutenable. Et que l’Allemagne voit sa croissance continuer à décliner. À contretemps des dernières décisions des autorités européennes, l’OCDE préconise d’ailleurs que la BCE s’engage de manière décidée dans l’assouplissement quantitatif et remarque que « la reprise mondiale a besoin d’une poursuite du soutien à la demande ». Comme le FMI, l’OCDE s’inquiète de l’euphorie qui règne sur les marchés financiers, « déconnectée » de l’économie réelle et exposée au risque d’une « correction brutale ».

Pour le monde financier aussi, c’est la rentrée ! En Europe, elle suscite de profonds soupirs de soulagement. Non seulement la montée d’un nouveau risque – le risque réglementaire – a pu être stoppée, mais les banques caressent l’espoir que les nouvelles autorités européennes vont assouplir plusieurs dangereux projets, au vu de la nomination aux postes clés de la Commission du Français Pierre Moscovici (dont les prouesses à propos de la séparation des activités des banques à la françaises demeurent dans toutes les mémoires) à l’économie, et du Britannique Jonathan Hill à la régulation financière.
Continuer la lecture de LES BANQUES EUROPÉENNES ONT DE QUOI POUSSER UN GRAND OUF ! par François Leclerc

Partagez
Recommandez par mail Recommandez par mail