L’eldorado d’Apple et des GAFAM et ce qu’il exprime

La valorisation boursière d’Apple a dépassé les 2.000 milliards de dollars, doublant en l’espace de deux ans. Les analystes de Goldman Sachs n’en reviennent pas, reconnaissant qu’ils étaient loin dans leurs prévisions d’approcher ce qui bouleverse tous les usages. Le chiffre d’affaires d’Apple étant de 274 milliards de dollars et ses profits nets de 58 milliards, une telle valorisation est du jamais vu ! Le Price-Earnings Ratio (PER) qui exprime le rapport entre la valeur des actions et les bénéfices en ressort à 35, hors de tous les sentiers battus, la norme se situant empiriquement entre 12 et 15. Pour mieux apprécier le résultat, Apple vaut aujourd’hui plus que toutes les entreprises du CAC40 réunies.

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Nos amies les banques

Et les banques dans tout cela ? Hier point faible d’un système financier qui craquait, elles prétendent aujourd’hui tenir le choc. Non sans de grandes disparités en leur sein ni présager de l’avenir.

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La ligne de plus grande pente

Faut-il faire de BlackRock un épouvantail ? Ce serait profondément injuste, car il n’est pas seul. Avec un groupe de 27 fonds d’investissements dont il est le leader, quelques 60% des actifs en gestions sont détenus par leurs soins. Flowspring l’a calculé, qui se présente comme l’analyste « le plus avancé des gestionnaires d’actifs utilisant l’intelligence artificielle ».

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La poutre dans l’œil du système financier

Si une récession devait intervenir, 40% de la dette des entreprises situées dans les huit premières puissances économiques mondiales deviendrait insolvable a prévenu le FMI. En pure perte. Durant la décennie écoulée, les émissions obligataires des entreprises se sont chaque année accrues de 1.000 milliards de dollars, selon l’organisation professionnelle SIFMA (Securities Industry and Financial Markets Association). Les plus grandes entreprises américaines, inscrites à l’indice S&P 500, y ont contribué pour 70%.

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Cette petite cachotière de BCE

La relance des mesures d’achats obligataires de la BCE décidées sous la présidence Mario Draghi est entrée en application, et l’ampleur des acquisitions d’obligations d’entreprise a surpris les analystes financiers. La critique montante d’un plan qui serait superflu est prise à contrepied : tout se passe en effet comme si la BCE avait élargi ses objectifs sans le crier sur les toits, ne se contentant pas de soutenir les États les plus faibles de l’Union par ses achats de titres souverains et avait ajouté une nouvelle corde à son arc en œuvrant à la stabilisation du marché de la dette des entreprises.

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Un phénomène contre nature se répand

Les taux négatifs n’ont pas fini de faire parler d’eux. Le Bund, l’obligation allemande à 10 ans, a atteint en séance -0,61%. Le stock d’obligations traitées à un taux inférieur à zéro ne cesse de rapidement augmenter. 15.000 milliards de dollars de titres sont déjà dans ce cas, qui n’ont pas seulement des États comme émetteurs.

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La dette privée, cette grande oubliée

Pour un peu, on oublierait le poids de la dette privée, à force de se focaliser sur la dette publique, cette source de tous les malheurs. Son accroissement contribue pourtant fortement à celui de l’endettement global, et l’on commence à se rendre compte de ses dangers.

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En toute oligarchie…

Les grandes entreprises américaines devraient consacrer cette année plus de mille milliards de dollars au rachat de leurs propres actions. Le phénomène n’est pas nouveau, mais il connait une accélération due à l’allégement des taxes décidé par Donald Trump, qui les incite à rapatrier les capitaux parqués dans des pays fiscalement plus accueillants en leur accordant un taux d’imposition préférentiel de 15,5%. 300 milliards de dollars ont ainsi déjà été rapatriés au premier trimestre de cette année, presque un tiers de leurs fonds logés à l’étranger.

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