Le moment de la sainte frousse

L’accroissement des inégalités sociales et le « populisme » montant qui l’accompagne font réfléchir dans les hautes sphères de l’économie et des finances. Sous ses différentes formes, la crise politique dérange la bonne marche du business, aussi bien aux États-Unis qu’en Europe.

Continuer la lecture de Le moment de la sainte frousse

Partagez
Recommandez par mail Recommandez par mail

Les bonnes idées ne meurent pas, elles sommeillent quelquefois

Tout a commencé lorsque, en guise de régulation sur le thème « plus jamais ça », les régulateurs des deux côtés de l’Atlantique ont esquivé l’essentiel, c’est à dire la spéculation financière. Logiquement, la certitude s’en est suivie qu’une nouvelle crise allait immanquablement survenir, argument martelé afin que les banques centrales s’y préparent en se redonnant des marges de manœuvre. Nous en sommes là.

Continuer la lecture de Les bonnes idées ne meurent pas, elles sommeillent quelquefois

Partagez
Recommandez par mail Recommandez par mail

Le gouvernement anti-système italien, une ouverture malgré tout

Que peut-on attendre de l’arrivée au pouvoir à Rome de la coalition qualifiée non sans mépris de populiste ? En premier lieu qu’elle rue dans les brancards en mettant en cause une doxa sévèrement ancrée. La logique en est inscrite dans l’application de son programme, sans qu’il soit nécessaire de l’annoncer.

Continuer la lecture de Le gouvernement anti-système italien, une ouverture malgré tout

Partagez
Recommandez par mail Recommandez par mail

LES JEUX POLITIQUES EUROPÉENS SE TENDENT, par François Leclerc

Billet invité.

À Athènes, Antonis Samaras tente de grignoter des voix parlementaires et d’assurer la victoire de son poulain à la Présidence de la République, afin de reculer la perspective d’élections législatives anticipées gagnées par Syriza. Le troisième et dernier tour des élections à la présidence aura lieu le 29 décembre, mais les pointages ne lui sont toujours pas favorables. Deux épisodes de débauchage font déjà jaser, avec pour cible un député des Indépendants et le parti Dimar, le premier sous la forme la plus classique d’un achat de vote, un enregistrement non authentifié circulant. Le second à l’occasion d’une allocution télévisée, hier dimanche, au cours de laquelle le premier ministre a proposé aux députés d’avancer les élections législatives à la fin 2015, au lieu de juin 2016, ainsi qu’un élargissement du gouvernement, en contrepartie de leur soutien à son candidat à la présidence, Stavros Dimas. Il reste une semaine pour conclure !

Le gouvernement espagnol a plus de temps devant lui, mais l’échéance des législatives s’approche, et il s’affaire tout autant à leur préparation. Avec en toile de fond l’étrange compétition qui est engagée entre l’Espagne et le Portugal – dont le calendrier est similaire – pour savoir dans lequel des deux pays les rapports entre l’argent et le monde de la politique sont les plus malsains. Dans les deux, le grand déballage se poursuit. La leçon catalane et le danger d’un éclatement de l’Espagne n’a pas été perdue par tout le monde, et le gouvernement de Madrid propose à toutes les régions de les faire bénéficier du taux avantageux dont le pays bénéficie sur le marché obligataire, afin de les soulager du poids de leur endettement. Une démonstration pratique des intérêts de la mutualisation des dettes régionales est donnée, en vue de mieux faire réfléchir aux bienfaits de l’État espagnol, qui n’en a pas été exagérément prodigue ces dernières années.

Continuer la lecture de LES JEUX POLITIQUES EUROPÉENS SE TENDENT, par François Leclerc

Partagez
Recommandez par mail Recommandez par mail