Le Brésil avenir de la France

Quand je suis revenu du Brésil, où je vivais à São Paulo, il y a maintenant largement plus de dix ans, j’ai été beaucoup questionné sur ce que j’y avais vécu et ce que j’avais observé, et il m’a fallu trouver les moyens de transmettre au mieux ce que j’en avais retiré.

Continuer la lecture de Le Brésil avenir de la France

Partagez
Recommandez par mail Recommandez par mail

L'actualité de demain : UN MONDE PEU RÉJOUISSANT DE MÉGAPOLES, par François Leclerc

Billet invité

Cinq millions de véhicules, des particuliers qui se chauffent au charbon et une ceinture industrielle dont c’est également la source principale d’énergie : Pékin, mégapole de 20 millions d’habitants, continue d’être asphyxiée par une pollution atmosphérique persistante, résultat d’un épais brouillard constitué de particules très fines, qui ne se résorbe pas contrairement aux prévisions initiales, malgré l’arrêt d’une centaine d’usines et des mesures de restriction de la circulation automobile. Les autorités conseillent à des millions de Pékinois de s’abstenir de sortir, prioritairement les enfants, les personnes âgées et les malades. Les hôpitaux voient affluer les cas de détresse respiratoire. Un seuil de pollution dangereux est atteint et même dépassé.

Les atteintes à l’environnement, la pollution à grande échelle des cours d’eau et de l’atmosphère et les cas d’atteinte à la sécurité alimentaire qui se multiplient confirment que le modèle de développement accéléré chinois n’est pas tenable. La réaction populaire est vive, mais les autorités n’ont pas de solution à court terme, car les reconsidérations à effectuer sont immenses. Le problème n’est pas propre à la Chine, où il atteint son summum. Le développement de mégapoles – qui résultent d’une croissance très rapide dans les pays « émergents » ou « émergés » – produit les mêmes phénomènes partout en Afrique, en Amérique latine et en Asie.

Partagez
Recommandez par mail Recommandez par mail

L'actualité de demain : UNE BRISE LÉGÈRE ET UN COIN DE CIEL BLEU, par François Leclerc

Billet invité

Tout le Nord et l’Est de la Chine, dont Pékin, sont actuellement couverts d’un épais brouillard de pollution, résultat de la pollution industrielle et automobile, offrant une image saisissante. La densité des particules fines – qui pénètrent le plus profondément dans les poumons – dépasse tous les seuils, la qualité de l’air est la pire jamais mesurée. Des autoroutes sont fermées, des vols aériens annulés en série, les vieillards, les malades et les enfants priés de rester chez eux calfeutrés. Aucune des mégapoles des pays émergents n’échappe à ce cauchemar dont il n’est possible de s’éveiller que si l’on en a les moyens, en les quittant.

A São Paulo, le bal du vendredi soir des hélicoptères emmène les privilégiés vers le littoral distant de 80 kilomètres, des centaines de milliers de voitures se ruant sur les multiples voies des autoroutes ouvertes dans le même sens afin de permettre de s’y rendre, laissant un sillage nauséabond. Le temps du week-end, l’air devient presque respirable dans la ville par laquelle passent en semaine tous les gros camions aux carburateurs mal réglés avant d’atteindre le port de Santos, en attendant la transhumance du retour du dimanche soir.

Les riches habitants des quartiers « nobles », comme on les appelle, partagent cet air que tout le monde respire et c’est bien la seule chose qu’ils acceptent d’avoir en commun, réfugiés derrière leurs clôtures électrifiées et leurs murs surélevés qui ne les en protègent pas. Mais ils commencent à s’évader d’une ville de plus en plus inhospitalière, pour vivre dans des résidences fermées à dimension humaine construites à la campagne, qui leur sont réservées…

Partagez
Recommandez par mail Recommandez par mail