L'actualité de demain : LE BONHEUR DES UNS…, par François Leclerc

Billet invité

Qu’il est dur de faire le bonheur des gens malgré eux ! C’est ce que doivent se dire les responsables politiques européens, voyant leurs homologues italiens traités de zombies par Beppe Grillo, alors qu’ils tentent de sauver du naufrage non pas l’Espagne, comme prétend y être parvenu Mariano Rajoy, mais leur stratégie de désendettement en affichant sa réussite.

Elle ne va pourtant pas de soi. En Espagne, précisément, le déficit public aurait atteint 10,2 % du PIB en 2012, et non 6,7 % comme annoncé par le premier ministre, si l’on tient compte du sauvetage des banques qui a transité par le budget de l’État. Le gouvernement reconnait une récession de -1,4 % du PIB, qui va se poursuivre cette année, des chiffres qu’il faut tous prendre avec des pincettes. Le fond de la crise immobilière est loin d’être touché et les 40 milliards d’euros d’aide européenne destinés à renflouer les banques ne seront pas suffisants. La recherche d’une assistance financière à la Sareb, la bad bank espagnole, déstabilise paradoxalement les banques, car les décotes des actifs qu’elle annonce – pour attirer en son sein les investisseurs – sont très largement supérieures à celles que les banques ont adoptées ! C’est cela ou faire intégralement supporter par les finances publiques le risque que représente la Sareb, qui est destinée à recevoir 60 milliards d’actifs… Les pertes doivent toujours se trouver quelque part !

Continuer la lecture de L'actualité de demain : LE BONHEUR DES UNS…, par François Leclerc

Partagez
Recommandez par mail Recommandez par mail

L'actualité de demain : CE N'EST PAS TOUT D'Y ENTRER, IL FAUT AUSSI EN SORTIR…, par François Leclerc

Billet invité.

Placés devant l’échéance de la sortie de leur plan de sauvetage, respectivement en 2013 et 2014, les gouvernements irlandais et portugais engagent des préparatifs et des négociations afin d’y parvenir, tandis que celui de Madrid ne demande toujours pas à y entrer, n’ayant pas obtenu de la BCE de garantie sur le taux d’intérêt auquel ses émissions obligataires seraient assujetties dans le cadre du programme OMT. Dans l’immédiat, le gouvernement espagnol accélère son programme d’émissions obligataires de l’année, afin de profiter de la détente actuelle sur les taux : un moindre mal.

Les uns et les autres testent prudemment le marché obligataire, privilégiant la formule des prêts syndiqués (des banques sont chargées de les placer directement auprès d’investisseurs qu’elles recherchent), enregistrant la poursuite d’une détente qui, pour significative qu’elle soit, maintient le coût du roulement de leur dette et du financement de leur déficit à un niveau restant très élevé sur le marché. Lisbonne et Dublin ont également demandé en début de semaine à l’Eurogroupe le rallongement du calendrier de remboursement des prêts européens, arguant dans le cas du Portugal du fait que de lourdes échéances se présentent en 2014, 2015 et 2016. Mais ils devront repasser devant l’Ecofin, où siègent les ministres des finances des 27.

Continuer la lecture de L'actualité de demain : CE N'EST PAS TOUT D'Y ENTRER, IL FAUT AUSSI EN SORTIR…, par François Leclerc

Partagez
Recommandez par mail Recommandez par mail