L'actualité de demain : UN TRÈS GROS VILAIN DÉFAUT, par François Leclerc

Billet invité

Un défaut sur la dette américaine ? Vous n’y pensez pas ! Il reste cependant treize jours pour que le Congrès décide d’élever le plafond de la dette des États-Unis, faute de quoi ils devraient se trouver en situation de cessation de paiement. À moins que de petites réserves – dont l’existence est niée par le secrétaire d’état au Trésor – ne permettent de faire durer un tout petit peu le plaisir.

Les déclarations alarmistes pleuvent de partout, exprimant une inquiétude montante au fur et à mesure que l’échéance se rapproche, chacun ne pouvant s’empêcher de penser qu’un accord de dernière minute interviendra, quand la tension sera au paroxysme et l’obstacle devant le nez. Mais le doute s’insinue : « et si le scénario des fois précédentes ne se répétait pas ? ». Inutile d’épiloguer à ce sujet, même si, comme le rappelle Paul Jorion, la polarisation politique s’accentue aux États-Unis, rendant les compromis de plus en plus difficiles. Renouant dans un contexte fort différent avec le délire maccarthyste d’hier, les libertariens font à leur tour croisade contre le « socialisme » que représente l’assurance-santé, et pensent le moment propice pour faire reculer Barack Obama sur sa réforme.

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L'actualité de demain : PLUS ÇA CHANGE, PLUS C'EST LA MÊME CHOSE ! par François Leclerc

Billet invité.

Le répit gagné par le mini-deal passé entre les républicains et les démocrates dans la nuit du 31 décembre aura été de courte durée. Mitch McConnel, chef des sénateurs républicains, a déjà repris l’offensive. « Si le président ne nous conduit pas vers la réduction de cette addiction à des dépenses massives dont nous souffrons, alors nous devrons utiliser tous les moyens à notre disposition », y compris de voter contre le relèvement du plafond de la dette a-t-il laissé entendre. Anticipant cette réaction, ou la provoquant, Barack Obama avait précédemment déclaré qu’il n’accepterait pas de lier ce déplafonnement aux négociations sur la réduction du déficit, parlant à ce sujet de « jeu dangereux ».