LES DEUX VISAGES DU FMI, par François Leclerc

Billet invité.

Employant une de ces formulations imprécises dont il a le secret, le FMI lance une nouvelle mise en garde pour accompagner ses dernières projections trimestrielles : « La croissance mondiale pourrait dérailler si les transitions importantes de l’économie mondiale ne sont pas bien gérées ». On n’en saura pas plus dans l’immédiat.

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BAS LES MASQUES ! par François Leclerc

Billet invité.

Quel accord Alexis Tsipras peut-il encore espérer arracher à Angela Merkel, François Hollande, Mario Draghi et Jean-Claude Juncker, qu’il va rencontrer ensemble en profitant du sommet européen de fin de semaine ? Pas grand chose si l’on en croit le directeur général de la direction des affaires économiques et financières de la Commission, Declan Costello, qui depuis Athènes où il est en mission a opposé son veto à l’adoption par le Parlement grec de la loi portant sur les mesures d’aide humanitaire, ainsi qu’a celle qui permettrait le paiement échelonné des retards fiscaux. Toutes les deux représentant selon lui une rupture des engagements pris le 20 février dernier, qui impliquent l’adoption globale d’un paquet de mesures restant en cours d’étude. L’intention du gouvernement d’utiliser les recettes des privatisations afin de financer la politique sociale ainsi que la sécurité sociale – et non la réduction de la dette – est promise à connaître le même sort. Les préoccupations sociales du gouvernement grec ne sont pas en phase avec les exigences des autorités européennes qui maintiennent leur tutelle.

Le vrai visage de la politique qui est poursuivie en Grèce ne peut plus être dissimulé. D’Allemagne continue de souffler un vent mauvais associant les incessantes campagnes de presse à scandale aux interventions réitérées des responsables du parti d’Angela Merkel, la CDU, où le discours intransigeant de Wolfgang Schäuble fait mouche. Toute tentative de compromis y est ouvertement décrite comme favorisant la contagion des idées subversives de Syriza dans toute l’Europe. Cette politique aura un prix que ces fanatiques n’appréhendent même pas, si elle déclenche une sortie de la Grèce de l’euro, non seulement en raison du défaut majeur sur la dette qui inévitablement l’accompagnera, mais aussi en raison de la dette de 91 milliards d’euros de la Banque centrale grec au sein de l’Eurosystème… Sans doute y verront-ils alors non pas la sanction de leur aveuglement mais une justification supplémentaire à l’acccentuation de la rigueur. Continuer la lecture de BAS LES MASQUES ! par François Leclerc

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LES ÉMERGENTS SOUFFRENT ET LA RUSSIE EST AU TAPIS, par François Leclerc

Billet invité.

Sonnés, les dirigeants russes se tâtent pour vérifier s’ils sont entiers. Les grandes entreprises exportatrices ont été mises à contribution pour vendre les devises dont elles disposent et contribuer à la stabilisation du rouble, afin d’épargner la Banque de Russie qui a dépensé plus de dix milliards de dollars depuis le début du mois, et dont les réserves abondantes ne sont pas inépuisables. Dans l’attente d’autres mesures, elle va faciliter l’accès aux devises étrangères et protéger les banques de leurs pertes comptables.

Le premier ministre Dmitri Medvedev affirme aujourd’hui qu’aucune mesure d’encadrement des changes ne sera prise, afin de ne pas porter atteinte aux principes du marché, dit-il. Mais, en tout état de cause, le rouble aura perdu la moitié de sa valeur depuis le début de l’année, et rien ne pourra empêcher la Russie d’entrer dans une franche récession, et de connaître simultanément une flambée inflationniste des prix. Le système bancaire va être soumis à rude épreuve en raison de l’endettement des entreprises et des particuliers en devises étrangères. Composé d’une myriade de petits établissements côtoyant une poignée de grands établissements, ce système est très fragile et va devoir être restructuré dans l’urgence. Enfin, Vladimir Poutine – qui s’est tenu à l’écart afin de se démarquer du gouvernement, seul responsable selon lui de la conduite de la politique économique – tirera demain les leçons politiques et essayera d’en faire autant avec les marrons du feu en faisant une fois de plus appel au chauvinisme russe, sa carte favorite.

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Europe : IL N’Y A VRAIMENT PAS DE QUOI SE PLAINDRE ! par François Leclerc

Billet invité.

Demain, sommet européen (on ne les compte plus) ! En ouverture, un petit coin de ciel bleu est toujours timidement recherché par Matteo Renzi, qui réaffirme « qu’il faut sortir les investissements d’un pays du Pacte de stabilité », tentant de donner un peu de marge de manœuvre dans l’application d’une politique européenne dont il est hors de question de demander frontalement le changement. Le président du conseil italien conjugue d’un certain point de vue ses efforts avec Frans Timmermans, qui joue le rôle inédit de président bis de la Commission. Le second de Jean-Claude Juncker, que ce dernier a ensuite relayé, a lancé un appel à des contributions supplémentaires des gouvernements au plan d’investissement de son patron, mais sans clarifier la question soulevée par Matteo Renzi, véritable nœud du problème : ces apports seront-ils ou non comptabilisés dans le déficit ?

Toujours sur ce même terrain, trois instituts économiques européens, l’OFCE française, l’IMK allemand et l’ECLM danois, ont proposé l’exclusion des dépenses d’investissement du calcul du déficit. Cette mesure s’inscrit dans le cadre d’une « stratégie macroéconomique alternative », qui préconise également l’achat par la BCE d’obligations émises par la Banque européenne d’investissement (BEI), afin de soutenir l’investissement public. En vue de favoriser la transition énergétique, il est aussi préconisé d’accroitre la fiscalité sur le carbone, tout en compensant l’augmentation du prix de l’énergie pour les ménages via un fonds européen, et par une taxe à l’importation pour les entreprises.

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ANNONCE DE TRÈS GROS TEMPS, par François Leclerc

Billet invité.

RoubleAprès avoir chuté de 9,5% hier, le rouble a perdu 20% de sa valeur aujourd’hui et continue de s’effondrer. La situation devient « critique » selon la Banque de Russie qui annonce d’autres mesures non précisées, après avoir relevé cette nuit son taux directeur sans effet. A New York, le baril de pétrole poursuit sa chute et ouvre à 55 dollars.

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