Comme si de rien n’était

La crise politique continue sa traversée de l’Europe, atteignant plus particulièrement l’Italie, l’Espagne et l’Allemagne. Dans les trois cas, une coalition est en cause : l’italienne et l’allemande vacillent et l’espagnole ne parvient pas à voir le jour.

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Les démons de la société espagnole ont la vie dure

Jusqu’où la recomposition politique en cours en Espagne ira-t-elle  ? La vie du gouvernement très minoritaire du PSOE est suspendue à l’adoption du budget par les indépendantistes catalans, mais le compromis entre eux qui en serait la clé ne se fait pas.

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LE FIL DE LA GRÈCE QUI EST TIRÉ, par François Leclerc

Billet invité.

La mise en œuvre du 3ème plan destiné à rouler la dette grecque est engagée sous des auspices incertaines. L’éclatement de Syriza domine la scène politique grecque, créant une forte inconnue lors des élections législatives qui devraient se tenir le 20 septembre prochain, ainsi qu’une instabilité gouvernementale potentielle pouvant contribuer à faire obstacle à sa réalisation.

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UN LABORATOIRE AU RÉSULTAT INATTENDU, par François Leclerc

Billet invité.

Quel que soit le résultat de l’affrontement qui se poursuit, la Grèce ne s’est pas pliéE au jeu et n’a pas fait la démonstration qui était recherchée : son sort est en jeu, mais la politique européenne est remise en cause comme elle ne l’a jamais été. C’est tout du moins ce que les Italiens, Européens de la première heure, expriment clairement via leur gouvernement, disant tout haut ce que François Hollande préfère taire. Pier Carlo Padoan, le ministre des finances, a affirmé ce matin que la Grèce doit être aidée pour rester dans la zone euro mais aussi pour retrouver la croissance, succédant à Matteo Renzi qui avait auparavant élargi le débat.

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NOS ÉDILES PRIS À LEUR PROPRE PIÈGE, par François Leclerc

Billet invité.

Ils se sont précipités pour réagir à la convocation des élections législatives, et on se demande bien pourquoi si ce n’est pour mieux souligner leur inquiétude. Sans attendre, Matteo Renzi a nié toute possibilité de contagion à l’Italie, coiffant au poteau le commissaire européen socialiste Pierre Moscovici qui n’a pas hésité à appeler les électeurs grecs à soutenir les réformes « favorables à la croissance », dans un bel effort de distorsion des enjeux. Puis le FMI a donné les grandes orgues, en annonçant la suspension de son aide jusqu’à la formation d’un nouveau gouvernement, et Wolfgang Schäuble a réitéré son injonction à ce que la Grèce poursuive les réformes engagées, on ne pouvait moins attendre.

En chutant, la bourse grecque a traditionnellement manifesté la crainte des milieux d’affaires, la hausse d’un point du taux obligataire grec n’ayant pas la même portée, vu que le gouvernement grec est de toute manière coupé des marchés financiers, vu également le faible volume des échanges sur le marché secondaire. Mais le calendrier qui se présente désormais recèle d’autres dangers : c’est à la fin février au plus tard qu’un accord devra être trouvé avec la Troïka afin de débloquer le dernier versement de 7,2 milliards d’euros de l’aide accordée, et les autorités européennes comptent sur cette échéance pour influencer les électeurs lors des élections du 25 janvier prochain, si la date est retenue, ou par défaut amener un gouvernement Syriza issu de celles-ci à résipiscence. Ce qui explique dans les deux cas son choix par Antonis Samaras.

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