Le tournant en cours et la polarisation qui en découle

« Avec la pandémie, nous sommes passés d’une économie du risque à une économie de l’incertitude radicale, sur le modèle même de l’épidémiologie » explique dans une interview au Monde l’économiste Robert Boyer à propos de la parution de son nouveau livre, « Les Capitalismes à l’épreuve de la pandémie » (*). Difficile de mieux résumer le tournant en cours.

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Des bricoleurs pas à la hauteur

Tous les indicateurs se dégradent irrésistiblement en France, la stratégie gouvernementale d’endiguement de la pandémie n’y fait pas obstacle, l’objectif d’une immunité collective n’est plus vraisemblable, et quand elle interviendra la vaccination attendue ne sera pas la panacée espérée. Il va falloir vivre avec le virus, annonce l’OMS, une phrase dont la portée n’est pas encore pleinement mesurée.

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Le bout incertain du tunnel

Trop beaux pour être vrais, les montants mirifiques des plans gouvernementaux suscitent non sans raison quelques doutes sur leur efficacité. Les formalités administratives prennent du temps et étalent sur la durée l’obtention des aides, retardant leur effet, apportant une contribution supplémentaire à la crise économique, sociale et en fin de compte politique.

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Le dos au mur et masqué, à défaut des yeux bandés

La rentrée ne se présente pas bien, pas besoin de craindre de jouer les Cassandre pour le pronostiquer. Le rebond européen de la pandémie s’accompagne d’inquiétudes prononcées à propos d’une timide relance de l’économie qui déjà s’essouffle. Les gouvernements avancent en marchant à reculons afin d’éviter « à tout prix » un reconfinement, mais même sans celui-ci l’activité économique va en ressentir les effets.

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Une parenthèse qui ne se refermera pas de sitôt

La marée monte, descend et puis remonte. Pareil pour la pandémie ? L’OMS, chiffres à l’appui, alerte sur son accélération mondiale sans pouvoir rien y changer. Parmi les « émergents », le Brésil, le Mexique et l’Inde enregistrent le plus grand nombre de nouveaux décès. Aux États-Unis, les autorités sanitaires s’inquiètent devant la forte dynamique de la vague n’arrachant à Donald Trump qu’un « nous sommes en train de nous en sortir ». En Europe, à ce jour la région la plus touchée par le nombre des décès, une seconde vague est annoncée comme probable par les épidémiologistes. Partout domine le sentiment que l’on n’en a pas fini avec le coronavirus. Pour combien de temps ? on ne sait pas.

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Économie de guerre en temps de paix

La progression de la pandémie est selon l’OMS exponentielle malgré les mesures de confinement qui concernent maintenant la moitié de la population mondiale. Aux États-Unis, l’activité économique chute comme une pierre et dix millions d’américains se sont inscrits au chômage en deux semaines. Faut-il en rajouter pour souligner que nous vivons une économie de guerre en temps de paix ? D’où l’appel de plus en plus entendu au lancement du « plan Marshall » de l’après-guerre.

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La contagion n’est pas que sanitaire

Pas encore reconnue par l’OMS, qui retarde le moment où il faudra bien l’admettre officiellement, la pandémie du coronavirus est un bon révélateur des faiblesses de la mondialisation de l’économie – telle qu’elle a été conçue – et de la fragilité du système financier parasitaire. Une véritable leçon de choses nous est administrée.

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Décidément, le bonheur n’est pas pour nous

À choisir, mourrons-nous tous ensemble des effets du réchauffement climatique ou de la pandémie du coronavirus (qu’il faut bien appeler par son nom) ? L’annonce d’une nouvelle catastrophe ne surprend pas et les médias n’ont pas tardé à s’en emparer, propageant une angoisse qui ne demande qu’à être alimentée.

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