Un petit coup de cinéma

L’affaire Ghosn fait penser à un scénario de cinéma décrivant la chute vertigineuse d’un grand patron, cueilli à la descente de son jet privé par la police. Cela ne rappelle-t-il pas une autre déchéance dont nous assisterions au remake ?

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LEUR NOUVELLE SOCIÉTÉ, par François Leclerc

Billet invité.

Née dans la foulée des années 30, la doctrine de l’ordo-libéralisme pourrait évoluer à l’initiative de son gardien du Temple, la Bundesbank. Classiquement, une division du travail est instituée par cette théorie, qui attribue la conduite de la politique monétaire à la banque centrale, à l’abri du pouvoir politique, confie les affaires budgétaires au gouvernement, et la fixation des salaires et des conditions de travail aux négociations entre employeurs et syndicats des travailleurs. Sortant sans scrupule de sa mission, la Bundesbank propose d’introduire une nouveauté : la création d’un Conseil fiscal européen indépendant au détriment de la Commission européenne.

Au fil du déroulement de la crise, les banques centrales élargissent leurs missions, et la Bundesbank pourtant si respectueuse de l’Etat de droit n’y faillit pas, au nom des intérêts suprêmes qu’elle défend. De son point de vue, tous les moyens sont bons pour rendre irréversibles les dispositions gravées dans un Traité fixant les normes de déficit et d’endettement public, ainsi que pour veiller à leur stricte application : pour la Bundesbank, les dérogations et les assouplissements sont autant d’horreurs. Sa proposition intervient en réaction explicite à l’attribution d’un nouveau délai de deux ans au gouvernement français, afin de respecter son objectif de déficit annuel de 3%.

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Corruption : LE LAIT DÉBORDE DE PARTOUT, par François Leclerc

Billet invité.

L’exemple doit venir d’en haut, et les dirigeants espagnols n’y faillissent pas. Il n’y a que du beau linge impliqué dans le nouveau scandale qui secoue la société espagnole, dont un ancien directeur général du FMI, Rodrigo Rato. Précédemment ministre de l’économie et pilier du Partido Popular de Mariano Rajoy dont il avait failli prendre la place, il est présentement conseiller de plusieurs grandes entreprises.

Avec quatre vingt-six personnalités du monde politique et syndical et des milieux d’affaires, membres des conseils d’administration des caisses d’épargne espagnoles – les Cajas – Rodrigo Rato a été pris la main dans le pot à confiture pour avoir bénéficié de l’octroi de cartes de crédit émises par ces dernières. Tous les ont utilisées pour des achats personnels à discrétion, et sans bourse délier : voyages, hôtels et restaurants, bijoux et oeuvres d’art… Dans certains cas, cela a été jusqu’à des retraits de liquide, pour des montants atteignant des centaines de milliers d’euros.

Des inculpations pour infraction au droit des sociétés et détournement de fonds par l’Audience nationale, la juridiction en charge des affaires financières, sont attendues. Mais les révélations ne sont pas toutes finies, d’autres Cajas susceptibles d’avoir suivi l’exemple et distribué le même type de largesses. Devant le Congrès, Mariano Rajoy a affirmé que le gouvernement allait être inflexible.

Vous avez dit corruption ? vous avez dit oligarchie…

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