Le pragmatisme des banquiers centraux

La BCE ne dévoile pas encore ses batteries depuis l’annonce par Mario Draghi, prochainement sur le départ, que les achats d’obligations pourraient reprendre si l’inflation ne repartait pas. Selon son économiste en chef Philip Lane, « ses dirigeants doivent aussi être ouverts à de nouvelles idées et de nouvelles méthodes » bien qu’ils disposent de marge de manœuvre pour engager un nouvel assouplissement monétaire afin d’accomplir son mandat.

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La mission des banques centrales fait débat

C’est dans l’air du temps, de partout s’engage une réflexion sur les banques centrales dont la mission de longue date est de lutter contre l’inflation. Ce qui n’est plus précisément d’actualité lorsque l’on voit la BCE lutter pour au contraire essayer sans y parvenir, de l’augmenter.

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ECB for ever

Le système financier est plus que jamais assisté, comme en témoignent les nouvelles mesures annoncées par la BCE.

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Le plus mauvais des calculs, celui du risque financier

L’énorme masse réglementaire de la régulation financière n’est pas gage de son efficacité. Celle-ci est toujours aussi douteuse pour une simple et unique raison : elle n’interdit pas la spéculation, et sa raison d’être se limite à amortir les chocs.

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Régulation financière : « ON FERME, DERNIÈRE COMMANDE ! » par François Leclerc

Billet invité.

Sous la férule de Mario Draghi, le Comité de Bâle a mis deux ans, tant le sujet était chaud, pour adopter une nouvelle réglementation à propos de l’évaluation du risque des actifs détenus par les banques qui en prenaient un peu trop visiblement à leur aise.

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GROSSES TURPITUDES ET FAIBLES RÉCONFORTS DES INVESTISSEURS, par François Leclerc

Billet invité.

La forte demande des investisseurs pour la dette des pays émergents défie a priori toute logique. Connue pour ses défauts à répétitions, l’Argentine a placé sans coup férir une émission d’obligations à 100 ans, qui est sortie à 7,91 %. L’emprunt était de 2,75 milliards de dollars et la demande a été de 10 milliards. Incontestablement, le marché manifeste un sérieux appétit au risque et la logique de la finance n’a rien à voir avec celle de l’économie. Qui l’eût cru ?

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QUELLES SURPRISES L'EUROPE PEUT-ELLE ENCORE RÉSERVER ? par François Leclerc

Billet invité.

Que peut-on attendre d’inattendu de la poursuite de la crise politique, pour faire suite au Brexit et à l’élection américaine ? En Europe, deux hypothèses sont envisageables, si l’on exclut l’épisode français dont nos oreilles sont rebattues.

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LE PATAQUÈS EUROPÉEN (suite), par François Leclerc

Billet invité.

Est-il utile de revenir sur un plan Juncker d’investissement, soutenu « sur le principe » et du bout des doigts par Angela Merkel, et que le gouvernement français voudrait « améliorer ». Ces réactions toutes diplomatiques enregistrées, il est quasi-unanimement décrié. Que l’on considère la faiblesse de son montant, l’absence de fonds publics, ou son mécanisme d’appel à des fonds privés, il est peu crédible et il en va de même de ses résultats. Mais, il faut le concéder, ce plan ne fait qu’exprimer l’étroitesse des marges de manœuvre de ses concepteurs, que l’on connaissait déjà.

Vitor Constancio, le vice-président de la BCE, est-il mieux loti que Jean-Claude Juncker, qui vient d’être conforté par un confortable vote de confiance du Parlement européen, sociaux-démocrates compris, en dépit des LuxLeaks ? Présentant le rapport bi-annuel de stabilité financière de la banque centrale, il a annoncé que « tous les indicateurs de risque systémique en zone euro sont à un niveau très bas, et certains d’entre eux à des niveaux similaires à ceux d’avant la crise ». Toutefois, ayant évacué tout semblant d’interrogation sur la qualité de ces indicateurs, il s’inquiète que « le shadow banking représente 60% du total des actifs bancaires en Europe », avec comme leçon que « nous devons en savoir plus, et avoir une meilleure connaissance de l’exposition du secteur réglementé de la finance vis-à-vis de secteurs moins réglementés ».

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