Vol MH 17 : UN PARI DE DUPES DES OCCIDENTAUX ? par François Leclerc

Billet invité

Les polémiques ne manquent pas à propos de l’anéantissement des 298 passagers et membres d’équipage du vol MH 17, la principale étant sur qui en porte la responsabilité. Les autorités russes ont opposé leur version aux accusations des Américains et des Ukrainiens, mais ne rien ne garantit qu’une enquête aux contours encore indéfinis permettra d’établir les faits, surtout si elle se limite à la scène du crime, alors que des données radar – qui doivent probablement exister vu la totalité des moyens de détection déployés – pourraient seules prouver la localisation du tir du missile.

Pavé dans la mare, Alexandre Khodakovski, le commandant du « bataillon Vostok », qui n’est pas n’importe qui, a reconnu mercredi dans une déclaration à l’agence Reuters que les séparatistes possédaient des missiles antiaériens Buk, précisant que ceux qui avaient été pris à l’armée ukrainienne n’étaient pas opérationnels. Il a attribué la responsabilité du tir aux Ukrainiens, car « ils savaient que le missile serait déployé là [vers Snejnoïe où il dirigeait] et ils ont provoqué le tir de ce Buk en lançant une attaque aérienne sur un objectif sans importance que leurs avions avaient ignoré pendant une semaine. » Il a ajouté : « Je savais qu’un Buk était venu de Louhansk. On m’avait alors dit que ce Buk était envoyé par la ‘République populaire de Louhansk’», une région tenue par les insurgés. « J’étais au courant de la présence de cette batterie de Buk. On m’en avait parlé. Je pense qu’elle a ensuite été renvoyée là d’où elle venait (…) afin d’effacer les preuves de sa présence. »

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Vol MH 17 : À QUI PROFITE LE TROUBLE ? par François Leclerc

Billet invité

Un chasseur ukrainien était à proximité de l’avion de ligne malaysien, à distance de tir d’un missile air-air, avant que ce dernier ne soit abattu, selon le général Andreï Kartapolov de l’État-major des forces russes, qui a par ailleurs nié toute livraison de matériel militaire aux séparatistes ukrainiens, et tout particulièrement de systèmes de missiles mobiles sol-air. Il a également fait état de la présence près de Donetsk d’un tel système sous contrôle de l’armée ukrainienne au moment du crash. Telle est la substance d’une intervention destinée à faire pièce aux accusations d’origine américaine et ukrainienne mais qui n’est pas convaincante.

Selon Kartapolov, les Ukrainiens avaient donc deux possibilités d’abattre l’avion de Malaysia airlines, et les séparatistes aucune, bien qu’il se garde de dire que les premiers ont tiré et abattu l’avion. Mais à trop vouloir prouver, on affaiblit parfois sa démonstration : comment croire que les installations de détection russes, qui seraient capables de détecter le chasseur et une batterie de missiles, soient passées à côté d’un tir de missile qui dans les deux cas serait difficilement passé inaperçu ? Comment croire que les Russes n’aient pas fourni de matériel militaire aux séparatistes, après la mascarade à laquelle ils se sont prêtés – et qu’ils ont niée – en camouflant leurs troupes d’élites ainsi que leurs blindés légers ? Tout cela vient trop à point nommé, et tardivement de surcroît.

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Vol MH 17 : UN DEAL EST UN DEAL ! par François Leclerc

Billet invité.

Vladimir Poutine vient de commencer à remplir sa part du contrat en déclarant ce matin que « la Russie fera tout ce qui est en son pouvoir pour que le conflit passe d’une phase militaire à une phase de négociations pacifiques par des voies exclusivement diplomatiques ». L’échange de bons procédés négocié par la Chancelière allemande connait un début d’application : la Russie ne sera pas mise en cause à propos du tir du missile ayant abattu l’avion de Malaysia airlines et va en contrepartie s’engager dans des négociations politiques à propos de l’Ukraine. Angela Merkel a pris le risque que ces négociations tournent court ultérieurement sous un prétexte quelconque, sauf à révéler ultérieurement ce qui est a priori destiné à rester un mystère non élucidé. Attendons de voir comment les autorités américaines vont réagir et ce que les ministres des affaires étrangères européens réunis ce soir diront, et enregistrons que David Cameron, le « cousin » britannique, a demandé une enquête complète sur ce qui s’est passé dans un article écrit pour le Sunday Times, impliquant la Russie et lui demandant non seulement d’encourager un cessez-le-feu en Ukraine mais de rendre disponible toutes les informations dont elle dispose à propos du crash…

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