Les banques centrales à l’heure de la monnaie numérique

Mark Carney, le gouverneur de la Banque d’Angleterre, avait tiré le premier en proposant que les banques centrales se dotent d’une monnaie numérique publique. Désormais, les projets fleurissent, celui de la Chine étant très avancé. Avec un peu de retard, la BCE s’y met à son tour et les dirigeants européens mettent des bâtons dans les roues à la Libra de Facebook.

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La grande affaire du réchauffement climatique

La cause est entendue, afin de redorer son blason la finance est devenue « responsable » en prétendant jouer un rôle dans la lutte dans la grande affaire du réchauffement climatique.

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Le climat, nouvelle mission des banques centrales

Dans la série qui s’étoffe de jour en jour « que peuvent encore les banques centrales ? », le FMI apporte sa contribution. On la doit à Kristalina Georgevia, sa nouvelle présidente, à l’occasion de la réunion annuelle du Fonds.

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Le vif du sujet derrière la Libra de Facebook

Le destin de ceux qui font preuve d’arrogance est de devoir en rabattre comme l’a reconnu Tim Cook, le PDG d’Apple qui se pose en médiateur entre les GAFAM et les États. Facebook est désormais dans la ligne de mire de ces derniers et accumule les mises en cause. Mais cela va bien plus loin.

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Les habits neufs du capitalisme

Le moment est donc venu de réfléchir, pas encore d’agir ! Il serait temps, vu tout ce qui ne tourne plus rond et que l’on ne comprend pas. Des idées jadis incongrues fleurissent là où l’on ne s’y attendait pas, signe que celles d’hier ne sont plus du tout satisfaisantes. Quitte à commettre des emprunts pour l’affichage, à dénaturer le concept de revenu universel par exemple, ou à élargir la responsabilité sociale des entreprises sans clarifier ses conséquences concrètes.

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La mission des banques centrales fait débat

C’est dans l’air du temps, de partout s’engage une réflexion sur les banques centrales dont la mission de longue date est de lutter contre l’inflation. Ce qui n’est plus précisément d’actualité lorsque l’on voit la BCE lutter pour au contraire essayer sans y parvenir, de l’augmenter.

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LES ORGANISATIONS INTERNATIONALES N’ONT PLUS LA MAIN, par François Leclerc

Billet invité.

« De nombreux citoyens des pays avancés perdent confiance dans le système, font face à une incertitude plus élevée et s’inquiètent d’une perte de son contrôle », s’inquiète Mark Carney, le gouverneur de la Banque d’Angleterre. Il avait précédemment été celui de la Banque du Canada, suite à un long passage chez Goldman Sachs. Il est aussi le président du Conseil de stabilité financière (FSB), créé par le G20 de Londres en 2009 qui chapeaute la régulation financière. Ses termes sont choisis et ses paroles ne sont pas prononcées à la légère.

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Sur le mode du changement : PUSILLANIMITÉ ET LÉGÈRETÉ, par François Leclerc

Billet invité

Au train où vont les choses, les années passant, les autorités qui sont aux commandes ne sont pas prêtes à reprendre l’initiative sur le déroulement des opérations, alors que la faible volatilité qui est constatée sur les marchés est source d’inquiétude grandissante, comparée au calme qui précède la tempête. Sans savoir d’où viendra le prochain coup de tabac et quand il interviendra. Une incertitude qui résume l’opacité et la complexité d’un système financier en permanence proche du dérapage incontrôlé.

Seules quelques tentatives voient à peine le jour afin de prendre en compte ce qui s’observe comme le nez au milieu de la figure en Europe où c’est le plus flagrant : la voie empruntée n’est pas la bonne ! Plus réalistes, mais aussi aventuristes, d’autres persévèrent en ne poursuivant qu’un seul objectif : recommencer comme avant, en mieux naturellement !

Ne disposant jusqu’à maintenant que de deux options – aider sous conditions un pays si sa dette est soutenable, ou préconiser sa radicale restructuration dans le cas contraire – le FMI explore actuellement une troisième voie : donner du temps au pays pour la rembourser en allongeant sa maturité. Cette réflexion est issue en droite ligne de la situation grecque et du refus des autorités européennes de pratiquer une remise de peine en bonne et due forme, alors que depuis des mois le FMI la proclame inévitable. Ne pouvant l’obtenir, cette nouvelle politique pourrait, une fois adoptée, donner un peu de souplesse à un désendettement des États qui coince irrémédiablement, en application du vieux principe selon lequel quand on ne sait pas quoi faire, il faut gagner du temps. Elle pourrait être ultérieurement utilisée avec d’autres pays, les candidats ne manquant pas. Le dos au mur, il n’est toutefois toujours pas question d’admettre qu’il faudra en passer par plus radical !

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VU DE CHINE ET DU JAPON, par François Leclerc

Billet invité.

S’éloigner un peu de l’Europe permet un recul salutaire et d’observer sous d’autres angles, dans d’autre contextes, les manifestations régionales de la crise mondiale. Pour y retrouver peu ou prou les mêmes problèmes de dette et de croissance, les mêmes faiblesses des systèmes bancaires, ainsi que les effets identiques des politiques d’assouplissement monétaire des banques centrales.

Depuis qu’il a été découvert, le secteur bancaire informel chinois fait l’objet de grandes inquiétudes, relayées publiquement par Mark Carney, le gouverneur de la Banque d’Angleterre et président du Conseil de stabilité financière (FSB) du G20. C’est moins sa taille – dont les évaluations oscillent entre 3.100 milliards et 3.500 milliards de dollars, soit dans le cas minimum 20% de la taille secteur bancaire public – qui impressionne que le danger d’une propagation au secteur bancaire public de défauts de paiement en son sein. Plusieurs sont déjà intervenus depuis le début de l’année et l’attitude du gouvernement chinois est suivie de près. Va-t-il intervenir résolument pour éviter une crise de confiance et une réaction en chaîne ou laisser faire pour donner un avertissement ? Difficile de trancher : des signaux contradictoires ont été jusqu’à maintenant donnés, des investisseurs anonymes et bienveillants procédant à un renflouement dans un cas et ne se manifestant pas dans d’autres. Comme s’il fallait à la fois donner une leçon à la spéculation qui s’est développée à la suite de la distribution par la banque centrale d’une manne de liquidités et veiller à ce que les incidents restent circonscrits afin de ne pas se propager.

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Mégabanques et risque systémique : LES PARENTS BOIVENT, LES ENFANTS TRINQUENT ! par François Leclerc

Billet invité.

Ne faisant plus scandale à force de se prolonger et se répéter, les enquêtes, poursuites et condamnations des mégabanques à propos de leurs manipulations du Libor ou sur les marchés des devises et de l’or se succèdent dans l’actualité. Les régulateurs des grandes places financières sont sur la brèche, le FBI et le ministre de la Justice américain s’en mêlent dans le cas du trading à haute fréquence, des traders sont suspendus ou tombent, les notables sont épargnés. Le monde financier serait-il fait de tricheries systématiques dont les mégabanques seraient les comparses ? On ne peut se résoudre à le croire.

Le FMI attaque le problème posé par ces mêmes banques systémiques sous un autre angle : trop grandes pour faire faillite et menaçant à ce titre la stabilité du système financier, elles continuent selon lui de bénéficier abusivement de la protection des États (la mansuétude, on n’en parle même pas). Les mégabanques seraient pour cette raison subventionnées par des « garanties implicites », estimées jusqu’à 300 milliards de dollars pour la zone euro, 110 milliards au Royaume-Uni et 70 milliards aux États-Unis (chiffres 2012). Également critiquée par la Fed et le Conseil de stabilité financière (FSB), cette rente de situation encouragerait la prise de risque des mégabanques, s’alarment les auteurs du rapport.

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