LA CRISE DES RÉFUGIÉS N’EST PLUS À UN DÉSASTRE PRÈS, par François Leclerc

Billet invité.

Signant d’une main un accord visant à instaurer un cessez-le-feu en Syrie, et de l’autre écrasant sous des tapis de bombes le nord de la Syrie, les autorités russes jouent encore une fois à un jeu de dupes. Ils instrumentalisent une crise des réfugiés devenue partie prenante de leur stratégie.

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L'HEURE EST AU REPLI, par François Leclerc

Billet invité.

A la veille de la rencontre de mercredi d’Angela Merkel et de François Hollande, le premier ministre français Manuel Valls a tenu devant des journalistes des propos rapportés par le quotidien allemand Süddeutsche Zeitung  : « Nous ne pouvons pas recevoir plus de réfugiés en Europe, ce n’est pas possible » a-t-il fait valoir, ajoutant pour faire bonne mesure : « Ce n’est pas la France qui a dit : venez ! ». Ce matin, [Michel Sapin] a regretté « l’initiative individuelle » d’Emmanuel Macron qui a proposé avec Sigmar Gabriel la constitution d’un fonds franco-allemand sur les réfugiés, martelant « il faut qu’il y ait un engagement européen en faveur de la sécurité, il faut qu’il y ait un engagement européen en faveur de la protection de nos frontières ». On attend la synthèse de l’Élysée.

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DE CHARYBDE EN SCYLLA, par François Leclerc

Billet invité.

Le parlement grec vote ce soir sur un accord dont tout le monde sait qu’il ne sera pas respecté, auquel Alexis Tsipras a ouvertement déclaré qu’il n’y croyait pas, que le FMI rejette implicitement et dont le gouvernement allemand ne veut pas. C’est ainsi que peut être au mieux résumée la situation.

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ILS JOUENT SUR LES MOTS ! par François Leclerc

Billet invité

L’inflation sous-jacente en France au mois d’octobre a été négative selon l’Insee. Cet indice permet de dégager les tendances de fond de l’évolution des prix, excluant de son calcul les produits dont les prix sont soumis à l’intervention de l’État, ceux qui sont volatils en raison de facteurs climatiques ou de tensions sur les marchés mondiaux, et il corrige les effets des mesures fiscales.

Lorsqu’un indice devient négatif, ce n’est pas très bon signe. Alors pour ne pas mettre les points sur les « i », ne pas parler de décroissance quand c’est le cas, ou de déflation comme cela se présente, on parle de croissance ou d’inflation négative. Le passage d’un état à l’autre n’a d’ailleurs qu’une faible portée, lorsque la croissance plafonne et l’inflation n’atteint pas – et de loin – le niveau fixé comme objectif, c’est tout juste une question de conventions. Mais il est des mots dont la charge est trop forte pour être prononcés dans ce monde où l’influence est un trafic comme un autre, et où l’action politique se conçoit comme un effet de tribune.

À ce propos, un nouveau mot vient de faire son apparition : la prédistribution. Il a pour principale raison d’être d’escamoter la redistribution fiscale, qui passe au second rang pour ne pas être accomplie. Le premier ministre français vient d’importer le concept des États-Unis, depuis qu’il fait fureur dans les rangs des socialistes européens cherchant à retrouver un ancrage progressiste et se refaire une virginité.

L’idée est simple : il faut prioritairement intervenir en amont, et non pas en aval, pour que l’égalité soit instaurée. Chiche, on attend des actes !

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VA-TOUT EN GRÈCE, par François Leclerc

Billet invité

Antonis Samaras joue son va-tout en Grèce, à la suite de la décision prise par les ministres des finances de l’Eurogroupe de n’accorder finalement qu’une prolongation de deux mois au plan de sauvetage qui se termine fin décembre. L’élection présidentielle au Parlement aura lieu de manière anticipée la semaine prochaine, a-t-il annoncé hier sans préavis, cherchant à chaud une issue favorable qu’il ne peut plus trouver autrement. Dix mille personnes avaient une nouvelle fois manifesté dimanche à Athènes, afin de s’opposer au vote d’un budget 2015 de rigueur qui a été finalement adopté le soir même, sans apporter de solution aux discussions sans fin avec la Troïka qui ont eu ces délais comme conséquence.

La coalition gouvernementale divisée et à bout de souffle, un accord toujours impossible à trouver avec la Troïka afin de financer un trou financier, et le paiement de la dernière tranche de 1,8 milliard d’euros suspendue en conséquence, le premier ministre n’avait pas le choix, soutenu en cela par les autorités européennes qui ont précipité la décision en n’accordant qu’une courte prolongation. Il fallait en finir et ne pas laisser pourrir.

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UN PLAN « PLEINEMENT CONFORME AVEC LES VALEURS DE LA GAUCHE », par François Leclerc

Billet invité.

Après avoir précipitamment abandonné leur projet de négociation du calendrier de réduction du déficit (non sans voir obtenu « un rythme un peu moins rapide » d’après Michel Sapin, comprenne qui pourra), les socialistes français cherchent à présenter sous le meilleur jour possible le plan d’économie de 50 milliards d’euros sur trois ans de Manuel Valls, le premier ministre français. Dénommé « pacte de responsabilité », celui-ci représente un important transfert des revenus des particuliers vers les entreprises, en application de leur « politique de l’offre ».

Le chef de file des députés socialistes, Bruno Le Roux, juge le plan gouvernemental « pleinement conforme aux valeurs de la gauche », tandis que Marisol Touraine, la ministre des affaires sociales, s’abritait derrière une formule : « des efforts oui, des sacrifices non ! ». Dès hier soir, Arnaud Montebourg réclamait des « contreparties » aux économies annoncées par Manuel Valls (dont les effets précis sur les finances des collectivités locales sont encore à venir) sous forme d’un changement de cap « tant sur la politique monétaire que sur le plan de relance par les investissements ». Il appelait en particulier la BCE à passer à l’acte afin de contrer l’appréciation de l’euro en lui donnant comme modèle la politique monétaire de la Fed. Toujours le fantasme de la planche à billet !

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