La justice instrument de la revanche

L’Espagne et le Brésil se partagent le triste privilège de voir des candidats susceptibles d’emporter des élections empêchés d’y participer par des décisions judiciaires très contestables.

Tout à sa croisade, Mariano Rajoy a obtenu des juges qu’ils embastillent les leaders indépendantistes et leur interdisent de se présenter à la présidence du Parlement Catalan, où ils seraient sinon élus. Mais les juges allemands, sur qui il était compté, n’ont pas extradé Carles Puigdemont, accusé de rébellion. On a appris que les services secrets espagnols avaient choisi l’Allemagne pour le faire arrêter, de préférence au Danemark ou à la Finlande, estimant que les chances d’extradition y étaient plus élevées. C’est raté, mais l’élection du président du Parlement est toujours en panne.

Au Brésil, le juge Sergio Moro a émis un mandat de dépôt et Lula a passé sa première nuit en prison. Toujours donné comme favori aux prochaines élections présidentielles, il pourrait être empêché de se présenter. Certes, il a prêté le flanc aux accusations de corruption avec le Parti des travailleurs, composant dès son accession à la présidence avec un monde politique rompu à toutes les pratiques de la corruption, dont l’appui d’une partie lui était indispensable faute de majorité au Congrès. Mais suite à Dilma Rousseff qui a été destituée en deux temps trois mouvements, il bénéficie également du traitement de faveur d’une procédure accéléré alors que tant d’enquêtes traînent en longueur, impliquant tant d’hommes politiques qui ne sont pas inquiétés.

Au Brésil et en Espagne, c’est l’heure de la revanche. Dans les deux cas, la justice est instrumentalisée et se révèle être une justice de classe.

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Brésil : COMMENT REMPLIR LE VIDE DU POUVOIR ? par François Leclerc

Billet invité.

La cote de confiance du président brésilien Michel Temer est dégringolée à 5%, et 81% des Brésiliens souhaitent d’après un sondage que les députés, qui vont voter demain, envoient sa mise en accusation à la Cour Suprême pour fait de corruption. Continuer la lecture de Brésil : COMMENT REMPLIR LE VIDE DU POUVOIR ? par François Leclerc

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Brésil : LE PROBLÉMATIQUE RETOUR DE LULA , par François Leclerc

Billet invité.

En condamnant en première instance Lula à 9 ans et 6 mois de prison pour corruption et blanchiment d’argent, les juges ont franchi un nouveau pas au Brésil. Un autre avait déjà été franchi en début de semaine par le rapporteur de la commission parlementaire chargée d’analyser la mise en accusation du président Michel Temer pour corruption passive. Celui-ci a émis un avis favorable à l’ouverture d’un procès, qui doit encore être confirmé par la commission puis par les deux tiers des députés.

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Brésil : L’AGONIE D’UN SYSTÈME DE POUVOIR, par François Leclerc

Billet invité.

Comment le Brésil va-t-il sortir de la crise sans fin dans laquelle son système politique est désormais ancré ? Bien qu’à son tour mis en accusation pour corruption par le procureur général, le président Michel Temer s’accroche au pouvoir en dépit d’une cote de popularité tombée à 7% au plus bas.

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LA MAUVAISE PART DE L'HÉRITAGE DE LULA, par François Leclerc

Billet invité.

Avec la destitution de Dilma Rousseff qui se rapproche, la corruption a de beaux jours devant elle. Les députés, et avec eux la classe politique dans son ensemble, viennent de dévier le coup qui les menaçait afin que tout reste comme avant, à quelques victimes expiatoires près.

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