Lehman Brothers, un anniversaire célébré pas rassuré

L’anniversaire de la faillite de Lehman Brothers et de ce qui s’en est suivi rempli les colonnes. Ce sont ceux qui étaient alors aux avant-postes qui sont le plus mis à contribution, ayant la parole libérée car n’étant plus impliqués au même niveau. Sur quoi mettent-ils le plus l’accent ? Rien n’est réglé dix ans après, en dépit des mesures de régulation financières. Confirmant une fois de plus que la mémoire est courte dans les milieux financiers au vu du conformisme qui règne chez leurs successeurs.

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La fois où le capitalisme s’est encore tiré d’affaire

Il y aura dix ans, le 15 septembre 2008, la banque d’affaires américaine Lehman Brothers faisait faillite. Commettant une magistrale erreur d’appréciation, les plus hauts responsables américains avaient décidé de laisser la banque faire naufrage, n’ayant pas mesuré la portée de leur décision. Peut-on rétroactivement leur reprocher, étant donné la confiance inébranlable qui régnait à propos de la solidité du système financier ? Ils n’ont certes rien vu venir, mais n’était-ce pas le lot commun ?

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Le partage, ce très vilain gros mot

L’énormité de la rémunération des grands patrons soulève chaque fois qu’elle est dévoilée un grand vent d’indignation. Est-ce vraiment la récompense de leur mérite ? Qui peut souscrire à cette fadaise ?

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L'actualité de la crise : PRISONNIERS DE LEUR CONDITION, par François Leclerc

Billet invité

Étrange ballet devenu routine : les ministres des finances européens vont à nouveau se réunir ce dimanche et demain lundi, afin de tenter de mettre en musique l’affichage de l’accord intervenu vendredi dernier entre Angela Merkel et Nicolas Sarkozy. Ils n’ont pas le plus beau rôle.

La consigne est claire : il faut trouver un système qui permette aux banques de rouler leur dette grecque, mais à la condition expresse qu’elles ne perdent strictement rien à l’affaire. Sinon, un défaut en résulterait qui enclencherait une catastrophe financière. En d’autres termes, elles doivent participer au fardeau mais celui-ci ne doit en rien peser sur elles !

La question est en réalité insoluble, sauf à solliciter le diable pour entrer dans les détails, car repousser une décote ne signifie pas qu’elle n’interviendra pas plus tard. Il faudrait, pour qu’elle soit pleinement résolue, que les Etats garantissent les banques contre tout défaut, ce qui reviendrait à faire supporter à ceux-ci l’intégralité du fardeau, en totale contradiction avec les intentions affichées…

Le risque zéro n’existe pas, nous serine-t-on dans d’autres contextes. Comment faire croire qu’il en est autrement dans celui-ci ?

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