La « japonisation » de l’Europe

Un spectre progresse en Europe, celui de la « japonisation » dont Mohamed El-Erian ne craint pas de faire ses choux gras. Le piège dans lequel le Japon est tombé depuis une décennie ne lui est pas réservé, avec sa combinaison de croissance faible, de taux d’intérêt bas et d’inflation inexistante, et le rôle très particulier joué par sa banque centrale, que toutefois il esquive.

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Trop facile de se faire du mal

Après avoir longtemps occupé le devant de la scène, la crise financière a fini par céder la place. Seuls les financiers et les sommités académiques spécialisés s’en préoccupent encore. L’une d’entre elles, Kenneth Rogoff, s’inquiète ainsi du déplacement du risque vers le système financier de l’ombre et le place dans le contexte d’un endettement mondial approchant les deux cent mille milliards de dollars.

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Les inégalités ont de beaux jours devant elles

On n’en parlait jamais, on ne parle plus que de cela ! Thomas Piketty a ouvert le ban avec son ouvrage best-seller, et depuis le sujet des inégalités a trouvé sa place dans les débats pour ne plus la quitter. À quoi doit-on attribuer cette soudaineté ? À la concomitance de la venue au pouvoir de Donald Trump, de la sortie du Royaume Uni de l’Union européenne et de la déstabilisation généralisée des partis de gouvernement européens ? Devenue globale après avoir atteint sa dimension politique, la crise ne se laisse toujours pas ignorer.

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UNE BRILLANTE CONTRIBUTION DE KENNETH ROGOFF, par François Leclerc

Billet invité.

Professeur à Harvard, Kenneth Rogoff n’est pas n’importe qui dans le monde sélect des économistes, même s’il est désormais poursuivi par sa fâcheuse tentative d’avoir tenté de justifier la politique d’austérité européenne en se basant sur des données qui se sont révélées erronées. Autre titre de gloire, il s’était précédemment fait connaître en publiant une lettre ouverte en réponse aux virulentes critiques du FMI par Joseph Stiglitz. Aujourd’hui, il se penche avec une même perspicacité sur un autre sujet de premier plan : la dette américaine.

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NOTRE TRÈS CHÈRE DETTE, par François Leclerc

Billet invité.

Poursuivant ses tentatives visant à renforcer la résistance des banques lors d’une nouvelle crise financière aiguë, le Comité de Bâle étudie de nouvelles mesures réglementaires dans la lignée des précédentes. Il serait question cette fois-ci, nous apprend le Wall Street Journal, de mettre fin à la pratique attribuant zéro risque aux titres de la dette souveraine dans les bilans bancaires, ce qui minore leurs besoins en fonds propres.

Pour mémoire, les banques de la zone euro détiennent 1.800 milliards d’euros de ces titres, soit environ 6% de la valeur de leurs actifs, les banques italiennes y contribuant pour plus de 400 milliards d’euros et les espagnoles pour près de 300 milliards, d’après la BCE. Et le monde bancaire est opposé à ce projet qui aurait pour conséquence d’augmenter les besoins en capital et de diminuer le rendement de ses établissements. Avec à la clé la menace de stopper les achats de dette publique, ce qui sonnerait la la fin de l’accalmie sur son marché.

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DEMANDE, RICHESSE, PARTAGE : LES MOTS-CLÉS DE LA DÉCENNIE, par François Leclerc

Billet invité, paru dans « La Tribune » du 26 avril au 2 mai.

Sale temps pour la « science économique » ! Sous le titre « L’Europe réagit », cinq partisans européens de la rigueur les plus en vue (*) avaient pris la plume pour défendre leur politique dans le « New York Times », mais le sort a voulu que la référence académique souvent utilisée pour la défendre soit mise en cause au même moment ! La démonstration de deux sommités de Harvard (**), selon laquelle la dette publique ne devait pas dépasser le fatidique seuil de 90 % du PIB sous peine de risquer d’entrer en récession, s’appuyait sur des biais et des calculs erronées ! Les ratios magiques font décidément défaut les uns après les autres, après la déconvenue rencontrée par le FMI dans le maniement du coefficient multiplicateur (qui lie l’évolution des dépenses publiques au taux de croissance de l’économie). Il ne reste plus pour suivre cette stratégie sur sa lancée qu’à en faire un acte de foi. Jens Weidmann, le président de la Bundesbank, a ainsi annoncé que « surmonter la crise et les effets de la crise restera un défi au cours de la décennie qui vient ». Dix ans de désendettement pour commencer, nous voilà prévenus !

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