Sauvetage en vue des investisseurs dans les obligations pourries

Que faut-il relever pour rendre compte de l’état du monde ? La pandémie qui échappe à tout contrôle, en Inde, au Brésil et aux États-Unis, et de son rebond presque partout ailleurs ? Le tournant que représente la nouvelle donne économique et financière fait de récession et de menace déflationniste avancée ? La maîtrise improbable des émissions des gaz à effet de serre alors que le temps est compté ? Il ne manque pas de sujets annonçant une prochaine catastrophe. Mais comment s’y résoudre ?

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Pas de quoi être surpris, aux États-Unis

Le pronostic est établi, la croissance et l’inflation vont être faibles, l’endettement très accru et la mondialisation devra être un peu remaniée. Il va falloir faire avec en s’y adaptant et vivre non seulement avec le virus mais également, pendant longtemps, avec le coût du combat mené contre lui. En attendant de mieux comprendre ce que cela présage, un coup d’œil aux États-Unis est instructif, Donald Trump et ses électeurs mis à part.

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L'actualité de la crise : VICISSITUDES DE LA FINANCE par François Leclerc

Billet invité.

La Fed devrait demain mercredi décider de nouveaux achats de titres de la dette américaine, afin de compenser l’arrêt de son opération Twist d’échange de titres à maturité courte contre d’autres à maturité longue. L’objectif est de consolider la dette de deux manières, en faisant baisser les taux longs et en accroissant sa maturité moyenne. Parallèlement, elle poursuit sa politique de prêt à taux proche de zéro, afin de contribuer à une relance de l’économie et une baisse du chômage, qui est aussi dans sa mission. Mais les résultats ne sont pas à la hauteur des espérances, posant la question : à quoi servent ses liquidités ? où vont-elles ?

Les investisseurs américains ne se précipitent pas sur le marché des actions, ou pour acheter de bons du trésor ou accéder aux fonds monétaires. Dans le premier cas c’est considéré trop risqué, dans les deux autres trop peu rentable. Reste un compartiment qui a de nouveau leurs faveurs : les junks bonds, que l’on préfère souvent dénommer High Yield (haut rendement), ce qui fait tout de même plus noble. Cela tombe bien, car l’offre obligataire des entreprises est copieuse, leur situation et l’usage de leurs fonds justifiant une notation allant de « BB » à « C » les classant dans cette catégorie d’actifs risqués. Selon la compagnie Dealogic, 293 milliards de dollars de junk bonds ont déjà été émis au 18 octobre de cette année contre 249 milliards l’année dernière entière.

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