VU PAR LE FMI, LE MONDE NE SE SENT PAS TRÈS BIEN, par François Leclerc

Billet invité.

En choisissant de publier des rapports réguliers sur la « stabilité financière dans le monde », le FMI souligne combien celle-ci fait question, ce dont le PDG de JP Morgan Chase a également fait part dans sa dernière lettre ouverte à ses actionnaires, mais dans le but de mettre en garde contre l’excès de réglementation des banques…

Ne mentionnant que de manière anodine « la valorisation de certains actifs » – l’inflation des actifs boursiers – en raison de son appui prononcé aux mesures d’assouplissement quantitatif des banques centrales qui en sont à l’origine, José Viñals, le directeur du département monétaire et des marchés de capitaux du FMI, rejoint la constatation de Jamie Dimon en observant que les marchés obligataires et des changes connaissent des phénomènes inédits et inquiétants de volatilité, qui pourraient se révéler très déstabilisateurs. Il est question d’une crise de liquidité, quand chacun se retire chez soi, avec pour conséquence de dangereusement gripper le système financier.

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L'actualité de demain : COMMENT VONT NOS PETITS MALADES, AUJOURD’HUI ? par François Leclerc

Billet invité.

Fleuron des mégabanques allemandes, la Deutsche Bank vient de passer de nouvelles provisions pour risque de 630 millions d’euros. Elle devrait par ailleurs s’engager dans une réduction qui pourrait être de 12% de la taille de son bilan, afin de le diminuer de 250 milliards d’euros (sur 2.012 milliards fin 2012) en taillant dans ses produits dérivés, marché sur lequel elle est l’un des grands intervenants mondiaux. Enfin, elle pourrait augmenter son capital de 6 milliards d’euros, mais attend de connaître quels instruments seront autorisés parmi les obligations convertibles, de la dette pouvant dans certaines conditions être transformée en capital. C’est un des grands enjeux des discussions qui se poursuivent, principale variable d’ajustement de la future réglementation bancaire avec l’évolution des normes comptables.

Autre exemple, afin de se rapprocher de l’objectif d’un effet de levier de 3% entre capitaux propres et actifs, la Barclays britannique va sans attendre procéder à une émission de nouvelles actions pour lever 5,8 milliards de livres, mais assorties d’une prudente décote de 40% par rapport au prix de marché afin de garantir sa souscription. Que ce soit la Barclays ou la Deutsche, les deux établissements ont dû faire face – ou se préparent à le faire – à de lourdes amendes pour des malversations diverses. Barclays, ainsi d’ailleurs que JP Morgan Chase aux États-Unis, a été accusée de manipulations des prix de l’électricité sur les marchés américains par la Commission fédérale de régulation de l’énergie (FERC) et a écopé d’une amende de 300 millions de livres. Celle que devrait payer JP Morgan Chase dans le cadre d’un accord amiable serait de 400 millions de dollars. Deutsche Bank et Barclays sont toutes deux impliquées dans la manipulation du Libor, la seconde déjà condamnée.

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L'actualité de la crise : APRÈS LES MOTS, LA FORMULE MAGIQUE…, par François Leclerc

Billet invité

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Quoi dire quand on est en complet désaccord ? Affirmer d’une seule voix la nécessité de l’union ! C’est à cette perspective que continue de travailler le quartet constitué de José Manuel Barroso, Mario Draghi, Jean-Claude Juncker et Herman Van Rompuy (par ordre alphabétique).

Un nouveau mot magique a été trouvé et va être décliné sous toutes ses variantes, afin de proposer la réalisation de quatre unions : bancaire, fiscale, économique et politique. L’union fiscale étant dans les tuyaux, la prochaine étape qu’il est urgent d’atteindre est l’union bancaire. Elle serait promise pour dans un an, selon un document qui a fuité, renouant avec les lancers de ballons d’essai dont une nouvelle saison commence.

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L'actualité de la crise : LES PLUMEAUX ET LE MARTEAU, par François Leclerc

Billet invité.

Au lieu de se faire toute petite, la finance spéculative fait à nouveau abondamment parler d’elle, rappelant les bonnes résolutions d’origine restées lettre morte.

En Espagne, l’opération vérité que tente le gouvernement pour faire le ménage dans les banques n’est pas crédible à force d’avoir trop tardé. Mais rester les bras croisés n’est plus possible. Elle rejaillit déjà sur le marché de la dette souveraine, car on ne voit pas comment l’Etat pourra éviter d’être mis à contribution, si le futur Mécanisme européen de stabilité ne les recapitalise pas directement. Sans même parler du financement ultérieur des bad banks dans lesquelles leurs actifs immobiliers toxiques devront être parqués (en dépit des réticences de Santander et de BBVA à y procéder, qui préféreraient continuer de dissimuler leurs faiblesses).

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L'actualité de la crise : TRANCHE DE MAUVAISE VIE, par François Leclerc

Billet invité.

La vie des banques est passionnante, la suivre ne l’est pas moins.

Aux Etats-Unis, on apprenait ainsi que deux cadres supérieurs de Goldman Sachs étaient en train de réunir des fonds afin de constituer un nouvel hedge fund, présenté comme indépendant de la banque et qui sera basé à Londres. Plus précisément, ce sont les responsables de Goldman Sachs Principal Strategy desk (GSPS), la plus lucrative des divisions internes, qui ont trouvé – pour commencer – 300 millions de dollars auprès d’un important hedge fund suédois, Brummers & Partners. Celui-ci va également prendre une participation dans la nouvelle structure, dont le nom n’a pas encore été rendu public.

Cette opération succède à d’autres de même nature, effectuées au fils des ans par d’autres cadres de GSPS, mettant cette fois-ci un point final à l’activité spéculative sur fonds propres de Goldman Sachs, désormais interdite par la loi Dodd-Frank. Sans que l’on puisse clairement établir de liens financiers entre ces hedge funds et l’ancien employeur de leurs managers, tout en enregistrant la confirmation que, comme annoncé, l’interdiction des activités sur fonds propres (proprietary trading) allait inévitablement renforcer ce qui est appelé aux Etats-Unis le shadow banking, la banque de l’ombre.

Morgan Stanley, pour ne pas être en reste, vient d’annoncer qu’elle a signé un accord avec les salariés de sa division en charge de la même activité, pour la leur vendre.

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