Qui vit par l’épée périra par l’épée

Afin de stabiliser le système financier, les banques centrales ont poussé au crime avec leurs injections massives de liquidités à taux proche de zéro. L’endettement a partout gonflé en conséquence et les pays les moins bien armés se retrouvent aujourd’hui pris au piège du remboursement. Comment assumer cet héritage qui mènera à un séisme financier si rien ne l’empêche ?

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Au jeu des bons et des méchants

Quel va-t-il ressortir de cette crise ? Elle remet beaucoup en cause, dans la vie de tous les jours aujourd’hui et sur le papier pour demain. Mais ce sont des vagues promesses que rien n’étaye dans la conduite actuelle des affaires !

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En Argentine, le FMI s’est magistralement pris les pieds dans le tapis

Que va-t-il cette fois-ci se passer ? L’Argentine a déjà fait défaut sur sa dette à huit reprises et se dirige vers un neuvième épisode. Un remboursement de 9 milliards de dollars a déjà été différé par deux fois, et les agences Fitch et Standard & Poor’s ont, pour commencer, dégradé la note du pays à « défaut restrictif » et « défaut sélectif ».

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Trump a tout faux, explique Stiglitz

Dans la compétition qui oppose les États-Unis et la Chine pour être la première des puissances économiques de la planète, la voie choisie par Donald Trump n’est certainement pas la meilleure. Joseph Stiglitz, qui ne manque pas une occasion de l’accabler, argumente à ce sujet.

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LES BANQUES CENTRALES FONT TOURNER LES TÊTES, par François Leclerc

Billet invité.

Au fil de ces dernières années, les banques centrales ont confirmé être l’indispensable clé de voute du système financier. Elles ont fait face avec efficacité à une crise aiguë de liquidité (au blocage du système), en agissant en tant que prêteur en dernier ressort à un niveau massif. Elles ont ainsi contribué à baisser le coût de la dette souveraine et permis aux institutions de se financer à coût quasiment nul, afin d’aider au retour des beaux jours.

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L’ÉCHEC DU MODÈLE ALLEMAND QUI SE PROFILE, par François Leclerc

Billet invité.

Sigmar Gabriel, le ministre allemand de l’économie, le confirme : la croissance de l’économie allemande continue de fléchir. Il l’attribue aux conséquences du conflit en Ukraine, après avoir incriminé l’hiver la fois d’avant. De son côté, Mario Draghi constate que « la reprise en zone euro perd de l’allure », comme si elle en avait. Les deux phénomènes ne seraient-ils pas étroitement liés par hasard ?

Aveuglement présenté comme l’exemple à suivre, le modèle de l’Allemagne s’effrite. Deux économistes allemands publient coup sur coup des ouvrages dont la traduction française de leurs titres dit tout : Olaf Gersemann, le chef du service économique de Die Welt, signe « La bulle Allemagne : le chant du cygne d’une grande nation économique » et Marcel Fratzscher en fait autant de « Allemagne, l’illusion : pourquoi nous surestimons notre économie et les besoins de l’Europe ».

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L'actualité de demain : CES MOTS QUI PEUVENT EN CACHER D'AUTRES, par François Leclerc

Billet invité.

L’Irlande prend la présidence tournante de l’Union européenne et les commentaires sur la réussite irlandaise ne vont pas manquer de fleurir. Elle repose, est-il expliqué, sur un redressement financier résultant d’un choc de compétitivité favorisant les exportations. Le modèle même qui est proposé à l’ensemble de l’Union européenne, cela tombe bien !

De quoi s’agit-il, en réalité ? Le gouvernement irlandais a cherché le salut en poursuivant sa stratégie de tête de pont vers la zone euro destinée aux entreprises transnationales. Ce sont ces dernières qui créent les flux financiers comptabilisés comme des exportations, et le choc de compétitivité provient de la baisse des salaires, de la chute des prix de l’immobilier de bureau, et surtout du maintien d’une fiscalité avantageuse. L’État ayant supporté les pertes colossales des banques, suite à l’explosion de la bulle immobilière irlandaise, a vu sa dette exploser et, dans le cadre d’un plan de sauvetage, la rembourse en appliquant des mesures d’austérité ayant plongé le pays dans la récession, généré un chômage de près de 15% et contribué à une nouvelle vague d’émigration.

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