Les banquiers centraux sont des magiciens

Un spectre hante les banquiers centraux qui n’en parlent jamais, celui de la « japonisation » qui pourrait les atteindre ; le risque de tomber à leur tour dans le « piège à liquidité », prédit par Keynes, d’où la Banque du Japon ne parvient toujours pas à sortir en dépit de ses tentatives sans fin et sans résultat de relance de l’inflation.

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En avant mais pas comme avant

Le Japon confirmerait-il la règle en y faisant exception ? Le moins que l’on puisse dire est que sa situation est singulière, à commencer par sa dette publique qui dépasse les 230% du PIB.

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Premières égratignures pour le dollar-roi

Certes encore faibles, les signaux de la crise monétaire à venir se perçoivent. Il faut la retenue et la poursuite d’une politique s’inscrivant dans le long terme des dirigeants chinois pour qu’elle ne s’accélère pas à la faveur de la guerre commerciale actuelle.

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LA BOÎTE À OUTILS DE PAUL JORION, par François Leclerc

jorion

Billet invité.

Si vous voulez faire une belle balade, n’hésitez pas à « penser tout haut l’économie avec Keynes » (*). Vous y croiserez au fil des pages des célébrités de la pensée économique : suivant les côtés de la route, Smith, Schumpeter, Walras ou Marx et Polanyi, et bien entendu John Maynard Keynes dont vous emprunterez les pas. Vous y rencontrerez décryptés « les mystères du taux d’intérêt », de l’énigmatique « préférence pour la liquidité » ou du « miracle de l’intérêt composé », sans oublier l’incontournable « euthanasie des rentiers » dont vous avez beaucoup entendu parler, sans toujours vous interroger à leur propos.

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SUSAN GEORGE ET PAUL JORION : QUE FAIRE ?

Ils ne s’étaient jamais rencontrés, c’est maintenant chose faite. Avant d’échanger leurs livres (1), se les dédicaçant réciproquement, ils ont parlé à bâtons rompus, à partir de l’actualité qui était ce jour-là le début du Forum de Davos, tentant ensuite de répondre aux questions : que faire, que proposer ? FL.

Susan George : Réglons leur sort à Davos et au G20 que personne n’a élu, ni l’un ni l’autre. Le G20 est né de la crise qui a fait trembler le monde. J’étais à Londres lors du premier, nous étions 35.000 à manifester ; la presse du lendemain, de même que Gordon Brown, s’empressaient de souligner leur accord avec nous. Tout a depuis bien changé. C’est très rapidement devenu un simple rituel où les points de vue sont trop divergents pour que des décisions soient prises. Quant à Davos, l’on y affirme que la crise est terminée. Le fondateur, Klaus Schwab, publie un texte dans Foreign Policy intitulé « Gérer le monde après la crise ». Pour qui se prend-il ? Davos n’a rien vu et ne verra rien venir, ceux qui s’y rendent ne vont y chercher, en plus des « deals », qu’une sorte de sagesse conventionnelle ; c’est un rituel aussi. Et d’après les nouvelles de ce matin, « Davos » pense que le risque, aujourd’hui, c’est de trop réguler les banques.

On subit le G20 comme on subit Davos, à cette différence près que c’est ce dernier qui imprime le plus sa marque car la finance gouverne. Que faire alors ? Je pense qu’il faut placer son espoir dans un travail hélas long et patient, comme nous le faisons l’un et l’autre, en construisant des alliances entre gens qui ont des idées et savent à peu près ce qu’il faut faire. Notamment, selon moi, une taxation sur les transactions financières qui permettrait de financer le tournant de civilisation nécessaire : conversion verte, réduction de la pauvreté dans le Sud, transfert de technologie hors OMC, etc. – autant de projets dont la finance pourrait être la vache à lait.

Paul Jorion : On exprime en effet dans certains milieux l’opinion que la crise est terminée, en particulier au G20 et à Davos. Comment peuvent-ils ignorer l’existence de différentes bombes à retardement dont, aux Etats-Unis, le déficit public faramineux, l’immobilier résidentiel qui connaîtra encore une aggravation cette année, l’immobilier commercial sans solution, ainsi que le marché obligataire des États et des autorités locales et, en Europe, les phases encore à venir de la crise de la zone euro. Or, les faits sont têtus, nous en sommes d’accord. Ce qui amène d’ailleurs à s’interroger sur l’influence réelle que ces instances ont sur les événements, dont elles semblent incapable de modifier le cours.

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L'actualité de la crise : les États-Unis montrent encore une fois le chemin, par François Leclerc

Billet invité

LES ÉTATS-UNIS MONTRENT ENCORE UNE FOIS LE CHEMIN

Branle-bas de combat, le comité de politique monétaire de la Fed se réunit aujourd’hui à Washington en conclave ! En avant-première, les commentaires vont bon train dans les médias afin de lever le voile sur la teneur des discussions que les gouverneurs vont avoir. Un consensus s’est fait : elles devraient déboucher, en guise de nouvelle décision… sur rien ou pas grand chose !

L’agence Reuters citait hier les « sceptiques », qui résumaient à leur façon la situation en expliquant que la Fed ne déciderait rien pour ne pas atteindre sa crédibilité ; de peur que ce qu’elle pourrait mettre en œuvre se révèle inefficace… On ne peut mieux transcrire l’impuissance de la banque centrale de la première puissance économique et financière mondiale.

Les sempiternelles interventions du quarteron de gouverneurs de la Fed annonçant depuis des mois le danger de l’inflation, et la nécessité de remonter en conséquence et sans tarder les taux directeurs de la Fed, sont passés au second plan devant des interrogations moins hors de propos et plus en phase avec la situation économique américaine, laquelle a fait l’objet d’une diminution de ses prévisions de croissance par l’OCDE. D’un taux de 3,2% pour 2010 et 2011, elles dégringolent à 1,5 et 2,3%. Il est toujours facile de prévoir une forte amélioration pour plus tard, quitte à revenir dessus ensuite…

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