Coup d’arrêt à Alger

Le chef d’état-major de l’armée a apporté une fin de non-recevoir à la concrétisation des mesures préalables formulées par le panel de discussion. C’est non sur toute la ligne et augure fort mal de la suite. Qu’en sera-t-il demain de la promesse qu’il travaille en toute indépendance et comment peut-il être espéré que le hirak (mouvement) se reconnaisse dans ses travaux et conclusions ?

Il faudrait pour cela que les mesures d’apaisement soutenues par Abdelkader Bensalah, qui était jusqu’au 9 juillet président par intérim, connaissent au moins un commencement d’exécution. Cela prend le chemin contraire et met en évidence des lignes de conduite différentes au sein du système. L’avantage est cependant à Gaïd Salah, le chef d’état-major, du fait de sa main mise sur la hiérarchie de l’armée.

Elle exprime par sa voie son incapacité à évoluer, figée dans la défense inconditionnelle de ses privilèges et de son pouvoir. Quel sens a dans ces conditions un dialogue sous sa haute surveillance ?

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La fragilité du dialogue engagé en Algérie

À quel jeu joue Abdelkader Bensalah, qui a perdu son mandat de président par intérim de l’Algérie le 9 juillet dernier ? Il est passé à l’acte après avoir lancé, juste avant cette échéance, l’idée d’un dialogue écartant les représentants de l’État et de l’armée. L’intention est de mettre au point dans ce cadre les modalités de la future élection présidentielle, cet objectif que les représentants du système cherchent à tout prix à concrétiser, sans y parvenir, afin de couper court à d’autres intentions comme la réunion d’une assemblée constituante.

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L’armée algérienne en question

L’issue « constitutionnelle » dont se réclamait l’armée depuis la crise ouverte par la candidature avortée d’Abdelaziz Bouteflika a encore perdu du peu de sa substance avec la fin du mandat de 90 jours de la présidence intérimaire. Depuis le 9 juillet, Abdelkader Bensalah est néanmoins resté en fonction en dépit du vide constitutionnel sur lequel il repose, comme si de rien n’était, montrant que cette voie n’est qu’un habillage.

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