La Fed pourrait se doter de nouveaux instruments monétaires

Les banques centrales n’ont pas l’intention de se laisser prendre par surprise et réfléchissent à la suite de leurs opérations. La Fed, qui est moins opaque que la BCE, pourrait adopter une politique de taux plus sophistiquée est-il envisagé en son sein.

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Le partage, ce très vilain gros mot

L’énormité de la rémunération des grands patrons soulève chaque fois qu’elle est dévoilée un grand vent d’indignation. Est-ce vraiment la récompense de leur mérite ? Qui peut souscrire à cette fadaise ?

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Le SPD donne de sérieux gages à Merkel

Pour ceux qui n’avaient pas compris et qui se berçaient de faux espoirs, est-ce maintenant plus clair ? « Un ministre des finances allemand est un Allemand ministre des finances a déclaré Olaf Scholz, le nouveau ministre des finances, l’affiliation à un parti ne joue là aucun rôle ».

Membre du SPD, il a nommé l’un des plus hauts dirigeants de la banque Goldman Sachs, le co-président du directoire de Goldman Sachs pour l’Allemagne et l’Autriche, Jörg Kukies, secrétaire d’État en charge de l’Europe et des marchés financiers.

Afin de ne pas risquer de céder à la tentation, de donner des gages et d’aider au sein de son parti Angela Merkel, il a également choisi de faire revenir dans son ministère le secrétaire d’État en charge du budget, Werner Gatzer, l’architecte du principe du « déficit zéro » de Wolfgang Schäuble.
Tenir un Congrès du SPD et organiser un referendum parmi ses membres était-il bien nécessaire ? Encore un clou planté dans le cercueil…

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LEVER DU JOUR DE LA DÉRÉGULATION, par François Leclerc

Billet invité.

Ambiance ! Dans un de ses tweets qui lui tiennent lieu de journal officiel, Donald Trump accuse Barack Obama de tenir « des propos incendiaires », en référence à la succession des initiatives de la dernière ligne droite de son mandat, dans le but de symboliser avec ostentation son opposition à la politique du président élu que ses édifiantes nominations confirment.

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NOUVEAUX EXPLOITS DES MÉGABANQUES, par François Leclerc

Billet invité.

Ayant privilégié le renforcement des fonds propres des banques sur le mode d’une digue allant contenir la prochaine tourmente, tout en laissant intacts les mécanismes spéculatifs qui auront suscité celle-ci, la régulation financière est en train de vivre ses derniers instants. Alors que des pans entiers de l’activité financière sont laissés dans l’ombre, et que les banques européennes freinent les dernières ardeurs des régulateurs, l’élection de Donald Trump annonce le début du détricotage des mesures de régulation, sans que l’on sache encore par quel bout il va commencer.

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RECTIFICATION DE FRONTIÈRES DANS LA BANQUE AMÉRICAINE, par François Leclerc

Billet invité.

Les frontières entre les métiers de la banque promises à de nombreuses rectifications, la banque d’affaire Goldman Sachs a décidé d’engager la première les hostilités et d’élargir sa clientèle. Et cela ne fait que commencer en ces temps de disruption dans la finance.

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L'actualité de demain : ILS SONT INCORRIGIBLES ! par François Leclerc

Billet invité

Familiers de la montée en puissance mondiale des BRICS, nous le sommes moins de celle des Next eleven ou N-11 (Les onze suivants). Et encore moins du Top 25 des 25 RGM (pour Rapid-Growth Markets, marchés à croissance rapide). Et pourtant, le club formé par le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud est devenu trop étroit pour rendre compte de l’émergence de nouvelles puissances économiques. L’Indonésie, la Turquie, le Mexique, le Nigeria ou la Corée du sud connaissent eux aussi une forte croissance économique et sont parmi les Next eleven. Et, dans la dernière liste des pays promis à un bel avenir, celle des 25 RGM, figurent le Chili, la Pologne, le Qatar, etc.

Les classements d’hier sont complètement dépassés : qui parle encore des pays sous-développés, plus noblement dénommés en voie de développement ? En leur sein, il a fallu distinguer les nouveaux pays industrialisés, devenus entre temps émergents, que l’on devrait désormais qualifier d’émergés. Quant aux pays développés ou industrialisés, ils sont parfois ironiquement traités d’immergeants

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L'actualité de la crise : DIEU VIENT DE RATER UNE MARCHE, par François Leclerc

Billet invité.

Une nouvelle et édifiante page de la finance est en train d’être écrite : celle de la fabuleuse aventure de Facebook. Non pas telle que racontée dans « The Social Network », le film a succès centré sur la vie de son créateur (et qui ne lui pardonne rien), mais comme elle est actuellement vécue sur le second marché des entreprises technologiques non cotées (private companies) et relatée par la presse financière. Car les success stories ne sont plus ce qu’elles étaient au pays du rêve américain déclinant, ni dans la vie, ni au cinéma.

Une juteuse opération financière était en effet en cours, sous l’égide de Goldman Sachs, mais elle vient de connaître un accident de parcours. La valeur de 2,1 milliards de dollars d’actions de Facebook allait être proposée hors marché à des clients privilégiés et fortunés de la mégabanque, qui allaient se ruer sur l’occasion, malgré une valorisation en très forte hausse et une commission bancaire élevée. Des cadres de Goldman Sachs avaient également la possibilité de profiter de ce cadeau d’entreprise.

Sur ce marché secondaire, les valorisations des sociétés – calculées en fonction de la valeur des transactions effectuées – atteignent pour certaines des sommes vite faramineuses, qui enflent en quelques mois. C’est le cas de Facebook, ou bien de Twitter, les deux nouvelles stars du marché. Celle de Facebook vient d’atteindre 50 milliards de dollars, multipliée par deux en l’espace de seulement 5 mois. Facebook ayant 600 millions d’utilisateurs, cela représente 83 dollars par utilisateur, pour un service gratuit qui peine à trouver son modèle économique, à qui un chiffre d’affaire de deux milliards de dollars annuel est accordé par les analystes. Mais qu’importe aux yeux des investisseurs, qui peuvent réaliser de gigantesques profits s’ils savent se retirer à temps, avant que l’affaire retombe comme un soufflé ou même que la bulle explose.

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L'actualité de la crise: L'HISTOIRE ÉDIFIANTE du New York Times, par François Leclerc

Billet invité.

« Tous les mois, le mercredi, neuf membres d’une société de l’élite de Wall Street se rencontrent dans Midtown Manhattan [le quartier des affaires de New York]. Ils partagent un même objectif : protéger les intérêts des grandes banques qui agissent sur le vaste marché des produits dérivés, l’un des plus profitables – et controversé – de la finance. Ils ont aussi en commun des secrets, le compte-rendu de leurs réunions de même que leurs identités, strictement confidentiels ».

C’est ainsi que Louise Story débute son article dans le New York Times, dont elle est une journaliste financière vedette. Au terme d’une enquête fouillée, elle met en évidence, détails et noms à l’appui, les mécanismes utilisés par les mégabanques qui dominent le marché des produits dérivés. Dans le but d’empêcher que de nouveaux entrants élargissent leur club très restreint et afin que continue à régner sur ce marché une totale opacité, garante de leurs immenses profits.

Les noms de ses membres sont ceux du gratin de la banque : Goldman Sachs, Morgan Stanley, JP Morgan Chase, UBS, Deutche Bank, Barclays, Crédit Suisse, Citigroup, Bank of America. Tous se retrouvent membres du comité du risque de ICE, une nouvelle chambre de compensation des produits dérivés qui a vocation à dominer ce marché, mais également au comité de nombreux autres, ainsi qu’à la direction de l’International Swaps and Derivatives Association (ISDA), le lobby international qui fait la pluie et le beau temps sur ce marché.

Ce n’est évidemment pas par hasard, car ces comités du risque des chambres de compensation qui ont poussé comme des champignons ont été investis par la loi Dodd-Frank de régulation financière de très importants pouvoirs. Notamment ceux de décider quels sont les produits dérivés qui n’ont pas à utiliser les services des chambres de compensation – et restent ainsi totalement négociés de gré à gré – au prétexte qu’ils ne sont pas standardisés et ne peuvent donc être compensés. Ainsi que de déterminer le coût du service, qui s’ajoute aux commissions des banques, et les montants financiers qui doivent être apportés en couverture. Les mégabanques sont donc totalement juges et parties.

Sur ce marché, les commissions bancaires ne sont pas connues, et il n’y a pas comme sur le marché boursier de cote officielle à la disposition des intervenants. Les banques achètent et vendent à des prix qu’elles seules connaissent, fixant ainsi leur marge selon leur bon vouloir.

« Pas un seul domaine financier n’est probablement aussi profitable aujourd’hui que les produits dérivés », explique Louise Story. « Plus que l’activité de prêt, celle des cartes de crédit, des fusions et acquisitions ou de la gestion de fortune. » poursuit-elle, pour conclure : « Le secret qui entoure le marché des produits dérivés est un facteur clé des importants profits réalisés par les banques ». Les moyens dont elles disposent et qu’elles mobilisent pour le protéger sont à l’avenant.

Ce qui n’est pas sans expliquer comment elles sont parvenues à faire barrage avec succès à des dispositions trop incisives du Congrès, et comment elles peuvent encore prétendre bloquer, fort de l’appui massif des républicains – mais de démocrates également – les nouvelles dispositions que cherche à prendre la Commodity Futures Trading Commission (CFTC), le régulateur compétent, afin de limiter le contrôle des chambres de compensation par les banques.

Le Département de la justice a pour sa part engagé une enquête afin de vérifier l’existence éventuelle de pratiques tombant sous le coup de la loi anti-trust, qui sont de notoriété publique à Wall Street, dont on attend avec intérêt les résultats.

Ironiquement, les positions prises par les mégabanques ont pour origine une demande de l’administration aux mégabanques. Devant la panique crée par la menace d’effondrement d’AIG, qui assurait avec des CDS de nombreuses grandes banques, celle-ci était autant que les régulateurs dépassée par les événements et ignorante du fonctionnement de ce marché sur lequel elle n’avait aucune prise. Au milieu de la tourmente, les régulateurs se tournèrent donc vers les banques pour leur demander de monter dans l’urgence une chambre de compensation, afin de réduire les risques et stabiliser le marché. InterContinentalExchange (ICE), qui compensait déjà les commodities et les futures, servit de base.

Au fil de son enquête, Louise Story raconte comment les mégabanques firent par la suite obstacle aux velléités d’autres intervenants d’entrer sur le marché des chambres de compensation, avec également comme souci d’empêcher l’avènement d’une quelconque cotation électronique des produits dérivés, qui apporterait de la transparence et risquait de court-cicuiter les banques. Citadel Group, un très important hedge fund qui chercha à s’y lancer en joint venture avec le Chicago Mercantile Exchange, dut finalement y renoncer au terme de batailles de coulisses homériques.

Elle narre également comment certaines banques, telle Bank of New York Mellon, essayèrent de rentrer dans le « club des négociants en dérivés », comme il est appelé à Wall Street, pour en être rejeté par le physionomiste.

Cette histoire appelle-t-elle d’autres commentaires  ?

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L'actualité de la crise: un pot à confiture ou beaucoup puisent, par François Leclerc

Billet invité.

UN POT A CONFITURE OU BEAUCOUP PUISENT

L’affaire du swap de devises monté par Goldman Sachs au profit de la Grèce, afin de répondre aux conditions du Traité de Maastricht, fait couler pas mal d’encre. Personne n’en sort blanchi ni grandi. Ni les Etats, ni les banques, ni les institutions communautaires, au premier rang desquelles la BCE.

Il ressort en effet, d’après l’éditorial du Financial Times – ainsi que d’autres commentaires des agences ou de la presse – qu’Eurostat aurait été parfaitement au courant du swap en question, qui n’aurait pas eu de caractère illégal à l’époque, mettant à profit une faille réglementaire depuis comblée. Que la dénonciation de ce scandale, par ailleurs, est venue fort à propos pour alimenter les pressions exercées sur le gouvernement grec et braquer l’opinion publique allemande pour qu’elle s’oppose à tout sauvetage financier (la fuite a bénéficié au Spiegel, reste à trouver son origine  !).

Les dessous de cet épisode, s’ils sont un jour connus, seront sans nul doute instructifs. Ils témoigneront de l’âpreté de la partie qui est actuellement engagée, qui est loin d’être finie. Spéculations contre l’euro d’un côté – partiellement calmées pour l’instant – rigidités politiques sans avenir de l’autre, au nom d’une orthodoxie financière qui ne pourra pas être tenue. Les contradictions d’intérêt s’exacerbent entre les intervenants, quelque soit leur nature, il va être difficile de longtemps les dissimuler.

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