Le climat, nouvelle mission des banques centrales

Dans la série qui s’étoffe de jour en jour « que peuvent encore les banques centrales ? », le FMI apporte sa contribution. On la doit à Kristalina Georgevia, sa nouvelle présidente, à l’occasion de la réunion annuelle du Fonds.

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Taux, dette et monnaie : UNE HISTOIRE DE DÉSAMOUR, par François Leclerc

Billet invité.

Mercredi dernier, la Fed n’a finalement pas engagé l’augmentation de son taux directeur. La pression se renforçait pour qu’elle donne au moins un signal en ce sens, la question du choix des critères guidant sa décision se posant. La faiblesse du taux d’emploi avait dernièrement pris le pas sur toute autre considération dans les déclarations de Janet Yellen, sa présidente, et l’on ne parlait plus de la lutte contre l’inflation, son autre mission, et pour cause : mondiale, la pression déflationniste s’exerce y compris aux États-Unis. Toutefois, un déclin du chômage est officiellement enregistré dans le cadre d’une croissance qui frémit, ouvrant la voie si ce critère restait décisif à l’augmentation du taux de la Fed afin d’enrayer la progression de la bulle financière et de sonner la fin de la longue période d’argent facile qui en est à l’origine.

Alors pourquoi ne pas l’avoir décidé ? La précédente tentative de la Fed s’était traduite par un retrait massif et brutal des capitaux partis chercher du rendement dans les pays émergents, les déstabilisant. Dans un contexte de plus grande fragilité de ceux-ci, il est certes dorénavant recommandé de s’efforcer d’amortir un nouveau choc en multipliant les précautions et les avertissements. Plus la masse des capitaux pouvant circuler augmente, plus leurs mouvements sont redoutables quand ils interviennent, ne facilitant pas la navigation des banques centrales.

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L'actualité de la crise : TOUT FOUT LE CAMP ! par François Leclerc

Billet invité

Comme l’a rappelé Paul Jorion en mentionnant ses articles de l’époque, l’affaire du Libor trainait depuis des années, mais l’abcès vient finalement de crever avec la mise en cause officielle de la banque Barclays. Dans son papier du Financial Times, Gillian Tett rappelle comment elle avait commencé il y a cinq ans à poser des questions à ce sujet et suscité alors les réactions furieuses de la British Bankers’ Association (BBA) et de… Barclays.

La question est désormais posée de savoir jusqu’où cette nouvelle affaire va aller, si l’on ne s’en tient pas aux déclarations outrées de circonstance qui rivalisent d’indignation, dans l’attente d’une audition parlementaire de Bob Diamond, le patron de Barclays. George Osborne, le chancelier de l’Échiquier (ministre des finances anglais) donne le ton en déclarant que « la cupidité a été élevée au dessus de toute autre considération » et Ed Miliband, le leader travailliste, que « lorsque les gens ordinaires ne respectent pas la loi, ils doivent faire face à des poursuites et encourent des peines ». Ken Clarke, le ministre de la justice, vient d’annoncer que « des investigations doivent bien sûr encore être menées, mais une fois que ces enquêtes seront terminées, si des délits ont été commis, leurs auteurs devront être traduits en justice ». Il a poursuivi en déclarant : « Nous ne traitons pas comme il le convient les délits financiers au plan judiciaire dans ce pays. Je pense qu’il est plus facile de s’en tirer quand on commet un délit financier que pratiquement n’importe quel autre délit ».

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