LA FLEXIBILITÉ TOUTE POLITIQUE DU PACTE DE STABILITÉ, par François Leclerc

Billet invité.

« Les règles du Pacte de stabilité ne doivent pas être remises en cause », s’est cru obligé de préciser le commissaire Pierre Moscovici ce matin, balayant ce qu’il a qualifié de « beaucoup d’exagérations et de spéculations ». Avec l’Espagne, l’Italie et la France dont les gouvernements font plus ou moins subrepticement le contraire, on a quelques difficultés à le croire !

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SOINS PALLIATIFS POUR UNE EUROPE EN FIN DE VIE, par François Leclerc

Billet invité.

La discipline fait la force des armées. C’est tout le sens des toutes nouvelles recommandations du Conseil des experts économiques allemands, qui bénéficient du statut de « sages », c’est-à-dire au-dessus de la mêlée. D’où l’importance de leur conclusion : un pays – « non coopératif en permanence » et incapable de faire face à ses dettes – doit quitter l’euro en dernier ressort. Nous n’en sommes plus à la suspension de quelques années proposée à la Grèce par Wolfgang Schäuble.

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TOUT LEUR RÉUSSIT, ENCORE UNE FOIS BRAVO ! par François Leclerc

Billet invité

« Retenez-moi, sinon je fais un malheur ! ». Tel est en substance le message que la nouvelle Commission européenne vient d’adresser faute d’inspiration aux mauvais élèves que sont l’Autriche, la Belgique, l’Espagne, la France, l’Italie, Malte et le Portugal. Quelques mois leur sont accordés, le temps de trouver une autre manière de gagner du temps. Des engagements ont été pris pour redresser la barre, mais ceux du gouvernement français restent confidentiels, comme s’ils n’étaient pas assumés ou non destinés à être plus tard vérifiés, sans doute les deux à la fois.

Pour saluer cette difficile et courageuse décision, le Commissaire Pierre Moscovici a su trouver les mots qu’il faut, qualifiant cette temporisation de « politiquement et économiquement justifiée » tout en faisant valoir que « la Commission est là pour faire appliquer les règles, avec flexibilité mais sans créativité excessive ». Pourquoi d’ailleurs se précipiter ? L’inflation est encore à 0,3 % en zone Euro, selon les derniers chiffres d’Eurostat, le rythme de sa décélération ne s’aggravant pas, peut-on faire remarquer aux Cassandre, celui de l’inflation sous-jacente étant stabilisée pour l’instant.

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COMPTE À REBOURS DU SOMMET DES 23 ET 24 OCTOBRE, par François Leclerc

Billet invité.

Jour après jour, les nouvelles tombent et vont dans le même sens :, celui de la détérioration de la situation en Europe. Selon l’Office fédéral de statistiques, la production industrielle allemande enregistre une chute de 5,7% en août, et il est difficile de la résumer au contrecoup de la forte progression de juillet dernier afin de ne pas y voir un signe de faiblesse n’ayant rien de conjoncturel. La croissance s’était déjà contractée en Allemagne au second trimestre, va-t-il en être de même au troisième, ce qui signifierait techniquement une récession ? La baisse enregistrée est principalement à attribuer aux exportations, en premier lieu en-dehors de la zone euro (là où sont placés tous les espoirs), mais le ralentissement des exportations est général, au sein de la zone comme vers les pays de l’Est européen et les pays émergents. Le modèle du salut par l’exportation n’en sort pas confirmé.

Pour la zone euro, les prévisions d’inflation à cinq ans continuent de diminuer, tandis que celles à deux ans le font encore plus fortement. Elles s’établissent à 1,094% aujourd’hui, pour un objectif d’inflation de la BCE « proche de 2% », rappelons-le. L’Istat, l’institut italien de statistiques, ne décèle aucune amélioration à ce sujet à l’horizon qui est le sien. Il prévoit par ailleurs une progression du PIB de la zone euro de 0,2% aussi bien au 3ème que 4ème trimestre, et de 0,3% au premier trimestre de l’année prochaine (et il s’agit de moyennes !). Cette très faible croissance profiterait avant tout de l’effet d’entrainement des nouvelles liquidités déversées par la BCE, selon l’institut. Continuer la lecture de COMPTE À REBOURS DU SOMMET DES 23 ET 24 OCTOBRE, par François Leclerc

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Europe : DEUX PÉTARDS DONT LES MÈCHES SONT ALLUMÉES POUR DE VRAI, par François Leclerc

Billet invité.

Nul besoin d’emphase pour prédire que la période à venir va être un peu mouvementée en Europe. Inutile également de fouiller en tous sens les grands dossiers qui restent désespérément ouverts et sans solution pour le montrer.

On en saura plus dès demain sur le programme d’achat d’Asset-backed securities (ABS) de la BCE, de plus en plus présenté comme sa dernière carte à jouer avant l’utilisation de l’arme atomique : un programme massif de création monétaire reposant sur l’achat de titres souverains. Il ne s’agit pas encore de cela, il s’en faut, mais cela coince déjà fortement entre la majorité des gouverneurs de la BCE d’un côté, et la Bundesbank dont le président est l’un d’entre eux ainsi que le gouvernement allemand de l’autre. Sans même éclairer tous les ténébreux recoins de cette tentative de l’avant-dernière chance, il est clair que les obstacles rencontrés par le président de la BCE sont nombreux et que ses chances de réussite ne le sont pas.

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ALLEMANDS, FRANÇAIS ET ITALIENS FILENT UN MAUVAIS COTON, par François Leclerc

Billet invité.

Exit la Grèce, le Portugal, l’Irlande et l’Espagne, abonnés de la rubrique des désastres et des plans de sauvetage improvisés et relégués en fond de scène, les grands de l’Europe préparent leur entrée sur le plateau et ce ne sera pas sous les acclamations !

L’Allemagne n’est plus le havre de prospérité qu’elle était, chargée d’entraîner derrière elle la zone euro, et pourrait connaître une contraction de son PIB, avant même que ne se fassent pleinement sentir les effets de la crise ukrainienne qui vont particulièrement la toucher. La production industrielle, dont les chiffres restent le premier indicateur de la santé du pays, a diminuée et n’a connu depuis qu’un faible rebond. Les exportations restent de loin le principal moteur de la croissance, exprimant la fragilité de son économie dans une zone euro connaissant une forte poussée déflationniste, en l’absence de relais dans les pays émergés.

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UN PLAN « PLEINEMENT CONFORME AVEC LES VALEURS DE LA GAUCHE », par François Leclerc

Billet invité.

Après avoir précipitamment abandonné leur projet de négociation du calendrier de réduction du déficit (non sans voir obtenu « un rythme un peu moins rapide » d’après Michel Sapin, comprenne qui pourra), les socialistes français cherchent à présenter sous le meilleur jour possible le plan d’économie de 50 milliards d’euros sur trois ans de Manuel Valls, le premier ministre français. Dénommé « pacte de responsabilité », celui-ci représente un important transfert des revenus des particuliers vers les entreprises, en application de leur « politique de l’offre ».

Le chef de file des députés socialistes, Bruno Le Roux, juge le plan gouvernemental « pleinement conforme aux valeurs de la gauche », tandis que Marisol Touraine, la ministre des affaires sociales, s’abritait derrière une formule : « des efforts oui, des sacrifices non ! ». Dès hier soir, Arnaud Montebourg réclamait des « contreparties » aux économies annoncées par Manuel Valls (dont les effets précis sur les finances des collectivités locales sont encore à venir) sous forme d’un changement de cap « tant sur la politique monétaire que sur le plan de relance par les investissements ». Il appelait en particulier la BCE à passer à l’acte afin de contrer l’appréciation de l’euro en lui donnant comme modèle la politique monétaire de la Fed. Toujours le fantasme de la planche à billet !

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LE PRINCE ET L'APPRENTI-SORCIER, par Zébu

Billet invité.

« Il ny a pour un prince de défense bonne, certaine, et durable, que celle qui dépend de lui-même et de sa propre valeur », ‘Le Prince’, Machiavel.

Lorsque le 7 novembre 2012 Christiane Taubira présente au Conseil des Ministres le projet de loi du ‘Mariage pour Tous’, la cote de confiance du Président de la République s’est déjà inversée et ce depuis septembre 2012.

 Le mariage pour tous aurait donc pu être un palliatif politique décidéà la va-vite pour faire face à la chute de popularité de l’exécutif. Pourtant, ce projet qui est une des 60 promesses de campagne présidentielle de François Hollande est préparé par le cabinet de la Ministre de la Justice dès l’été 2012 et l’annonce qu’il sera déposé au parlement pour être voté au premier semestre 2013 est réalisée dès début août. Avec seulement une semaine de retard par rapport à l’annonce du premier ministre Jean-Marc Ayrault pour sa présentation au Conseil des Ministres, ce projet bénéficie donc d’une attention toute particulière mais ne déroge cependant pas avec ce que le calendrier du candidat François Hollande avait annoncé dans son programme pour octobre 2012 et ce que le Président de la République décida ensuite d’appliquer.

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L'actualité de demain : LE CADRE SE RÉTRÉCIT, par François Leclerc

Billet invité.

Alors que le gouvernement français s’approche de son heure de vérité, l’Italie ne sort pas de la crise politique qui l’y précipite. Devant l’impossibilité pour Pier Luigi Bersani de trouver une majorité susceptible de voter la confiance à un gouvernement minoritaire, le président Giorgio Napolitano reprend l’initiative de manière inédite.

Il va nommer deux personnalités chargées non plus de former une alliance introuvable, mais de dégager un ensemble de mesures derrière lesquelles un rassemblement pourrait s’opérer. Dans l’espoir de repousser à plus tard une nouvelle convocation des électeurs, qui ne pourrait intervenir qu’en juin-juillet prochain, une fois passé le cap de l’élection d’un nouveau président de la République, processus pouvant lui-même traîner en longueur. Aujourd’hui, les sondages donneraient une majorité électorale à Silvio Berlusconi (après avoir enregistré une semaine auparavant une poussée du Mouvement 5 étoiles), ce qui précipiterait l’Italie dans l’inconnu. Il faut donc trouver les moyens de réformer la loi électorale, peut-être en constituant un nouveau gouvernement de « sages » et de techniciens dont ce serait – avec d’autres mesures laissées en suspens par Mario Monti – la principale mission.

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L'actualité de la crise : L'IMPROVISATION ÉRIGÉE EN RÈGLE, par François Leclerc

Billet invité

Angela Merkel l’avait annoncé : ce serait une erreur de s’attendre à ce que la crise soit réglée d’un coup de cuillère à pot ! Le discours ambiant consiste d’ailleurs à prédire une longue période d’austérité et de faible croissance, à laquelle il va falloir se résigner. Rien dans ce qui a été annoncé après sa rencontre avec Nicolas Sarkozy, en attendant la suite des événements de la semaine, ne permet de contredire cette perspective, elle est tout au contraire réaffirmée.

En conférence de presse, leurs deux allocutions ont d’abord valu pour ce qu’elles n’ont pas révélé. Une éventuelle intervention de la BCE sur la dette obligataire n’a pas été publiquement évoquée, au nom de la confortable jurisprudence de Strasbourg, qui veut désormais que les dirigeants politiques n’effleurent même plus la question. Si le refus des euro-obligations a été affirmé sans difficultés – elles n’auraient pas de sens, sauf si leur émission suivait une intervention de la BCE – le mystère reste donc entier à propos du rôle de la banque centrale.

Ce qui laisse à penser que le désaccord franco-allemand est également entier. Et que l’on se dirige vers la continuation de ce qui a été engagé, sous forme d’achats obligataires à la petite semaine pour éviter que le lait ne déborde, mais sans plus, au prétexte de ne pas inciter les gouvernements à relâcher leurs efforts afin de réduire leurs dettes. Angel Gurría, secrétaire général de l’OCDE, a cru pouvoir expliciter cette politique en considérant que la BCE pourrait augmenter ses interventions – sans en détailler la nature – « au fur et à mesure qu’il y a plus de discipline »…

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