Il va falloir faire encore un petit effort…

…si la BCE veut retomber sur ses pieds question inflation. Cela n’en prend pas le chemin à voir les données de septembre, qu’elles concernent l’inflation ou sa version sous-jacente, hors énergie et produits alimentaires en raison de leur volatilité. La nouvelle piste qui est proposée par Christine Lagarde, élever la cible de la banque centrale, tient de l’opération du Saint Esprit.

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Le décodage qui s’impose quand cela vasouille

L’intervention à la rencontre virtuelle des banques centrales de Jackson Hole de Jerome Powell, en charge de la Fed, a pour résultat de faire couler beaucoup plus d’encre que de contribuer à la relance. En tirant la leçon que la priorité de la Federal Reserve n’était plus l’inflation mais l’emploi, Jean-Marc Vittori croit pouvoir en tirer la conclusion dans Les Échos que l’on assiste à « une petite révolution ». On nage dans le malentendu, animé par l’idée soudée au corps que tout va nécessairement retomber sur ses pieds, tel un culbuto qui se redresse toujours.

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L’impossible statu quo

Les banques centrales offrent un curieux spectacle ces temps-ci, ne parvenant pas à enclencher la marche arrière pour revenir progressivement sur leurs mesures « accommodantes » exceptionnelles. Ni leurs taux directeurs proches de zéro, ni la taille démesurée de leurs bilans ne sont redevenus « normaux », c’est à dire comme avant. Et le flou le plus total règne pour la suite.

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À QUELS INDICES SE VOUER ? (SUITE), par François Leclerc

Billet invité.

La croissance du PIB de la zone euro a été selon Eutelsat de 0,3% au dernier trimestre 2013, déjouant les attentes des économistes qui prévoyaient 0,2% et provoquant des commentaires enjoués. À la recherche de clés rendant positivement compte du cours imprévisible des événements, les analystes et commentateurs sollicitent abusivement les indicateurs économiques et financiers. Au palmarès du moment figurent les variations du taux des titres souverains ou de la timide croissance du PIB, l’amélioration de la balance du commerce extérieur, ainsi que, pour les plus pointus, le remboursement des banques des crédits à trois ans de la BCE. Tout est en réalité à chaque fois affaire d’analyse. Car les taux obligataires restent malgré tout élevés, la croissance atone, l’amélioration de la balance du commerce extérieure résulte aussi d’une diminution des importations, et le toilettage des banques à plus à voir avec l’examen qui les attend qu’avec leur bonne santé retrouvée. À part cela, tout va mieux !

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