LE FIL ROUGE DE LA DETTE ARGENTINE, par François Leclerc

Billet invité.

En refusant de se saisir du dossier argentin au terme de son long parcours judiciaire, la Cour suprême des États-Unis a donné raison à deux fonds vautours qui réclamaient le remboursement au nominal d’obligations achetées à bas prix sur le marché secondaire, en dépit d’un accord de restructuration avec tous les autres créanciers leur garantissant le retour de 25% de leur mise. Une décision qui risque de rendre aléatoires de futures restructurations de dette en s’appuyant sur ce précédent, car pourquoi souscrire à un accord de restructuration si une décision de justice peut vous assurer ultérieurement un remboursement intégral ?

La Cour suprême a agi à contre-temps si l’on en croit le FMI qui s’est dit « inquiet de potentielles implications plus vastes pour l’ensemble du système ». Car d’autres restructurations de dette sont inévitables et le temps est venu de réfléchir à comment les mener, au lieu de contribuer à les rendre impraticables en ne laissant comme options que le tout ou rien. Allant à l’opposé, le FMI avance de son côté ses pions en proposant – pour commencer – un projet de mécanisme permettant d’échanger avec les créanciers d’un pays en difficulté l’allongement du calendrier de remboursement de sa dette contre son intervention.

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L'actualité de la crise : JEAN QUI RIT ET JEAN QUI PLEURE, par François Leclerc

Billet invité

Tous les paris ne sont pas gagnants et tous les hedge funds florissants. L’un d’entre eux, Third Point, vient toutefois de décrocher le gros lot en pariant sur la dette grecque, puis en participant à l’opération de rachat par l’État grec. L’opération lui a permis d’acheter pour 500 millions de dollars de titres au prix de 17 cents (soit 17 % de la valeur nominale) et les revendre à 34 cents, c’est à dire le double.

Mais cette success story pourrait ne pas s’arrêter là, si l’on en croit des sources familières avec le hedge fund rapportées par le Financial Times. Tous les titres n’auraient pas été vendus, dans l’attente d’une nouvelle opération plus profitable encore qui ne saurait être évitée (Third Point gère 10 milliards d’euros et a assuré cette année un retour de 20 % à ses investisseurs).

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