Analyste financier, de quoi se gratter la tête

Le dixième anniversaire de la crise n’a pas été ignoré dans la presse internationale, c’était un exercice imposé. Il a donné lieu à la publication d’un grand nombre de dossiers rarement encourageants. L’idée dominante a été de s’interroger sur le niveau des fonds propres auxquels les banques sont désormais soumises – est-il suffisant ? – mais la question du shadow banking toujours non régulé a rarement été soulevée.

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La fois où le capitalisme s’est encore tiré d’affaire

Il y aura dix ans, le 15 septembre 2008, la banque d’affaires américaine Lehman Brothers faisait faillite. Commettant une magistrale erreur d’appréciation, les plus hauts responsables américains avaient décidé de laisser la banque faire naufrage, n’ayant pas mesuré la portée de leur décision. Peut-on rétroactivement leur reprocher, étant donné la confiance inébranlable qui régnait à propos de la solidité du système financier ? Ils n’ont certes rien vu venir, mais n’était-ce pas le lot commun ?

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Le plus mauvais des calculs, celui du risque financier

L’énorme masse réglementaire de la régulation financière n’est pas gage de son efficacité. Celle-ci est toujours aussi douteuse pour une simple et unique raison : elle n’interdit pas la spéculation, et sa raison d’être se limite à amortir les chocs.

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La dérégulation financière nous arrive des États-Unis

(Article paru dans l’Humanité-Dimanche du 26 avril)

Une actualité surabondante aidant, la dérégulation financière est reléguée au second plan. Elle n’en a pas moins commencé aux États-Unis, tandis que les banques européennes attendent pour demander l’alignement des mesures réglementaires auxquelles elles sont soumises au nom de l’égalité de traitement et afin de ne pas fausser la concurrence.

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L'actualité de demain : LA GROSSE PILULE DU DÉSENDETTEMENT À AVALER, par François Leclerc

Billet invité.

La solvabilité des États développés ne souffre pas d’être discutée, leur signature ne doit pas être mise en défaut. Où faut-il chercher la raison de cet interdit, dans le puissant rôle de consolidation que la dette souveraine joue dans le système financier, ou parce que la solvabilité des banques est globalement en question et qu’il faut bien se raccrocher à quelque chose ? Une nouvelle analyse de Royal Bank of Scotland (RBS) confirme que, s’il n’en est pas fait des choux gras, la taille de la bulle de la dette privée dépasse de loin celle de la dette publique.

Que l’on en juge : les banques européennes devraient diminuer la taille de leurs bilans de 3.200 milliards d’euros d’ici 2018, afin de respecter la réglementation Bâle III, en particulier son ratio exprimant l’effet de levier. Le chiffre est faramineux mais l’objectif reste modeste, puisqu’il leur permettra, une fois réalisé, de supporter 3% de pertes sur la totalité de leurs actifs, pas davantage ! Selon la BCE, les banques auraient déjà réduit la taille de leurs bilans de 2.900 milliards d’euros depuis mai 2012, mais elles ne sont pas encore arrivées à mi-parcours de l’effort de désendettement qu’elles doivent accomplir, et la suite pourrait être plus difficile.

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L'actualite de la crise : DES TABOUS VACILLENT, par François Leclerc

Billet invité.

Dans un désordre qui traverse toute l’Europe et ne va pas s’améliorant, chaque jour amène son lot d’informations et de démentis. Hier, c’était à propos du fonds de stabilité européen et de l’augmentation de ses moyens, ou bien de son champ d’action, aujourd’hui c’est à propos de la Grèce, en attendant la suite.

En annonçant qu’un plan de restructuration de la dette grecque était étudié au sein des instances gouvernementales allemandes, Die Zeit et la Sueddeutsche Zeitung ont mis le feu aux poudres. Selon eux, ce plan prévoit que le gouvernement grec puisse acheter après rabais sa propre dette sur le marché secondaire, grâce à un financement du fonds de stabilité européen (EFSF). A un taux plus avantageux que celui de son emprunt de 110 milliards d’euros, dont il est reconnu qu’il ne pourra pas être remboursé dans les temps.

Les Allemands et la Commission ont catégoriquement démenti l’existence d’un tel projet – qualifié « d’absurde » – les Grecs en ont ensuite fait de même, en marchant sur les oeufs, tout en admettant mener des négociations afin de réduire le taux de leurs emprunts et en allonger la durée. De son côté, le FMI s’est déclaré d’accord avec le gouvernement grec, non sans faire preuve d’un certain jésuitisme.

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