La petite enjambée de Draghi

Ce n’est pas une surprise, Mario Draghi prépare le terrain pour l’arrivée de Christine Lagarde et va annoncer en septembre prochain un train de mesures. Les détails n’en sont donc pas connus, mais il est certain qu’elles vont marquer le mandat de celle-ci qui ne va avoir qu’à les avaliser. À ceux qui demandaient quelle politique la nouvelle présidente allait adopter, la réponse est apportée, c’est celle de son prédécesseur.

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La vacuité de la pensée économique comme il faut

Les enquêtes d’IHS Market auprès des directeurs d’achat – les PMI, pour The Purchasing Managers’ Index – font autorité chez les analystes financiers. Elles les autorisent aujourd’hui à prévoir une croissance de 0,2%, voire de 0,1%, au troisième trimestre dans la zone euro. En Allemagne, les résultats de l’enquête de l’Ifo qui vient d’être publiée pointent vers une légère contraction du produit intérieur brut au deuxième et au troisième trimestres, soit la définition d’une récession.

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Prochaine étape, la guerre des changes

Donald Trump alimente le feu de ses guerres commerciales dans la perspective d’une réélection avec l’objectif de la favoriser. La Chine représente le gros morceau, et l’Europe reste pour l’instant sous la menace d’une grande offensive encore au stade des préparatifs.

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Erreur de casting à la BCE

Christine Lagarde à la tête de la BCE, quel choix désastreux ! Là où il fallait un(e) connaisseur(sseuse) des arcanes du système financier faisant autorité, tant vis-à-vis des marchés que des dirigeants européens, ceux-ci ont choisi après quelques 50 heures de négociation une personnalité qui est loin de pouvoir percer le fonctionnement et encore moins les mystères de ce monde d’initiés.

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Une nouvelle équipe européenne dépourvue de mandat

Il n’est pas exagéré de décrire comme complètement chaotique le processus de désignation des responsables des « top jobs » européens auquel nous assistons. On s’attendait au pire et nous l’avons.

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Le pragmatisme des banquiers centraux

La BCE ne dévoile pas encore ses batteries depuis l’annonce par Mario Draghi, prochainement sur le départ, que les achats d’obligations pourraient reprendre si l’inflation ne repartait pas. Selon son économiste en chef Philip Lane, « ses dirigeants doivent aussi être ouverts à de nouvelles idées et de nouvelles méthodes » bien qu’ils disposent de marge de manœuvre pour engager un nouvel assouplissement monétaire afin d’accomplir son mandat.

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Il n’y a pas de quoi rêver

Comment ne pas en convenir, nous vivons une époque singulière ayant perdu beaucoup de nos repères ! Douze ans sont passés depuis le déclenchement de la crise, mais ses effets profonds se font toujours sentir, quand bien même elle ne tient plus le haut de l’affiche. De financière à l’origine, elle est devenue économique, sociale et politique. Elle a désormais acquis une dimension psychologique qui rejaillit sur les autres domaines.

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Sœur Anne, ne vois-tu rien venir

Le chamboulement de la géographie politique allemande est destiné à se poursuivre, dans le contexte de la poursuite de la dégradation de la situation économique. Mais que peut-on en attendre au niveau Européen ?

Les deux partis de la Grande Coalition, CDU-CSU et SPD, sont déjà inscrits comme les grands perdants. Celle-ci ne doit sa survie qu’aux risques provenant de la tenue d’une nouvelle élection, que leurs dirigeants ne veulent pas prendre. Ils s’accrochent à un pouvoir qu’ils vont néanmoins devoir tôt ou tard quitter dans sa forme actuelle, le SPD pour rentrer dans l’opposition, et la CDU-CSU pour former une coalition avec de nouveaux partenaires. Dans l’immédiat, cela n’a pas empêché les présidents des groupes parlementaires de la CDU, de la CSU et du SPD, de célébrer tous trois réunis leur « harmonie » et leur « succès », exprimant ainsi leur intention de retarder le plus possible l’échéance en forçant le trait.
 
Les Verts et l’AfD d’extrême-droite sont annoncés dans les sondages comme allant connaitre une forte progression lors des trois prochaines élections régionales de l’automne dans les territoires de l’ancienne Allemagne de l’Est. Dans la Saxe et le Brandebourg, où la Grande Coalition est au pouvoir, et dans la Thuringe, le seul État fédéré où Die Linke (la gauche) détient le poste de premier ministre à la tête d’une coalition avec le SPD et les Verts.

Partout, les coalitions en place pourraient ne pas survivre à un nouveau scrutin. Les cartes sont brouillées et, première illustration, l’AfD vient de manquer de peu de conquérir sa première mairie dans la Saxe. Parallèlement, la progression des Verts dans cet État où ils sont au coude à coude avec le SPD, laisse présager des difficultés lorsqu’il faudra reconduire la coalition, ce qui permet d’en prévoir d’analogues lors de la constitution d’une coalition nationale.

Aucun signal annonçant une évolution de la politique européenne allemande n’est jusqu’à maintenant enregistré. Ce n’est en tout cas pas la dernière réunion de l’Eurogroupe qui l’aura donné. Les statuts du Mécanisme européen de stabilité, le dispositif anti-crise, y ont été approuvés afin d’être présentés au prochain sommet des chefs d’État et de gouvernement du 21 juin. La formalisation de la procédure pour déficit excessif de l’Italie y a été repoussée et, en dépit des dimensions devenues symboliques du fonds d’investissement de la zone euro, il n’aura pas été possible de l’adopter en raison de dissensions. C’est dire le blocage qui sévit et le poids du FMI qui au contraire le soutient ! L’enterrement est de première classe, ne laissant plus aux dirigeants français qu’à y voir un démarrage !

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De quoi vont être faites les années à venir

Expression de la plus parfaite impuissance, l’essentiel des discussions du dernier G20 finances du 9 juin a porté sur la formulation du grand sujet d’inquiétude du moment, le danger que représente la poursuite de la guerre commerciale menée par Donald Trump. Une trentaine d’heures ont été nécessaires afin de la trouver et de préserver une unité de façade imposée par une convention bien établie. Censée témoigner de la force du G20, celle-ci exprime sa faiblesse.

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Un monde déboussolé

Les ambitions étaient très mesurées lors de la réunion de printemps du FMI à Washington de la semaine dernière, à la fin de laquelle les participants se sont donnés la tâche de « protéger » la faible croissance économique. Celle-ci se poursuit, « mais à un rythme plus lent que prévu en octobre. Elle devrait se raffermir en 2020, mais les risques restent orientés à la baisse », ont-ils prudemment constaté.

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