Les à-côtés du plan qui méritent d’être relevés

Le plan de relance et de résilience européen va faire des heureux dont on ne parle guère. Plus de 700 milliards d’euros vont être levés sur les marchés d’ici 2024, hissant la Commission au rang des grands emprunteurs, aux côtés notamment de la France et de l’Italie. Les investisseurs en mal de placements sûrs vont être gâtés.

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Le capitalisme assisté nouvelle formule

Il va falloir déchanter, alors qu’ils n’en seront ce vendredi qu’à l’acte I de leurs tractations. Ni ce sommet, ni probablement celui de juillet qui se tiendra sous la présidence allemande ne pourront conclure. Le plan de relance européen va être discuté sous toutes les coutures.

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Pour voir plus loin que le bout de leur nez

Les marchés sont-ils à ce point impénétrables ? Leurs mystères commencent à sérieusement s’éclaircir lorsque leurs principaux acteurs sont identifiés et leurs comportements dévoilés. Les marchés dont il est fait si grand cas sont des abstractions qui participent de la confusion, il en est ainsi d’une quantité d’expressions qui l’entretiennent sous l’apparence trompeuse du bon sens.

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Un train peut en cacher un autre (bis)

Les interrogations vont bon train depuis l’annonce par Ursula von der Leyen du plan de la Commission, dans l’attente des décisions des chefs d’État et de gouvernement. Quels montants seront finalement retenus pour le partage des subventions et des prêts, comment seront-ils répartis entre pays et selon quelles modalités et conditions seront-ils attribués ? Vaste programme de négociation auquel il manque un volet qui n’est pas moins essentiel au dispositif.

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Ils accumulent les fausses routes

À défaut de débloquer la situation inextricable créée par les juges de Karlsruhe, Angela Merkel s’est soudainement déclarée prête à vouloir « faire davantage en matière de politique économique, afin de faire progresser l’intégration [de la zone euro] » et « agir en responsabilité et de manière intelligente pour que l’euro puisse subsister ». « Nous allons à coup sûr nous pencher sur cette question en lien avec ce qu’on appelle le Fonds de relance », a-t-elle conclu, sans dévoiler ses batteries.

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Leur plus petit commun compromis

Sur quoi les dirigeants européens vont-ils parvenir à se mettre d’accord jeudi lors de leur sommet ? C’est bien parti pour qu’ils se limitent à énoncer les très grandes lignes d’un projet dont ils vont renvoyer la définition des modalités à la Commission ! L’accent sera mis sur la solidarité, mais le plan reposera de fait sur chaque État et non pas sur l’émission d’euro-obligations, qui va passer à la trappe. La proposition espagnole d’émission d’obligations perpétuelles également. Il faut garder raison !

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Décidément, ils ne nous étonneront jamais

Les dirigeants allemands ne veulent pas endosser le rôle du méchant, après l’avoir laissé à leurs partenaires hollandais lors du dernier Eurogroupe. Afin de ménager l’avenir et de protéger les intérêts du pays tels qu’ils les conçoivent, Angela Merkel ouvre le débat du sommet de jeudi avec un programme minimum dont elle va faire son optimum.

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Fuite en avant et mur de la dette

Devant l’ampleur de la récession et son cortège de conséquences – économiques, sociales et financières – le déconfinement doit être engagé dès que possible pour nos autorités. C’est le fruit de leur arbitrage en faveur d’une relance, plus ou moins modulée et risquée, sans trop savoir où il les mènera.

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Intenables ambiguïtés du compromis de l’Eurogroupe

Le moment des congratulations et des satisfecit passé, le compromis obtenu à l’arraché à l’Eurogroupe passe mal. En Italie, le ministre des Finances Roberto Gualtieri est durement mis en cause pour l’avoir entériné, le MES étant associé dans les esprits à ce que la Grèce a dû subir. À tel point que la question se pose de savoir si le gouvernement italien demandera à bénéficier de ses prêts.

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Pas de quoi se vanter

Ils se sont fait peur, ne pouvant assumer leurs divisions. Les trois piliers du plan qui étaient sur la table depuis le début de l’Eurogroupe ont finalement été adoptés à l’arraché, mais leur montant total de 540 milliards d’euros ne représente qu’à peine plus d’un tiers des 1.500 milliards d’euros des besoins de financement estimés par la BCE.

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