Italie, deuxième session

Giuseppe Conte et Giovanni Tria, le Premier ministre et le ministre de l’Économie, tentent d’éviter l’adoption finale de la procédure de déficit excessif, en contradiction avec la mise en œuvre des quatre mesures fiscales auxquelles la Ligue et le Mouvement des 5 étoiles sont profondément attachés.

Continuer la lecture de Italie, deuxième session

Partagez
Recommandez par mail Recommandez par mail

De la dette et de l’allocation du capital

Dans la série rien ne va plus comme avant, c’est au tour du marché obligataire européen d’apporter ses nouveautés déconcertantes et de démentir les prévisions.

Continuer la lecture de De la dette et de l’allocation du capital

Partagez
Recommandez par mail Recommandez par mail

LA FOIRE AUX IDÉES EUROPÉENNES, par François Leclerc

Billet invité.

Comment stopper le démantèlement de l’Europe sans modifier les traités dont le respect implique l’austérité budgétaire et sa faible croissance complémentaire ? Le gouvernement allemand ayant sur cette question obtenu complète satisfaction et bloqué toute évolution, dans quoi est-il encore possible de s’engager ?

Continuer la lecture de LA FOIRE AUX IDÉES EUROPÉENNES, par François Leclerc

Partagez
Recommandez par mail Recommandez par mail

À JOUER PETIT, ON NE GAGNE PAS GROS, par François Leclerc

Billet invité

Sans y faire la moindre référence, le programme de création monétaire de la BCE qui est dans les limbes équivaudra dans les faits au lancement d’euro-obligations. Mais chut ! il ne faut pas le clamer sur tous les toits ! C’est une des raisons pour lesquelles il continue de susciter de vives résistances, qui devront être vaincues d’ici la prochaine réunion du conseil des gouverneurs, le 22 janvier 2015. L’Eurosystème deviendra en effet détenteur d’une partie de la dette des pays et des entreprises européennes. L’autre raison du refus est qu’il représentera selon ses détracteurs une incitation à lever le pied des mesures de réformes structurelles, ainsi qu’on le constate déjà mais pour d’autres raisons.

Il est prévisible que la décision qui sera prise à cette occasion sera décevante pour les marchés financiers, faute qu’il en résulte un accroissement de 1.000 milliards d’euros de la taille du bilan de la banque centrale, comme cela a largement circulé. C’est à ce prix que la décision pourrait l’emporter face à une opposition qui n’a pas désarmé lors du dernier conseil, tout en étant minoritaire et s’effritant. Les effets qui peuvent être attendus de ce programme a minima seront en conséquence, et cela confirme que l’Europe est bien en train de s’installer pour une longue période dans une situation déflationniste et de faible croissance « à la japonaise ».

Continuer la lecture de À JOUER PETIT, ON NE GAGNE PAS GROS, par François Leclerc

Partagez
Recommandez par mail Recommandez par mail

Europe : LA BCE QUI GLISSE, QUI GLISSE… par François Leclerc

Billet invité.

Est-ce que Mario Draghi a reculé pour mieux attendre, et lancer plus tard un programme d’achat de titres souverains en grand, ou cherche-t-il au contraire à l’éviter avec ses achats de produits titrisés de dette des entreprises ? Sans réponse mais sans incidence immédiate, la question agite le Landernau, en particulier allemand, en raison de son caractère politiquement sensible.

Ce n’est pas le cas des modalités du nouveau programme de la BCE, dont des détails filtrent dans la presse allemande. Son énorme volume d’abord, qui serait de 800 milliards d’euros selon Der Spiegel, mais surtout le partage du risque sur lequel il reposerait. Il serait question que la BCE n’acquière que les tranches senior des titres, la Banque Européenne d’Investissement (BEI) et les fonds souverains nationaux (la banque publique KfW en Allemagne) en faisant autant des tranches junior. Cela reviendrait à faire supporter les risques à ces derniers et à préserver la BCE. Mais la KfW a déjà fait savoir qu’elle n’y était pas prête, au prétexte que cela s’apparenterait à une union fiscale, et qu’elle ne pourrait accepter que des titres émis nationalement.

Continuer la lecture de Europe : LA BCE QUI GLISSE, QUI GLISSE… par François Leclerc

Partagez
Recommandez par mail Recommandez par mail

L'actualité de la crise : LES ENCHÈRES SONT OUVERTES, par François Leclerc

Billet invité.

Après avoir raccroché leurs téléphones, les financiers du G7 se sont rappelés l’autre soir, a révélé à Reuters le ministre canadien… Qu’avaient-ils oublié de se dire ? L’hypothèse est qu’ils ont voulu mieux prendre la mesure des conséquences d’un défaut grec, ce qui montrerait – si cela est exact – avec quelle confiance en leur capacité de résoudre la crise ils abordent les jours et semaines qui viennent.

Un bras de fer se poursuit en vue d’obliger les parlementaires grecs à voter le nouveau plan de rigueur, afin qu’une tranche du prêt déjà décidé soit versée. Les banques, et d’une manière générale les créditeurs privés de la dette grecque sont mieux traités, puisqu’il n’est question que de leur participation volontaire pour la suite des opérations.

Pour marquer le coup, l’idée un instant évoquée de ne débloquer que partiellement la tranche n’a pas été adoptée, et tout a été renvoyé au 3 juillet prochain, à l’occasion d’une nouvelle réunion extraordinaire de l’Eurogroupe. Une nouvelle mission impromptue de la Troïka a été envoyée à Athènes, le jour même où le Parlement doit voter, afin de symboliser la vigilance européenne alors que des manifestations sont prévues devant le Parlement. Enfin, les plus fortes pressions sont exercées sur le président de Nouvelle Démocratie pour qu’il s’associe positivement au processus. La date du 3 juillet a été finement choisie afin de pouvoir dans les temps verser les fonds, afin d’éviter le défaut : selon une note des finances grecques, les besoins financiers seront couverts jusqu’au 18 juillet, cela laisse 15 jours pour l’ordonnancement du virement si les fonds sont disponibles  !

Continuer la lecture de L'actualité de la crise : LES ENCHÈRES SONT OUVERTES, par François Leclerc

Partagez
Recommandez par mail Recommandez par mail