LEVER DU JOUR DE LA DÉRÉGULATION, par François Leclerc

Billet invité.

Ambiance ! Dans un de ses tweets qui lui tiennent lieu de journal officiel, Donald Trump accuse Barack Obama de tenir « des propos incendiaires », en référence à la succession des initiatives de la dernière ligne droite de son mandat, dans le but de symboliser avec ostentation son opposition à la politique du président élu que ses édifiantes nominations confirment.

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DÉRÉGULATION FINANCIÈRE : ON ENTRE DANS LE VIF DU SUJET, par François Leclerc

Billet invité.

Entre le Brexit et l’élection de Donald Trump, il y a jamais eu autant d’inconnues réunies en même temps… et aussi peu de bonnes nouvelles à attendre.

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BERNIE FOR PRÉSIDENT ? par François Leclerc

Billet invité.

La Convention démocrate va se trouver devant un choix intéressant si l’on en croit un sondage de l’Institut de l’Université Quinnipiac, qui fait référence aux États-Unis, sondage portant non pas sur les primaires en cours mais sur la présidentielle elle-même. À six mois des élections de novembre prochain, Hillary Clinton et Donald Trump ne peuvent pas être départagés dans trois états clés de l’élection présidentielle en raison de leurs scores trop serrés.

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ILS SONT INDÉCROTTABLES ! par François Leclerc

Billet invité.

Dès son arrivée au pouvoir en 2010, David Cameron avait triplé les droits universitaires, qui sont alors passés de 3.000 à 9.000 livres. L’étape suivante, qu’il s’apprête à franchir, consistera à supprimer les bourses devenues selon lui trop onéreuses pour les remplacer par des prêts. Sur le modèle américain, les étudiants dont les parents ne peuvent payer leurs études seront conduits à s’endetter lourdement. Devant les manifestants qui réclamaient aujourd’hui la gratuité des études et l’annulation du projet de prêt étudiant dans les rues de Londres, John McDonnell du parti travailliste venu les soutenir a proclamé que « l’éducation est un don d’une génération à une autre, non pas une marchandise qu’on achète et qu’on vend ».

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LE FMI EST PENCHÉ SUR LA DETTE… ET NE S’EN RELÈVE PAS ! par François Leclerc

Billet invité.

L’endettement des 129 États notés par Standard & Poor’s progressera de 1,7% cette année et atteindra 44.300 milliards de dollars. Au fur et à mesure que la masse de la dette publique s’accroît et que la croissance économique s’installe dans ce qui est qualifié de stagnation séculaire – deux tendances fortes – le risque de défaut souverain augmente. Que faire ?

Celui-ci n’apparait plus à l’horizon de lointains pays émergents mais en Europe, même si le risque d’éclatement de la zone euro s’est éloigné depuis l’épisode de 2011. La stratégie de désendettement qui y est imposée alimente une crise sociale et politique qui autorise à douter de sa viabilité. L’énormité d’autres dettes dont la croissance est sans fin, comme celles du Japon et des États-Unis, est telle qu’il est feint de croire qu’elle pourront être éternellement financées, faute d’alternative. A la vue de ce spectacle, une constatation s’impose : la problématique du désendettement a de l’avenir.

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ON ENTRE DANS LE VIF DU CŒUR DU SUJET, par François Leclerc

Billet invité.

En prenant l’initiative à toute allure, l’équipe gouvernementale grecque est parvenue à susciter un rapport de force en sa faveur, mais elle n’est encore qu’au milieu du gué. Le plus dur reste à venir avec deux interlocuteurs de poids : Mario Draghi et Wolfgang Schäuble. Car François Hollande pourra aujourd’hui prononcer de bonnes paroles, comme Matteo Renzi hier, mais cela ne suffit pas. Il faudrait peser avec détermination pour profiter de l’occasion. Or, chacun doit faire ses petits calculs à défaut d’avoir de grandes visions : « que puis-je obtenir, et quelle est la meilleure attitude pour y parvenir ? ».

La BCE dispose du moyen de briser l’élan qui a été créé en refusant de déplafonner le montant des aides d’urgence aux banques, comme demandé par Yanis Varoufakis. De son côté, la Commission ne semble pas prête à devancer le démantèlement de la Troïka, avec laquelle un « accord technique » va être suggéré au ministre des finances grec, ne serait-ce que pour ne pas apparaître lui céder. Au terme du périple de la semaine, une réunion de l’Eurogroupe fera le point mercredi prochain.

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OÙ S’ARRÊTERA LE GÉNIE HUMAIN ? par François Leclerc

Billet invité.

Le démon étant toujours vivace, la menace de défaut s’est déplacée aux États-Unis : le crédit automobile et les prêts étudiants sont désormais suivis attentivement par les empêcheurs de tourner en rond. Il est estimé que plus de 20 % des prêts ayant permis d’acheter une voiture présenteraient un risque de défaut de payement, un pourcentage en hausse constante. Mais, en ces temps de Consumer Electronics Show à Las Vegas et de promesses miraculeuses des objets connectés, l’un d’entre eux retient l’attention, dont on a peu parlé.

Initialement destiné aux voitures de luxe à la demande des assurances, un dispositif électronique télécommandé a trouvé un second usage et un marché bien plus conséquent. Il permet en effet aux huissiers de couper le fonctionnement du moteur d’une voiture dont une traite est impayée, ainsi que de la localiser pour la récupérer. Il paraît qu’il est prévu pour n’être activé que lorsque le véhicule est à l’arrêt, moteur stoppé et après injonction de payer, rassurent les fabricants ! Plus de deux millions de véhicules en seraient déjà munis.

L’objectif est de faire passer le payement des traites devant les autres dépenses, ne pas disposer de voiture étant aux États-Unis souvent un véritable handicap dans la vie courante. L’arbitrage forcé pourra se faire au détriment des dépenses médicales par exemple. Mais pourquoi s’arrêter en si bon chemin ? Les valises des transporteurs de fonds sont munies d’un dispositif qui macule d’encre les billets de banque en cas d’agression, à quand le frigidaire qui en fera autant des aliments, ou le verrou de la porte d’entrée qui se bloquera une fois sorti, si le loyer n’est pas payé ?

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L'actualité de demain : DES CRISES POLITIQUES DE GRANDE PORTÉE MAIS SANS ISSUE, par François Leclerc

Billet invité.

Aux États-Unis, en Italie et au Portugal, trois crises politiques s’affichent simultanément, témoignant combien cet échelon de « crise » est atteint. Rien à voir entre elles, en raison de la diversité de leur contexte, si ce n’est leur intensité et, surtout, leur portée.

Les dirigeants politiques poursuivent leur course dans le vide, suspendus au sort de Silvio Berlusconi, alors que tous les signaux d’alarme ont été tirés à propos de la situation des banques du pays. Troisième puissance économique de la zone euro, l’Italie ne peut pas de ce point de vue être cataloguée parmi ces pays périphériques abandonnés à leur sort. Jean-Claude Junker, l’ancien président de l’Eurogroupe, résumait hier ce que la Grèce pouvait pour sa part attendre : « Dire aux Grecs que quoi qu’il advienne ils auront une aide, ce n’est pas un bon signal. Dire à nos compatriotes que quoi qu’il advienne les Grecs n’auront plus un sou, c’est contreproductif. Il faut savoir silence garder »…

Mais que dire aux Italiens dont les grandes entreprises sont vendues au rabais, leurs PME mendient le crédit et leurs banques et compagnies d’assurance regorgent de titres de la dette publique qui se dévalorise quand son taux augmente ? Les banques de la zone euro, au premier chef les françaises qui en étaient gorgées, se sont délestées de ces titres qui leur brûlaient les doigts, anticipant un dérapage et des pertes, faisant de l’Italie l’exemple à venir, mais qui se rapproche considérablement, d’une implosion, cette explosion vers l’intérieur. La BCE, qui a accepté en garantie les mêmes titres enregistrera les pertes qu’elle a jusqu’à maintenant su éviter avec les titres de la dette grecque. Si l’Italie devait à son tour tomber dans le trou, c’est toute l’Europe qui menacerait d’y tomber.

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L'actualité de demain : LE TRAVAIL DE SAPE SE POURSUIT… par François Leclerc

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On ne présente plus Elizabeth Warren, désormais sénatrice du Massachusetts, à ce titre plus que jamais bête noire de l’industrie financière américaine. Et il serait abusif de la cataloguer dans la fameuse cinquième colonne qui se découvre progressivement, dont il est rendu compte au fil de l’eau dans cette chronique, vu qu’elle n’a cessé pour ce qui la concerne d’agir à visage découvert.

Avec le sénateur républicain John McCain, Elizabeth Warren vient d’ailleurs de prendre une de ces initiatives que l’on appelle aux États-Unis bipartisane, afin de peser tout leur poids dans la situation politique de forte polarisation entre démocrates et républicains qui s’y poursuit. Entraînant tous deux dans leur sillage un groupe de sénateurs, ils veulent aller plus loin que la loi Dodd-Frank et viennent de proposer une nouvelle loi en référence au Glass-Steagall Act de 1933, tout en prenant en compte les nouveautés parmi les produits financiers. « Il est temps de restaurer notre confiance dans les institutions financières en reconstruisant la muraille qui a protégé notre économie pendant des décennies aux lendemains de la Grande dépression », a commenté Maria Cantwell, la sénatrice démocrate de l’État de Washington qui soutient le projet, d’après le Financial Times.

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L'actualité de demain : LA PANDÉMIE DE LA DETTE, par François Leclerc

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Tiendront, tiendront pas ? Une course de vitesse semble engagée entre Angela Merkel et les pays d’Europe du Sud. Comme s’il était attendu que soit dépassé le cap des élections allemandes, une fois encore et faute de mieux, pour que des remèdes soient apportés à la lente progression de leur maladie. Car les espoirs les plus insensés se résument à bien peu de choses dans le médiocre conformisme ambiant.

À son tour, la crise politique portugaise reflète l’échec de la politique poursuivie envers et contre tout ; elle annonce un second plan de sauvetage en guise de sortie du premier, en mai prochain. Le bon élève de la classe ne tient pas ses promesses, à moins que ce ne soit plutôt le maître ! Le Portugal suit l’exemple du cancre grec, à nouveau promis au défaut de paiement en août prochain, si une nouvelle tranche de l’aide financière européenne ne lui est pas accordée par une Troïka qui constate, une fois de plus, que son plan de route n’est pas respecté (notamment le programme de privatisations). Pour l’éviter dans l’immédiat, il ne va pas y avoir d’autres solution que d’en effectuer le paiement au compte-gouttes, en attendant l’inévitable : une nouvelle restructuration de dette qu’Angela Merkel refuse encore d’admettre, rejointe par Jörg Asmussen de la BCE (qui la détient !).

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