La passe frontale algérienne

Le général Ahmed Gaïd Salah a, s’il en était encore besoin, fait la démonstration de sa force en faisant traduire devant une juridiction militaire Saïd Bouteflika, le frère de l’ancien président, et les deux ex patrons des tout-puissants services de renseignement. Il s’est appuyé sur un article du Code de la justice militaire ainsi que sur le code pénal. Pour faire bonne mesure, Abdelhamid Melzi – l’ancien directeur général de la Résidence d’État du Club des pins et de Moretti depuis sa démission du mois dernier – a été présenté hier au parquet d’Alger après avoir été démis de fonctions qu’il assumait depuis une vingtaine d’années au profit de la nomenklatura algérienne.

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…et l’Italie non plus !

Selon des résultats encore partiels, le Mouvement des cinq étoiles recueillerait à lui seul plus de 31% des voix, la coalition formée par Forza Italia et la Ligue obtiendrait environ 37%, et le Parti démocrate (PD) 19%. Aucune solution gouvernementale ne sort de la consultation, et l’hypothèse de la tenue de nouvelles élections est déjà sur la table.

À la différence de l’Allemagne, qui a fait l’expérience d’une situation nouvelle lorsqu’elle a voulu renouer avec la formule éprouvée de la grande coalition, l’Italie ne sort pas de sa routine politique faite de combinaisons et d’instabilité avec les élections de ce week-end. Mais son savoir-faire ne la fait pas progresser.

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L'ALLEMAGNE VIRE À DROITE ! par François Leclerc

Billet invité.

La crise politique européenne n’épargne pas l’Allemagne. Le SPD est en échec avec 21% des voix et annonce qu’il retourne dans l’opposition, l’AfD d’extrême-droite pavoise avec 13%. Angela Merkel n’a comme seule issue de bâtir une coalition avec le FDP (10%) et les Verts, annonçant de longues tractations, car la participation de ces deux derniers qui s’opposent régulièrement est indispensable pour constituer une majorité gouvernementale au Bundestag. Si elles n’aboutissaient pas, de nouvelles élections devraient intervenir.

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S’IL NE S’AGISSAIT QUE DE LA GRÈCE… par François Leclerc

Billet invité.

Au Royaume-Uni, les sondages prédisent une forte percée du SNP, le parti nationaliste de gauche écossais, lors des élections législatives du 7 mai prochain. Elle se fera au détriment des travaillistes et rendra nécessaire un accord politique entre les deux partis qui ne se dessine pas pour le moment, si le leader du Labour Ed Miliband veut devenir premier ministre. L’éclipse présente du bipartisme au Royaume-Uni pourrait donc se renforcer encore.

Ce phénomène ne lui est pas propre et va également atteindre l’Espagne, mais ce ne seront pas les Catalans qui joueront les trouble-fêtes lors des prochaines législatives de décembre prochain au plus tard. Deux nouveaux venus, Podemos et Cuidadanos, sont appelés à considérablement renouveler les Cortes. Le dernier sondage donne 24% des votes au Partido Popular et 19% au PSOE, tandis que Podemos est crédité de 20% et Cuidadanos de 18%. Le jeu se joue désormais à quatre et les préférences des Espagnols iraient vers une coalition PSOE-Podemos, un attelage peu vraisemblable à la tête duquel Pablo Iglesias serait le premier ministre… Les nouveaux venus qui font feu de tout bois contre la corruption font à eux deux jeu quasi égal avec les partis de gouvernement. Parallèlement, la crise avec la Catalogne se poursuit, en dépit d’un projet de référendum sur l’indépendance avorté.

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UN PAS EN ARRIÈRE, DES PAS EN AVANT, par François Leclerc

Billet invité.

Le commissaire européen Jyrki Katainen a cru bon de préciser que la décision finale de la Commission relative aux budgets français et italien 2015 n’était pas prise, suite aux soupirs de soulagement qu’avaient laissé échapper ceux qui pensaient être tirés d’affaire. Des ajustements devront encore être négociés, mais il semble néanmoins que la décision politique d’absoudre les gouvernements français et italien a été prise par la Commission sortante, laissant à la suivante le soin d’en gérer les conséquences ! Clé de voute d’une stratégie qui ne peut être appliquée, le pacte fiscal en sort émoussé, premier encouragement à s’y opposer en attendant la suite.

Ce sont sans doute moins les capacités de persuasion des responsables de ces deux pays qui sont à l’origine de cette mansuétude, distillée par petites doses pour en atténuer la portée, que la dégradation de la situation européenne sur tous les terrains, économique, social et politique. Avec une mention particulière à la Grèce, l’Espagne et l’Italie. Un vent de révolte monte en effet dans ce dernier pays, que Matteo Renzi transpose en multipliant les incartades vis-à-vis de Bruxelles, et qui va se traduire par une grève générale. Comme en France, des protestations virent au drame en raison d’une violence policière qui n’est pas contenue, la dernière en date en face de l’ambassade d’Allemagne à Rome à la suite de licenciements dans une usine du groupe ThyssenKrupp.

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