Un livre décrit l’ancêtre de la NSA sous Vichy

Qu’est ce qui a pu pousser Antoine à plonger dans de si volumineuses archives pour n’en retenir qu’une petite sélection dans son livre « Conversations secrètes sous l’occupation » ? Antoine, c’est Antoine Lefébure qui a à son actif quelques belles aventures, dont la revue Interférences qui était en avance sur ton temps et Radio Verte qui a marqué le sien.

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NOS SOCIÉTÉS D’EMMURÉS, par François Leclerc

Billet invité.

Dans la foulée de la mondialisation, où prévaut la libre circulation de la monnaie et des marchandises, un nouvel épisode de la marche triomphale de nos sociétés vers toujours plus de progrès est en cours de concrétisation avec le développement de sociétés d’emmurés. Certains pour se protéger, d’autres pour y être enfermés.

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LA VIE PRIVÉE EN VOIE DE DISPARITION, par François Leclerc

Billet invité.

Edward Snowden va-t-il remporter une première victoire ? Ce sera le cas dimanche, si le Sénat ne vote pas in extremis la prolongation de la section 215 du Patriot Act. Celle-ci autorise la NSA a collecter et stocker les métadonnées des appels téléphoniques passés depuis les États-Unis, et il ne restera plus alors à l’agence de renseignement qu’à interrompre cette partie de son activité, qui est distincte de son principal outil d’espionnage légalisé, le programme mondial PRISM. Un moindre mal selon les experts, mais un acte symbolique fort.

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NSA, Snowden : QUAND LA CONNIVENCE L'EMPORTE, par François Leclerc

Billet invité

Décidé à marquer un grand coup, le Parquet fédéral allemand a décidé hier… l’ouverture d’une enquête à propos de l’écoute présumée du téléphone portable d’Angela Merkel, écartant purement et simplement celle de millions d’Allemands. Simultanément, la porte-parole adjointe du Département d’État américain, Marie Harf, suggérait d’utiliser les canaux diplomatiques, « le moyen le plus approprié » (et le plus discret) pour évoquer le sujet. Steffen Seibert, le porte-parole de la chancelière, a déclaré que le gouvernement n’avait « pas à agir » sur les décisions du Parquet fédéral. Questionné pour savoir s’il était envisagé d’entendre Edward Snowden dans le cadre de son enquête, le Procureur général a répondu : « nous n’en sommes pas encore là ! ».

Edward Snowden est à nouveau à la recherche d’un refuge en prévision de l’expiration en août prochain de son autorisation provisoire de séjour d’un an en Russie. Manuel Valls, le premier ministre français, n’est « pas favorable » à un accueil en France et Edward Snowden a fait part du bonheur qu’il aurait à vivre au Brésil, pays auquel il aurait selon lui adressé une demande d’asile restée sans réponse. Une pétition lancée par une cinquantaine de personnalités, dont Michel Rocard, Edgard Morin et Luc Ferry, demande au gouvernement français de lui accorder le statut de réfugié politique.

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Internet : UNE GOUVERNANCE DE PLUS QUI FAIT DÉFAUT, par François Leclerc

Billet invité.

L’avenir et la gouvernance d’Internet vont être à l’ordre du jour du NetMundial de São Paulo des 23 et 24 avril prochains. Si le sujet est à la mesure de l’importance du rôle international que joue désormais le réseau dans tous les domaines – culturel, social, et de plus en plus économique – il est cependant peu probable que la résolution finale aille au-delà de formulations très générales : les gouvernements et les différents acteurs d’Internet sont dans une phase d’observation destinée à durer faute de solution. En témoigne l’avant-projet de résolution finale de la Conférence, révélé par Wikileaks. La gouvernance d’Internet réclame des solutions qui restent à construire, mettant en évidence la nécessité d’une instance internationale susceptible d’en garantir l’intégrité, qui brille par son absence.

Deux dangers menacent Internet : sa balkanisation qui résulterait de la structuration de réseaux nationaux sous la coupe d’États les contrôlant, dont la Chine est l’exemple le plus abouti à ce jour, et l’instauration d’un réseau à deux vitesses sous l’impulsion des acteurs commerciaux d’Internet, auquel s’oppose son principe fondateur de neutralité. Dans les deux cas, les tentations sont grandes. Le premier ministre turc Tayyip Recep Erdogan l’a tout dernièrement montré en coupant l’accès à Twitter et YouTube, tandis que les pressions pour moduler les tarifs de la bande passante se font insistantes aux États-Unis, notamment des opérateurs de télécom. Pour des raisons opposées, face aux inquisitions de la NSA, le gouvernement allemand avait envisagé – et semble-t-il abandonné – la mise en service d’un Internet des 26 pays européens de l’accord de Schengen, reposant sur le même mode de ses frontières surveillées. Edward Snowden en a nié l’efficacité, conduisant les Brésiliens à abandonner un projet similaire.

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NSA : NOUVEAUX ÉCLAIRAGES ET TENTATIVE DE RIDEAU DE FUMÉE, par François Leclerc

Billet invité.

Les dernières révélations concernant la NSA apportent un nouvel éclairage sur ses activités et ses méthodes. Afin de mieux s’immiscer dans les réseaux de télécommunication de toute nature, l’agence pirate les ordinateurs de leurs administrateurs, comme le démontre un document interne intitulé « I hunt sys admins » (je chasse les administrateurs système) analysé par The Intercept. « Qu’y a-t-il de mieux que d’utiliser les clés du royaume de ceux qui les possèdent » s’interroge non sans raison son auteur ? La NSA aurait ainsi à sa disposition une base de données d’administrateurs système, créant autant de portes qu’elle peut ouvrir à sa discrétion. Celle-ci est probablement étendue à des administrateurs de réseaux d’entreprise et d’administrations.

Le géant des télécommunications chinois Huawai aurait été pendant des années une cible privilégiée de la NSA, comme l’a révélé le New York Times et Der Spiegel, afin d’avoir accès aux mails et documents internes de ses dirigeants. Poursuivant également comme objectif de disposer des codes secrets des produits et équipements de l’entreprise, qui permettent d’avoir accès à des « back doors » (portes dérobées) de ceux-ci. En assurant hier à son homologue Xi Jinping que « les États-Unis n’espionnent pas pour s’assurer un avantage économique », Barack Obama a nié l’évidence, après que cela a été déjà démontré au Brésil, avec notamment la surveillance de Petrobras, le géant pétrolier du pays.

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La société de surveillance : ON NE POURRA PLUS DIRE QUE L’ON NE SAVAIT PAS ! par François Leclerc

Billet invité.

Les commentaires que Mark Zuckerberg, le PDG de Facebook, a placés sur sa page personnelle ne sont pas passés inaperçus, et telle était bien son intention : « quand nos ingénieurs travaillent sans relâche pour améliorer la sécurité, nous pensons protéger contre des criminels, pas contre notre propre gouvernement… ». En prenant ses distances avec ce dernier, il a en tout cas exprimé la nécessité de protéger commercialement son entreprise, ayant pris la mesure de l’ampleur des réactions aux révélations résultant de la publication des documents communiqués par Edward Snowden aux journalistes Glenn Greenwald et Laura Poitras.

Symbolisant ainsi au mieux la surveillance qu’ils dénoncent, trois intervenants salués par une ovation des participants au South by Southwest Interactive Festival d’Austin (Texas) ont été dans l’obligation d’utiliser la vidéoconférence pour s’exprimer depuis Moscou, Londres et Rio, ne pouvant quitter leurs refuges ou s’y rendre pour des raisons connues. Il s’agit bien entendu d’Edward Snowden, de Julian Assange et de Glenn Greenwald. Alors que le nouveau chef de la NSA, le vice-amiral Michael Rogers, jugeait « vital » la poursuite de la collecte des données, concédant seulement que « nous devons faire en sorte que les procédures soient scrupuleusement respectées » (à condition de ne pas les changer), et que John Brennan, le patron de la CIA, expliquait que « dans la communauté du renseignement, nous essayons de faire les choses correctement », ce qui peut difficilement être considéré comme encourageant étant donné le double sens du propos.

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Guerre numérique : LES FRAPPES AVEUGLES DES DRONES, par François Leclerc

Billet invité.

De nouvelles révélations confirment l’utilisation de la géolocalisation par la NSA des cartes SIM des téléphones mobiles pour guider les drones destinés à tuer leur propriétaire présumé, notamment au Pakistan, en Afghanistan et au Yémen.

A l’origine de celles-ci, un ancien opérateur de drones a – sous couvert d’anonymat – confirmé à Glenn Greenwald et Jeremy Scahill, qui cosignent à cette occasion un article, que les frappes sont décidées sans que des vérifications soient effectuées sur leur détenteur effectif, avec pour conséquence que d’autres personnes que celles qui sont visées peuvent être tuées lorsque par exemple les téléphones ont été prêtés, ou bien que les cartes SIM ont été volontairement échangées pour brouiller les pistes. Son témoignage renforce les informations fournies par Edward Snowden et les révélations d’un autre opérateur de drones qui fait désormais ouvertement campagne contre cette utilisation.

Les deux journalistes ont à cette occasion lancé le premier d’une série de magazines numériques, baptisé The Intercept, dans le cadre du projet de site d’information FirstLook financé par Pierre Omidyar.

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Edward Snowden : ILS NE SONT PAS AU BOUT DE LEUR PEINE, par François Leclerc

Billet invité.

Auditionné mardi par la commission judiciaire de la Chambre des représentants, James Cole, le ministre adjoint de la justice, aurait aimé être ailleurs. Il a du reconnaître que « oui, probablement » les numéros de téléphone des bureaux de la Chambre avaient été soumis à une collecte des données de la NSA. L’audition est devenue plus scabreuse lorsque les conversations téléphoniques entre Angela Merkel et Barack Obama ont été évoquées : « le Président avait-il été écouté ? » a été la question. James Cole a refusé de répondre mais a promis de le faire ultérieurement…

Les choses n’en sont pas restées là : le président de la commission a prévenu que le stockage des données collectées par la NSA à des entreprises privées » (comme tiers de confiance) proposé par Barack Obama « pourrait soulever davantage d’inquiétudes sur la protection de la vie privée qu’il n’en résoudrait ». Un représentant auteur de la loi antiterroriste votée après les attentats du 11 septembre a annoncé que la section 215 de celle-ci, sur laquelle s’appuie la NSA pour justifier ses collectes de renseignements, ne trouverait pas de majorité pour la renouveler lors de son expiration en juin prochain si elle n’est pas modifiée.

En Allemagne, les enquêteurs de la chaîne NDR ont pu établir que la NSA avait espionné à partir de 2002 et le temps de son deuxième mandat Gerhard Schröder, le prédécesseur social-démocrate d’Angela Merkel. Derrière le même code « 388 » de la NSA se dissimule le nom du chancelier en titre. Pour mémoire, Barack Obama a tenté de désamorcer le tollé créé par la révélation de la surveillance téléphonique d’Angela Merkel, en annonçant qu’elle avait cessé et que, lui président, cela ne recommencerait pas…

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Edward Snowden : UNE OPÉRATION DE COMMUNICATION PAS CONVAINCANTE, par François Leclerc

Billet invité

La NSA a requis auprès de Google des informations sur 12 à 13.000 comptes lors du second semestre 2012, et sur 9.000 à 10.000 comptes le premier de 2013. Facebook a de son côté déclaré avoir reçu des demandes pendant les mêmes périodes sur 4.000 à 6.000, puis 5.000 à 6.000 comptes. Microsoft et Yahoo! auraient selon leurs dires reçu le premier semestre 2013 respectivement 15.000 à 16.000 demandes et 30.000 à 31.000. Un mandat du tribunal secret (United States Foreign Intelligence Surveillance Court – FISC) aurait accompagné toutes les requêtes.

Circulant depuis l’été 2013, ces chiffres ne sont pas des révélations. La différence est qu’ils sont rendus publics selon un tir groupé avec l’autorisation du ministère de la Justice, dans le cadre d’un accord passé entre le gouvernement américain et ces différentes entreprises. Il leur a été permis de divulguer sans autres détails ces informations, en contrepartie de quoi ils ont retiré leur plainte déposée devant le même tribunal.

Les opérateurs de services sur Internet avaient besoin d’apparaître comme prenant leurs distances avec la NSA. Celle-ci a de son côté besoin d’allumer des contre-feux pour préserver l’essentiel, comme les projets de l’administration Obama le lui garantissent a priori. Oserait-on observer qu’un tel nombre de requêtes, cela fait beaucoup de terroristes présumés, même s’ils disposent de comptes sur plusieurs services…

Qui donc cette opération de communication va-t-elle convaincre du bien-fondé et de l’innocuité de la surveillance généralisée de la NSA ?

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